TENSION ARTÉRIELLE
Les glandes surrénales font notre tension. Leur fonctionnement excessif produit l’hypertension; leur fonctionnement insuffisant, l’hypotension.
Dans un cas de virilisme, transformation morphologique des caractères féminins en masculins, par suite de tumeur de la surrénale, j’ai vu la tension artérielle maxima s’élever jusqu’à 30 centilnètres de mercure. Inversement, dans la maladie (TAddison, dans laquelle la tuberculose ronge les surrénales, dans la scarlatine, dans la diphtérie, etc..., la tension maxima descend, descend, ce qui peut devenir menaçant. Heureusement que l’emploi de l’adrénaline ou de la surrénale peut sauver le sujet.
Chez les femmes à l’automne de la vie, la tension a souvent une tendance à s’élever, soit d’une façon permanente, soit d’une façon passagère, et contribue à la production de bouffées de chaleur, de vertiges, etc... Les effets favorables du traitement ovarien sont fréquemment manifestes dans les cas de ce genre.
Pour ce qui est de I’artério-sclérose, il s’a^t d’une maladie générale qui porte sur les petits vaisseaux du cœur, des reins, du cerveau. L’hypertension n’en est qu’un symptôme, qui est fréquemment lié à l’altération des reins, comme le démontre l’excès d’urée dans le sang. Toutefois, si l’on examine la inorphologie des artério-scléreux, on constate qu’il s’agit en général de sujets avec surfonction de la surrénale, de l’hypophyse, de l’appareil génital. As ont un thorax et un abdomen volumineux, de petits
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membres, sont pourvus d’un fort api)étit, facilement obèses et diabétiques. Es présentent une surcharge de diolestérine dans le sang, qui, de complicité avec les sels calcaires, imprègne les éléments conjonctifs des vaisseaux, éléments qui se substituent progressivement aux fibres musculaires.
Lorsque les dépôts de cholestérine se produisent sur les vaisseaux de gros calibre, le^, sujets sont des athéromateux. L’athérome, habituel dans la vieillesse, est hâté par des infections, telles que l’avarie et le paludisme; par des intoxications, par le plomb, par exemple; par l’excès de nourriture ou par des poisons formés dans l’organisme et dont les endocrines sont en partie responsables. Josué avait provoqué l’athérome chez des lapins, en leur injectant dans les veines de l’adrénaline. Athéromateux et artério-scléreux sont voués, de par leur tempérament, à Vapoplexie, qu’on retardera par les régimes, l’hggiène, la cure de désintoxication (purgation et jeûne), les cures thermales, le traitement thyroïdien et, d’une façon générale, l’opothérapie.
On utilise parfois, pour combattre l’hypertension surrénalienne, des applications de rayons X sur la glande surrénale. Là encore on essaie le nouveau remède tiré du pancréas.
Veines. — Les veines comportent, dans leur structure, le tissu musculaire, qui donne aux vaisseaux leur tonus, c’est-à-dire un certain état nécessaire de contraction, sur lequel agissent les endocrines.
Les varices représentent la dilatation permanente des veines. Lorsqu’elles portent sur les veines de la région anale (veines hémorroïdaires), les varices portent le nom d’hémorroïdes. EUes se produisent parfois au niveau de l’œsophage, et dans la région testiculaire sont dénommées varicocèle.
L’inflammation des veines entraîne la phlébite. Lorsqu’il s’agit de l’inflammation des veines variqueuses, on est en face de périphlébite. Il n’est pas rare de voir coexister les varices, les hémorroïdes, les périphlébites, chez des sujets en état d’instabUité thyroïdienne. Dans certains cas heureux, que j’ai
signalés, j’ai obtenu des résultats dans les varices douloureuses, les hémorroïdes, les périphlébites, par le traitement thyroïdien. ^
Les varices, fréquentes ckez les femmes, apparaissent au cours de la transformation de l’enfant en jeune fiUe; on les voit aussi se développer souvent chez les gestântes et elles s’accentuent parfois à la ménopause. On les observe chez des sujets ayant la morphologie de l’instabilité thyroïdienne. C’est assez dire l’influence des endocrines sur les variqueux, qui manifestent d’ailleurs des troubles de tout leur appareil musculaire et élastique.
Les vaisseaux de plus petit calibre ont été comparés à des cheveux, d’où leur nom de « capillaires », les uns sanguins, les autres lymphatiques. Ils sont à la fois sous la dépendance du système nerveux, par l’intermédiaire des nerfs vaso-moteurs, branches terminales du sympathique au niveau des vaisseaux, et sous la dépendance des glandes incrétoires, comme le montrent les rapports des troubles vaso-moteurs et vaso-sécrétoires avec l’urticaire, les œdèmes, la maladie de Raynaud. Toutes les glandes participent à ces troubles, dont nous avons envisagé les effets sur la main.
A l’appareil circulatoire se rattache le sang, qui dans son développement, sa richesse globides rouges, en globules blancs, en plaquettes de Hayem, se trouve en rapport avec les Mandes plus spécialement préposées aux fonctions hématiques (rate, moelle, foie) mais aussi avec les glandes telles que la thyroïde, l’hypophyse, la surrénale, Vovaire, les glandes sexuelles.
Dans les divers états anormaux: anémie, chlorose, hémorragies, en dehors des médications classiques par le fer, Varsenic, la transfusion, on utilisera la rcde, la moelle des os, le foie, auxquels seront adjointes les glandes, dont les troubles sont révélés par l’examen. Je rappelle l’emploi, dans les formes graves d’anémie, de la méthode de Whipple:
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TTT . — Appareil respiratoire
L’appareil respiratoire ne peut échapper à l’influence endocrine, mais par réciprocité, les endocrines sont soumises à l’influence respiratoire, d’où la nécessité d’appliquer aux endocriniens une hygiène respiratoire et les faire profiter de tous les moyens qui portent à leur maximum les actes de la respiration.
Lorsque le nez est obstrué, qu’il existe de l’insuffisance nasale, que des végétations adénoïdes entravent la respiration, dans la glossoptose de Pierre Robin, l’ensemble des glandes est mal oxygéné. Il se produit une insuffisance pluriglandulaire, nuisant au développement, et au métabolisme des graisses.
Les tfoubles des voies aériennes, qui sont parfois sous la dépendance des glandes incrétoires, par échange de mauvais procédés, détruisent à leur tour l’équilibre fonctionnel des endocrines.
Le poumon lui-même, lorsqu’il est perturbé dans son fonctionnement, exerce sur l’ensemble de l’organisme, par l’intermédiaire des glandes à sécrétion interne, des effets fâcheux.
Par co *, au cours des états endocriniens, on note des troubles congestifs, des épaississements de la muqueuse nasale avec tendance aux rhumes, à l’enrouement, aux éternuements, à l’oppression.
L’ozène (puanteur du nez), Vasthme nasal se rattachent dans une certaine mesure, à l’état glandulaire et de même la gêne respiratoire qui survient par crises, la nuit, et les crises d’asthme.
Chez les tuberculeuses, il n’est pas rare qu’il se produise, à certaines périodes du mois, des congestions pulmonaires qui, tout en survenant chez des femmes tuberculeuses, ont iine cause endocrinienne et cèdent à l’opothérapie ovarienne.