IV. — Peau
La Peaü affecte des rapports étroits avèc les fines terminaisons du sympathique. D’après ses caractères de sécheresse ou de transpiration facile; d’après sa rudesse, sa dureté, son épaisseur, ou'inversement son onctuosité, sa douceur, sa minceur; d’après son apparence écailleuse; ses troubles de circulation; d’après les phénomènes sensitifs, y compris les démangeaisons qui se produisent dans le revêtement cutané, le médecin s’oriente vers une insuffisance, une instabilité, une surfonction d’une ou de plusieurs de ses glandes.
La pigmentation dépend en partie du foie, mais aussi de la surrénale, glande destructrice des pigments, et aussi de l’hypophyse. Si l’on enlève à des têtards de grenouilles le lobe moyen de l’hypophyse, on détermine de l’albinisme chez ces animaux. Les pigments colorés se reforment, par la greffe dans le péritoine de ces animaux, de ce lobe moyen.
L’association de troubles pluriglandulaifes, produit ce que j’ai appelé les quatre teintes :
Etat violacé des extrémités (insuffisance thyroïdienne) ;
Etat pigmentaire de l’abdomen (insuffisance surrénale) ;
Peau normale, ou hypopigmentée du thorax (insuffisance hypophysaire)'.
Coloration rosée du visage, du cou, du thorax (hyperthyroïdie).
Les affections de la peau, lorsqu’elles ne sont pas parasitaires, sont une inscription sur ce tissu des réactions produites dans l’organisme et qui comportent, dans leur mécanisme, une participation endocrinienne.
LES ENDOCRINES
Quelques exemples mettront en évidence cette conclusion. Je les emprunte aux bons effets de l’opothérapie, d’après des observations publiées antérieurement.
Une jeune fille de dix-sept ans était atteinte de diarrhée chronique et d’un eczéma qui, depuis trois ans, était localisé à la main droite et avait résisté aux soins d’un spécialiste distingué. Sous l’influence du traitement thyroïdien, les démangeaisons s’amendèrent d’ahord, puis les rougeurs, puis l’infiltration. Onze mois après le début du traitement, la dermatose avait disparu définitivement.
J’ai guéri récemment un eczéma de trente ans par la parathyroïde.
En 1906, j’ai rapporté un premier cas d’urticaire ancien, chez une jeune femme, atteinte de troubles ovariens et présentant de l’inégalité de son corps thyroïde. Le traitement thyroïdien eut une action immédiate, sur l’état général, rétablit la morphologie de la glande, et fit disparaître l’urticaire.
J’ai observé la disparition de Vherpès cutané, muqueux ou à localisation spécialisée.
Tout récemment, j’ai vu disparaître un herpès avec fièvre, présentant des poussées subintrantes, depuis deux ans, qui a été d’abord amélioré puis qui a disparu, depuis ûn an, par la médication thyroïdienne.
Le psoriasis, affection très difficile à guérir, cède, comme j’en ai montré des exemples.
LE TEMPÉRAMEH^T
après certains auteurs anglais, à la thyroîdothérapie. M. Brocq a préconisé le traitement thyroïdien, dans une forme grave de psoriasis avec rhumatisme chronique.
J’ai obtenu de bons effets des traitements thgroîdien, surrénalien, hypophysaire dans une maladie extrêmement grave, qu’on appelle la sclérodermie.
Les érysipèles à répétition obéissent parfois au traitement thyro-ovarien. Dans un cas de ce genre, la malade guérit en même temps d’un ulcère chronique des jambes.
11 n’est pas rare de voir des plaies chroniques, des furoncles, des abcès à répétition trouver un excellent remède dans la thyroïdothérapie.