‹ Le tempérament et ses troubles. Les glandes endocrinesChapitre 39 sur 57 · V. — Appareil sexuel · texte numérisé non relu

V. — Appareil sexuel

Le sexe est l’ensemble des caractères physiques, intellectuels et moraux qui distinguent l’homme de la femme. 11 est dominé par des glandes à sécrétion endo-exocrine, différentes dans le sexe mascidin ou sexe fort et le sexe féminin, j^au sexe ou sexe faible. Ces glandes, lorsqu’elles sont normales, différencient les individus, presque dès la naissance. Un petit garçon est différent d’une petite fille, dans son apparence, comme dans ses jeux.

A la période de la puberté, il se fait un développement particulier des êtres, par l’apparition de phénomènes généraux et locaux, et la distinction entre les sexes devient accentuée.

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La transformation porte sur l’appareil osseux, l’appareil musculaire, le système püeux, la Yoix, la pigmentation de la peau.

Le garçonnet devient adolescent ; sa taille et sa force augmentent; ses muscles deviennent plus fermes et plus saillants; la voix mue; il lui pousse une moustache sur la lèvre supérieure et des poUs sur le corps. Le caractère et l’intelligence se développent, ainsi que les organes préposés à la génération.

Dans le sexe féminin, les glandes mammaires apparaissent, gui serviront plus tard à l’alimentation de nouveaux êtres.

Puis survient la période de la maturité, période indispensable à la conservation de l’espèce.

Hommes et femmes sont, à l’état physiologique, nettement différenciés et cette différenciation ne tient pas seulement aux organes préposés à la reproduction, mais à d’autres glandes endocrines : les unes sont particulièrement actives chez l’homme, les autres chez la femme; les premières peuvent être dites virilogénes. Elles sont représentées par la surrénale et l’hypophyse.

La surrénale est la glande de l’énergie. Elle est particulièrement développée chez l’homme à qui elle confère certaines caractéristiques: fermeté, résistance. Elle tient, en partie, sous sa dépendance, le développement de l’appareil musculaire, osseux et pilaire.

Son hyperactivité, par tumeur, donne lieu à la transformation des caractères féminins en caractères masculins (virilisme).

L’hypophyse, autre glande virilogène, traduit sa suractivité aux extrémités, plus développées chez l’homme que chez la femme. En cas de surfonction hypophysaire, les extrémités s’allongent ou s’élar-

gissent suivant l’âge. Il en est de même du nez, des siïius de la face. Il se produit, chez la femme, du virilisme, que j’étudierai à propos des états intersexuels.

La ménopause précoce de la femme est habituelle dans le virilisme surrénalien ou hypophysaire. Par opposition, on a vu une diminution des fonctions hypophysaires, chez l’homme, produire les troubles de l’âge critique, avec obésité à localisation surtout abdominale, développement des seins, impotence génitale.

L’ovaire est essentiellement la glande féminine. Elle porte les espoirs futurs, sous forme d’éléments, les ovules, en si grand nombre, que si chacun d’eux subissait les transformations qui édifient le nouvel être, ils suffiraient — disait l’anatomiste Sappey — pour peupler une ville, telle que Lyon.

Une autre glande est particulièrement féminilogène, c’est la glande thyroïde, glande de la précocité, de la finesse physique et psychique, de l’acuité cérébrale, des tendances artistiques, en même temps que de la nervosité et de l’angoisse.

La prédominance de cette glande chez l’homme lui confère quelques particularités féminines: sensibilité, émotivité, douceur, goût des arts.

J’ai déjà opposé, à propos du caractère, de par leur formule endocrine, l’homme et la femme. L’intrication des caractères masulins et féminins se retrouve dans l’intersexualité.

A l’ÉTAT PATHOLOGIQUE, les trouhles des glandes génitales se conjuguent avec des troubles, primitifs ou secondaires, des autres endocrines.

Lorsque chez les petits garçons, le retard de développement, l’atrophie, le défaut de position des testicules n’est pas trop accentué, l’opothérapie par

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l’hypophyse, le thymus et surtout la thyroïde, fait parfois des merveilles. Des enfants restés hiébés, d’autres à allure de petites filles, récupèrent Fensemble des attributs de leur sexe.

Chez des sujets normalement développés, on pratique parfois par fanatisme, en vue de fonctions spéciales (gardiens de harems); par conviction religieuse (skoptzis roumains), la castration. Les castrats — qu’il s’agisse d’animaux (boeufs, chapons, hongres) ou d’hommes — se présentent avec certaines particularités. Au même titre que les membres postérieurs des quadrupèdes, les membres inférieurs des bipèdes s’allongent, la graisse a tendance à s’accumuler dans le tissu cellulaire sous-cutané, le système pilaire du corps ne pousse pas, l’appareil musculaire et osseux restent peu développés, le larynx ne subit pas sa transformation.

Les sujets qui ont été émasculés, avant la mue physiologique de la voix, conservent, avec plus de volume, le registre de la voix des femmes ou d’enfants, qu’on admire chez les chanteurs de la chapelle Sixtine.

Le caractère de ces sujets est fermé, pessimiste, déprimé, couard, puéril, avec pauvreté d’imagination et d’aspirations artistiques; parfois ils ont de la sensiblerie, pleurent facilement.

Sans que la castration soit en cause, quelques sujets, par suite de l’absence du développement de leur appareil génital, sont en état d’eunuchisme, c’est-à-dire sont comme des eunuques en miniature. Je rappelle encore leur description :

Ils sont longs sur leurs jambes, présentent l’esquisse d’une taille, deviennent facilement gras, surtout s’ils sont fort mangems. La graisse se localise

particulièrement au voisinage du bassin et dans la région mammaire; parfois les glandes mammaires elles-mêmes s’bypertrophient. Le système pilaire n’est pour ainsi dire pas marqué sur le corps, ü conserve au pubis une disposition féminine, la voix reste grêle, les cheveux sont abondants; le jugement, la concentration d’esprit restent parfois conservés, ia sensibilité ést augmentée.

Dans les formes atténuées, les effets d’une opothérapie appropriée — comme dans l’infantilisme, par retard de développement de l’appareil sexuel — arrivent à corriger les erreurs et les retards de la nature.

La vie de la femme nubile, c’est-à-dire apte à la fécondation, est traversée par des phénomènes rythmiques, se renouvelant chaque mois, et qui sont souvent pour elle l’occasion d’ennuis, de misères, de souffrances, capables même de produire, mensuellement, un petit drame de santé.

Avant le mauvais moment, il s’établit parfois un gonflement qu’accuse la balance, par une augmentation de 500 grammes, 1 kilo et davantage. Ce gonflement est en rapport avec la rétention dans les tissus de poisons et d’eau, qui seront prochainement éliminés.

Œdématiée (43) présentait un gonflement de la région mammaire et de l’abdomen, si accentué alors, qu’elle paraissait, de profil, attendre prochainement un bébé. Des injections de lobe postérieur de l’hypophyse firent disparaître ce syndrome désagréable. Il se rencontre fréquemment chez des sujets à hypophyse insuffisante.

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Souvent un état cerné des paupières est annonciateur de la période mensuelle.

Fréquemment la femme devient nerveuse, agitée, angoissée, dort mal, a des cauchemars, des crises de colère, commet des violences, des sévices. Asthénique (24) manifeste de la méchanceté, de l’agressivité, un besoin de tout casser, de battre son entourage. Parfois au contraire l’épuisement surrénalien se manifeste par un état neurasthéniforme.

Des crises de migraine, à’asthme, des poussées de rhumatisme, des fluxions de toutes sortes sont habituelles, chez les prédisposées, à cette période prémensuelle.

Tous ces phénomènes s’expliquent par Vinsuffisance relative des ovaires, qui se produit au moment où ces organes vont entrer dans leur plein fonctionnement, et sont alors au plus bas de leur activité.

Or, comme les ovaires sont les freins de la thyroïde, de la surrénale, etc., ces glandes n’étant plus freinées prennent « le mors au dents » et sont en état de suractivité, état que l’opothérapie ovarienne, thyroïdienne ou.surrén^e, employée à doses régulatrices, arrive à réfréner.

Les douleurs, que beaucoup de femmes redoutent avec raison chaque mois, et qu’il faut atténuer par la chaleur, les médicaments calmants: la belladone, Topium, etc., sont combattues souvent avec succès par une opothérapie préventive.

Le mauvais moment passé, il s’installe parfois une fatigue avec des migraines, des signes d’insuffisance surrénale, qui répondent à une médication appropriée. Certaines femmes sont mieux portantes après la période de décongestion naturelle.

La gestation est souvent facilitée par un traitement glandulaire approprié. Il s’attaque aux mécanimes de l’infécondité, conibat les symptômes inhérents, lorsque l’équilibre endocrine est déficient, à cet état qui, en principe, normal, est en fait souvent troublé.

Fait intéressant: bien des femmes ne se portent jamais mieux qu’à cette période de leur existence, du fait d’une suractivité des glandes, en particulier de la thyroïde, et en vertu d’une sorte de traitement spontané qui s’établit, grâce aux échanges entre mère et enfant. Leurs effets se réalisent contre la migraine, l’asthme, le rhumatisme, certaines maladies de la peau. Lorsque, au contraire, la glande thyroïde se trouve surexcitée, une petite maladie de Basedow se trouve parfois constituée.

Je rappelle que l’hypophyse, mise en état de surfonction, donne lieu, chez la mère, à l’augmentation du volume de la tête, avec oéiAsilée, troubles oculaires qui nécessitent parfois l’interruption de la grossesse. Les extrémités, pieds et mains, subissent fréquemment la conséquence de cette surfonction. Des pieds dont la pointure était de 38, avant la première grossesse, arrivent à chausser du 42, à la suite de la quatrième; la pointure du gant peut passer de 7 à 9 (chez la mère d’Hommasse) (15).

La parathyroïde est souvent responsable de deux troubles, qui sont liés à l’état de gestation : la tétanie, véritable intoxication parfois mortelle. Son symptôme révélateur est la contracture des mains, dont les doigts arrivent à se coller les uns contre les autres; et l’éclampsie, maladie qui survient au premier accouchement et qui entraîne souvent le décès de la mère. L’absorption de parathyroïde, ses greffes, sont parfois agissantes contre ces deux affections.

Après le printemus, après l’été de la vie féminine, survient l’automne, qui réalise ce qu’on appelle

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«l’àge critique». C’est une passe particulièrement difficile à franchir et justement appréhendée en <jénéral. La fonction qui sert à la perpétuité de l’es- ^ce cesse alors : on l’appeUe la ménopause.

Bien des irrégularités se produisent tout d’abord, et ceci pendant des mois, et même des années, sous forme d’avance, de retard, d’insuffisance des menstrues, sous forme d’hémorragies. Ce dernier accident nécessite parfois l’intervention efficace des rayons X.

Certaines privilégiées traversent ce passage dangereux sans ennuis. Ce sont des femmes dont l’appareil endocrine est équilibré de naissance, et qui n’a subi aucune désorientation durable, au cours des avatars de l’existence.

Souvent même le moment redouté procure, tout au moins, l’avantage de faire disparaître certains états, tels que la migraine, qui sont d’ailleurs remplacés souvent par le rhumatisme chronique.

L’âge critique réalise en général la période la plus représentative du déséquilibre glandulaire, aussi ai-je accumulé, pendant plusieurs années, des observations dans le service gynécologique du Professeur Pozzi.

La ménopause varie ohysiologiquement suivant les races et les familles. Elle survient en général d’autant plus tard que la puberté a été plus précoce; Elle est, suivant les cas, prématurée (je l’ai notée à 23 ans) ou retardée: la mère des Gracques a eu, diton, son dernier fils, Caïus Graccus, à l’âge de 65 ans. ^e est physiologique, pathologique, provoquée par l’intervention chirurgicale. Elle donne lieu à une poussée d’instabilité pluriglandulaire.

Cette instabilité se fixe, d’après la tendance personnelle des diverses glandes, aussi la ménopause

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provocpie-t-elle une symptomatologie des plus variées.

L’insuffisance thyroïdienne se manifeste alors par des troubles qui peuvent aller jusqu’au myxœdème. Par contre, l’excès de la fonction de la thyroïde détermine la maladie de Bosedow, dans sa forme complète ou atténuée,

A un degré moindre, l’hyperthyroïdie de la ménopause est souvent coupable des troublés fluxionnaires, étudiés page 136, et dont la bouffée de chaleur est le prototype. Elle provoque aussi des changements de caractère et divers accidents qu’on rapporte au neuro-arthritisme : rhumatisme, cellulite, affections de la peau, troubles nerveux et psychiques.

L’insuffisance de la surrénale entraîne de l’asthénie, de l’hypotension artérielle, de la pigmentation, un état neurasthéniforme. Vhypersurrénalisme est suivi d’hypertension, de glycosurie, parfois de virilisme.

La surfonction hypophysaire conduit également au virilisme, avec augmentation des extrémités, transformation de la voix, apparition de poils au visage, accentuation des traits, transformation du psychisme de la femme.

L’insuffisance hypophysaire provoque une obésité précoce.

Des crises de froid, des fourmillements des doigts sont rattachés à l’insuffisance pürathyroïdienne.

Si, au cours de cette période d’instabilité neurohumorale, des émotions vives ou prolongées se sont produites, si des maladies infectieuses, des intoxications ont atteint le sujet, les troubles de l’âge critique apparaissent facüement et persistent fréquemment.

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Une de mes clientes, arrivée à ce tournant de l’existence, éprouva une vive émotion : un jour son auto scalpa le crâne d’un enfant. Elle en éprouva une sorte d’épuisement physiqpie, qui persista pendant quelques années.

Une autre femme ayant, après d’autres deuils cruels, eu le malheur de voir succomber son fils qu’elle avait soigné, au prix de grands efforts, ressentit des angoisses terribles qui lui donnaient l’impression toutes les deux ou trois nuits de mourir, et qui cédèrent au traitement thyroïdien (57).

Une rhumatisante chronique arrivée à la ménopause, ayant perdu une. fille l’année même, fut, au cours d’une cinquième cure à Aix-les- Bains, atteinte de maladie de Basedow, alors qu’elle avait supporté les cures antérieures.

Parmi les phénomènes intéressants de l’âge critique il faut placer au premier rang les troubles du caractère. Ils ont été particulièrement bien étudiés par Maranon à qui nous faisons différents emprunts.

C’est d’abord Vinstabilité émotive de l’âge critique. La gaîté, la peur, l’impatience se manifestent sur un ton exagéré. L’impatience, un des troubles les plus fréquemment observés, rend la vie difficile avec ces malades.

Quatre groupes de troubles, dans le sentiment sexuel, se constatent parfois.

A l’instar des animaux qui, après la castra- .tion, deviennent indifférents pour le sexe opposé, des femmes, soumises à l’ablation des ovaires.

perdent toute attraction pour les sujets de l’autre sexe et manifestent jusqu’à un état de répulsion pour les hommes et souvent pour leurs maris.

Souvent apparaît une véritable tristesse, qui peut tenir à une .crainte obsédante de l’avenir au sentiment qu’éprouve la femme de vieillir ce qui est surtout visible dans les grandes villes et dans la société mondaine.

Cette tristesse est remplacée parfois par une sorte d’ère de paix, de sérénité, entraînant la femme vers le mysticisme soit pur, soit agissant, et la poussant alors vers des organisations religieuses, ou une charité pbarisaïque.

Une autre variété de troubles se traduit par une sorte d’exaltation, qui survient par crises, et qui est d’ordre physique ou psychique. Dans le premier cas il se produit une véritable « fureur utérine », un érotisme jusqu’alors inconnu de la malheureuse, qui souffre de ce changement de tempérament. Dans le deuxième cas on peut parler de romantisme tardif, capable de rompre la paix conjugale.

Il est bon de remarquer qu’à l’automne de la vie, certaines femmes manifestent une beauté plus épanouie, qui leur permet d’exercer une sorte de fascination, surtout sur des hommes beaucoup plus jeunes qu’elles. Madame Récamier fournit à ce sujet un exemple classique.

A ce moment, la femme est comme la sjmthèse d’elle-même, avec l’éclat du printemps qui passe, et l’impression, qu’elle commence à entrevoir, de l’approche des neiges futures (Lévy-Valensi).

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Certains caractères physiques ont une signification particulière. La canitie précoce, qui se rencontre fréquemment dans la juvénilité persistante, est interprétée par Maranon, co mm e un signe de bonne conservation du, fonctionnement ovarien.

A râge de la ménopause, il n’est pas rare de voir les femmes s’éprendre de jeunes gens. Plus fréquemment encore, des jeunes gens, qui ont été élevés dans les jupons de leurs mères, recherchent avec prédilection les femmes déjà arrivées à la période de la maturité.

Le virilisme, que nous avons étudié ailleurs, n’est pas rare à cette période, où l’on voit se produire le personnage de la belle-mère et de la virago.

Différents troubles psychiques sont habituels à cette période. Au premier plan, l’angoisse avec ses dérivés: les obsessions, les manies, la jalousie, la malignité, les phobies.

Sans insister, indiquons certaines formes de mélancolie, qui s’étant déjà manifestées par des crises antérieures, deviennent incurables à partir de l’âge eriti^e. La neurasthénie, l’épilepsie, l’hystérie, surviennent à cette période de la vie et sont à mettre sur le compte des variations qui se produisent dans l’appareil glandidaire, dans le système sympathique et dans les perturbations humorales.

Peut-on parler d’une période de ménopause chez l’homme?

La question a été tranchée de façons différentes, et l’on a souvent rapporté à la fatigue, aux préoccupations, aux modifications d’ordre toxi-infectieux, les troubles de la cinquantaine. Ils se traduisent par des altérations des vaisseaux et des organes principaux tels que le rein, le foie, le cerveau, et ent^nent des signes de fatigue, de découragement, d’affaiblissement, que manifestent certains hommes à cette période.

^ Toutefois il semble bien que, d’une part, Ues glandes, conune la glande masculine par excellence et d’autres glandes virilogènes, comme la surrénale et l’bypopbyse,. peuvent jouer un rôle important dans l’apparition des troubles morbides, comparablés à ceux que présente la femme.- Très fréquemment l’on voit des bouffées de chaleur se produire en même temps que cesse la fonction sexuelle déjà affaiblie.

Je citerai, du point de vue des bouffées de chaleur, un exemple emprunté à Maranon : une femme, arrivée à la période de la ménopause, avait son mari, dont l’âge correspondait tout à fait au sien, qui, par crises, était pris de bouffées de chaleur avec transpiration, angoisse, besoin d’air si accentués, qu’elle lui dit un jour:

« c’est curieux, je suis à l’âge critique et c’est toi qui as les bouffées de .chaleur ».

J’ai soigné un vieillard de plus de quatrevingts ans, cryptorchide, et dont les forces viriles commençaient seulement à décroître. Or, il était pris, après son repas du soir, sous la chaleur d’une lampe à gaz, de bouffées de chaleur, avec transpirations profuses, besoin d’air, angoisses.

De Quaranta a rapporté le cas d’un homme qui, castré à vingt-cinq ans, pour une tuberculose testiculaire bilatérale, a continué ses exploits d’homme et ne les a cessés qu’à cinquante-cinq ans, au moment où, par insuffisance hypophysaire, il a été pris d’obésité du ventre, que ses glandes mammaires se sont développées, qu’il a, somme toute, manifesté les signes d’une ménopause masculine.

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