DES ÉTATS ENDOCRINIENS OPOTHÉRAPIE
Toute fable se termine par une morale, toute histoire comporte une conclusion, toute étude clinique conduit à un traitement, qui en est comme la justification. Or, l’endocrinologie fournit particulièrement des résultats pratiques. On l’a vu dans les pages précédentes; j’ai appuyé bien des conclusions sur les succès de la thérapeutique. A ces succès, j’attache personnellement une importance primordiale. Le test thérapeutique, comme je l’ai dit dans un chapitre précédent, confirme l’exactitude du diagnostic établi.
Pour ce qui est des médecim — gent essentiellement sceptique — bien souvent des confrères, venus à ma consultation à l’hôpital, m’ont avoué qu’ils ne s’attendaient pas à voir le traitement opothérapique produire des effets aussi concluants, et dans tant de cas différents.
Quelques malades, à leur tour, m’ont fait part qu’ils ne s’étaient jamais aussi bien portés de leur me qu’après avoir utilisé l’opothérapie. Quand, un premier sujet me fit cette déclaration, d’ailleurs fort agréable à entendre, j’en fus un peu surpris et je lui objectais : « Vous voulez dire que vous vous portez imeux qu’avant le début du traitement. Non,
me répondit-il, je vais mieux que depuis que j’ai le souvenir de ma santé. » J’enregistrai la constatation Quand elle me fut renouvelée un nombre considérable de fois, je signalai, à mon tour, que les méthodes opothérapiques étaient susceptibles de rendre au sujet une santé non seulement bonne, mais meilleure que jamais, et j^ssayai d’en fournir les raisons. Bien des êtres naissent, avec des mécanismes de leur santé (pi sont faussés. Il en résulte des troubles auxquels ils s’habituent, qu’ils croient partager avec les autres êtres humains et qui font corps avec leur état habituel. Si un traitement fait disparaître leurs symptômes, ils ne s’en aperçoivent pas nécessairement; ils s’en rendent compte davantage lorsque, le traitement ayant été suspendu, les troubles reparaissent. La conclusion devient éclatante, quand à la reprise du traitement, les premiers effets de la médication, passés d’abord inaperçus, se renouvellent. Qu’est-ce à dire, sinon la possibilité, pour l’opothérapie, de stabiliser un déséquilibre natif, de redresser un tempérament instable de naissance?
En ce qui concerne le traitement, souvent malades ou familles accablent le médecin de questions, que je vais sérier pour plus de clarté.
Première demande: Le traitement opothérapique est-il long à agir?
R. — Dans les cas favorables, il est souvent pierre de touche. Dès les premiers cachets, une modification, légère à la vérité, mais indéniable, indicjue (pe le traitement « mord ».
Chez un sujet de quarante ans, atteint d’une calvitie complète depuis vingt ans, et chez (jui le résultat, qui figure dans mon deuxième volume d’Etudes, n’a été qu’expérimental, dès le
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troisième cachet thyroïdien, on apercevait à la loupe, sur un crâne dénudé et luisant, comme une bille de billard (beau crâne d’arthritique) quelques points noirs, indices des trois à quatre cents cheveux qui poussèrent par la suite.
Des enfants, dont la croissance est actionnée par la médication opothérapique, commencent, pour ainsi dire, à grandir dès le début du traitement.
Cet effet, immédiatement obtenu par la thyroïde, se constate par l’emploi d’autres endocrines, lorsqu elles sont utilisées, surtout en injections sous-cutanées.
C’est ainsi que des injections de corticosurrénale, ont augmenté presque instantanément la joie de vivre, ont combattu la somnolence et la fatigue.
Trois injections d’ovaire ont fait disparaître une narcolepsie (sommeil avec chute) suite d’opération sur les ovaires.
Une première injection de lobe postérieur de l’hypophyse a permis à Œdématiée (43) qui, depuis quelques années, ne pouvait faire quelques pas, sans avoir des gonflements et des douleurs aux jambes, de faire une promenade à pied de l’Etoile à la Porte Dauphine. Une deuxième injection lui permet d’aller dans un grand magasin : le soir même, elle perdit ses chaussures, devenues trop larges, tant ses pieds étaient dégonflés.
Mais lorsqu’il s’agit de troubles profonds de la nutrition la patience est souvent nécessaire.
Deuxième demaode: A qml àgB le tmiUmeid eMAl applicable?
R. -= Le plus tôt possible. Dès les symptômei endocriniens ont été reconnus. Dès l’enfance, Topothérapie agit sur des glandes, dont la substance est plus plastique que chez l’adulte, et plus facile à modeler. 11 y a avantage à commencer le traitement de bonne heure. En Tutilisant chez les futurs parents, on applique, au tempérament de l’enfant à naître, la méthode préventive.
Mais il n’est jamais trop tard pour utiliser l’opothérapie.
J’ai soigné, à l’hospice d’Ivry, un vieillard de plus de quatre-vingts ans, pour un rhumatisme chronique déformant (que, d’ailleurs, je n’ai pu modifier); mais le sujet était relégué dans une salle de l’hospice, qu’on appelle « La Sibérie >, car on y exile tous les incurables, et il était in-' dispensable — à cause du manque d’air que la fenêtre fût ouverte jour et nuit, à côté de son Ut. Ce pauvre vieux avait des rhumes incessants. Il bénéficia tout au moins de la médication opothérapique, en étant mis à l’abri de ses rhinotrachéites continuelles.
Troisième demande: Pendant combien de temps fautdl prolonger le traitement opothéra^ pique?
R. — C’est affaire d’espèce. Dans les états aigus, lorsqu’on applique, par exemple, des injections de cortico-surrénale ou qu’on emploie l’adrenalm®, na
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traitement de quelques jours suffit parfois, pour maî^ triser des états surrénaliens passagers.
Une opothérapie de quelques semaines sera suivie d’un résultat qui semble suffisant, dans certains cas de migraines, de rhumatismes chroniques sans déformation, mais alors des rechutes à plus ou moins longue échéance ne sont pas exceptionnelles.
J’ai transformé, par un traitement de six semaines, un enfant qui présentait les trois pbéncn mènes suivants : crises épileptiformes, migraines, pelade. Trois ans après se manifestait une rechute sous une forme identique. Le traitement thyroïdien agit comme la première fois, mais j’obtins de la mère qu’elle le fît suivre davantage.
Une dame, atteinte de migraines, en fut mise à l’abri par un traitement thyroïdien, d’assez courte durée. Au bout de trois années, les migraines recommencèrent, ce qui força à renouveler le traitement thyroïdien, et avec succès cette fois encore.
L’histoire d’un rhumatisant chronique mérite d’être signalée à cet égard. Un malade de quarante ans est rhumatisant depuis une vingtaine d’années, avec poussées successives, dont la dernière l’empêche de travailler depuis sept mois. Après l’avoir étudié, je conclus au traitement thyroïdien. € Mais, m’objecte le malade, il m’a déjà été prescrit. — Pendant combien de temps?
— Une semaine». Je le convaincs que huit jours de traitement ne sont pas suffisants, et le remets
à la thyroïdothérapie. A la suite de quarantehuit cachets, il peut réoccuper un emploi, et bientôt est capable de voyager comme représentant de commerce en France.
Deux ans après, il est repris de douleurs, durant un séjour en province. Il consulte un confrère, qui lui prescrit des doses insuffisantes de corps thyroïde. Il n’est pas modifié. Il vient alors me retrouver, et au bout de quelques semaines, est de nouveau remis d’aplomb. Il se fait alors une situation de représentant, non seulement en France, mais dans les colonies.
L’année suivante, il est atteint à nouveau de rhumatismes, entre à la maison Dubois; sur sa demande, on le met au traitement thyroïdien, mais à une dose trop forte qu’il ne supporte pas, et que l’on doit suspendre. Son rhumatisme continue son évolution. Il se décide à revenir me consulter. La médication, à dose adéquate, fait de nouveau son effet. Je lui persuade qu’il faut continuer la médication plus longtemps qu’il ne l’avait fait jusqu’ici et il se maintient depuis lors en bon état.
En principe, lorsque la médication semble avoir réalisé tout ce qu’elle peut donner, lorsque le malade se sent rétabli, on suspendra l’opothérapie, tout en surveillant son sujet, et quitte à reprendre le traitement si les troubles, d’abord disparus, ont tendance à se reproduire.
Dans les maladies de longue baleine, le traitement doit être poursuivi longtemps; comme je l’ai écrit « à maladie chronique, il faut un traitement prolongé ».
Chose curieuse ; c’est quelquefois le malade qui se trouve si bien de la médication qu’il ne veut pas
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l’abandonner. Il enseigne ainsi au médecin que l’opothérapie peut être continuée fort longtemps. En voici quelques exemples :
J’ai soigné en , 1906 une dame atteinte, depuis l’enfance, de poussées subaiguës de rhumatisme, survenant souvent tous les deux ou trois mois. Une première boîte de cachets l’a mise à l’abri du rhumatisme pendant six mois. Appelé auprès d’elle pour de nouvelles crises rhumatismales, je lui expliquais que le premier traitement n’avait pas été assez poursuivi. Depuis ce temps, la malade est restée en contact avec l’opothérapie thyroïdienne, la suspendant de temps en temps, la reprenant, la suspendant de nouveau. Depuis 1906, elle n’a plus jamais eu de rhumatismes.
J’ai soigné une autre dame, âgée celle-là de soixante et onze ans, pour un état de mal vertigineux, qui l’obligea, en particulier, à rester enfermée chez elle tout un hiver. Dès les dix premiers cachets de corps thyroïde, les vertiges cédèrent, la tête se dégage. La malade continue la médication d’une façon à peu près régulière. Je l’ai revue après quatre-vingts ans, elle avait parfois tout au plus une velléité de vertige.
Un migraineux a été, d’emblée, mis à l’abri de migraines assez rares, mais qui se terminaient par une perte de connaissance avec angoisse épouvantable. La thyroïde l’a mis à l’abri de ses migraines, mais il a continué à prendre des cachets depuis une dizaine d’années.
Une insuffisante de la surrénale, avec angoisse* est transformée par le traitement correspondant;
elle me dit après avoir été soignée, pendant une dizaine d’années, qu’elle ne s’est jamais portée aussi bien de sa vie. Je calcule avec elle qu’elle a dû absorber deux mille cachets de surrénale, et conclus qu’il est bon de s’arrêter, « Non, répondéîlê avec énergie, je veux continuer à en prendre toute mon existence, car je m’en trouve trop bien. »
Dernière éventualité : quand une glande — la thyroïde par exemple — est absente, la médication substitutive doit être continuée indéfiniment. Le malade ne peut rester, même un temps relativement court, sans être repris de ses malaises, et cela est d’ailleurs facile à comprendre.
J’ai rapporté trois figures qui sont édifiantes à cet égard (PI. III).
Quatrième demande: Quel résultat peut-on attendre de la médication opothérapique?
R. — Ils sont si nombreux qu’il faudrait tout un volume pour les signaler.
Je viens de les exposer dans ma deuxième édition de L’Opothérapie endocrinienne. Le lecteur qui vient de parcourir le volume présent, peut facilement æ rendre compte, par lui-même, que des troubles variés du tempérament peuvent être améliorés par le traitement opothérapique. Celui-ci agit pour rétabhr l’équilibre. D’ailleurs, ce sont les résultats, dont jai signalé quelques-uns, qui m’ont permis d’édifier, en partie, ma doctrine de la petite endocrinologie, ét de considérer les résultats thérapeutiques, comme an test, à condition que les effets obtenus soient immidiats, continus, transformateurs.
Suivant les cas, la médication équilibre, améliore, transforme le sujet et donne parfois des rémission qui, avec le recul du temps, peuvent s’interpreter
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comme de véritables guérisons cliniques, en particulier, dans des cas de rhumatisme, de migraine, d’asthme, d’angoisse, etc...
Malgré le vers de Detouches, (faussement attribué à La Fontaine ou à Boileau):
« Chassez le natnrel, il revient au galop »,
la médication opothérapique peut agir sur le naturel et l’empêcher même de revenir.
Il en est ainsi surtout chez l’enfant, chez qui la médication glandulaire peut transformer des endocrines infériorisées, et ceci parfois d’une façon définitive.
J’ai soigné un jeune garçon de quatorze ans (Retardé) pour toutes sortes d’arriérations, le travail difficile, un mauvais caractère (Ronchonnot), et qui avait été mis à l’abri de ses divers troubles, mais il était resté petit. J’abandonnais ma médication à la disparition des troubles, mais je surveillais le jeune homme, qui avait 17 ans. Trois mois après la cessation du traitement, il avait spontanément grandi de trois centimètres. Trois mois ensuite, il avait à nouveau grandi de trois autres centimètres. Ainsi donc, les glandes de croissance étaient suffisamment activées chez ce jeune malade, pour qu’il pût grandir de six centimètres en six mois, sans le secours d’aucune médication.
Autre exemple: dans un cas d’angoisse avec crainte de mourir, transformé par la médication thyroïdienne, la malade, à la suite d’un nouveau chagrin, fut prise de vertiges avec chutes; mais
son centre de l’angoisse était désensibilisé; elle ne fut pas reprise de ses premiers accidenû.
Cinquième demande: Comment comprendre que des glandes tirées des animaux agissent sur l’homme?
R. — a) Que les "landes soient empruntées au mouton, au cheval, au taureau, au porc, etc... elles agissent, chez l’homme, par la pénétration dans la circulation de leurs prodidts fondamentaux, ce qui indique d’abord qu’il n’y a pas de différence essentielle dans leur comiposition chimique, suivant les espèces animales.
b) Une fois pénétrés dans l’organisme, les produits chimiques se portent sur les organes correspondants du sujet, qm sont en défaut. Ainsi se trouve éliminée la crainte qui m’a été exprimée par quelques malades : le traitement glandulaire ne peutil conférer à l’homme des caractères de l’animal à qui on emprunte les glandes ?
Les organes du sujet lui-même, excités, équilibrés, transformés, déterminent alors des modifications de l’organisme, par l’intermédiaire du système nerveux, de la circulation, des tissus modifiés à leur tour. rétablissement, plus ou moins long à obtenir, varie suivant le propre état de la glande, ce qui nécessite un traitement de durée variable. En cas d’atteintes ultérieures d’une ou de plusieurs glandes, il f»it revenir à une nouvelle application opothérapique.
Lorsque les glandes du sujet sont absentes, comme la thyroïde, dans le myxœdème, l’expérience montre que les substances, incluses dans la glande ttyroïde empruntée à l’animal, agissent sur le système nerveux, les hiuneurs, les tissus, par une sorte de catalyse, c’est-à-dire sans p-rendre part aux réac* tîons qu’elles provoquent.
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Sixième demande: Le traitement ne comportet-il pas ane surveillance spéciale?
R. — Les cas traités sont, en général, des cas de déséquilibre, surront lorsque les phénomènes d’excitation prédominent. Toutefois, plus le dosage opothérapique sera approprié à chaque cas individuel, moins la surveillance devra être prolongée.
En principe, il convient de se livrer, — sur chaque malade en particulier — à un examen minutieux, conduit de la tête aux pieds, en tenant compte non seulement de l’état actuel, mais en recherchant les phénomènes que produisent, sur le sujet, les émotions, la fatigue, les variations hygrométriques, certaines modifications physiologiques de la santé, (s’ü s’agit d’une femme). 11 faut, en outre, surveiller le sujet traité, surtout au début du traitement et à chaque changement dans le dosage.
On se rendra compte, à tout moment, si la médication est bien appliquée. La surveillance consiste à tenir compte des réactions, qui se produisent dans les différents cas, car il peut se faire qu’une médication, employée à doses régulatrices, devienne excitatrice, surtout lorsque des circonstances accessoires s’ajoutent tout d’un coup à l’opothérapie.
C’est surtout dans les surfonctions glandulaires que, malgré une grande habitude, on peut voir survenir des réactions excessives, qui feront suspendre momentanément le traitement. Pour éviter ces conditions accessoires, que j’indiquais plus haut, on devra suspendre le traitement, lors de petites indispositions, au cours des voyages, et ne l’appliquer que dans l’état habituel du sujet.
A chaque visite, le médecin observera son malade, la plume à la main. Comme il a déjà pris l’observation par écrit, il continuera à faire l’inventaire coniplet du sujet et à noter les variations de tous les phé-
nomènes qu’il a déjà constatés, tout en tenant compte de ceux qui pourraient se produire. C’est en particulier, par le pouls, par la tension artérielle, par certains examens de laboratoires, qu’on pourra’ préciser les effets du traitement glandulaire.
En tout état de cause, la collaboration du sujet lui-même, ou de sa famille, si le sujet en est incapable, est indispensable. Chez les enfants, une mère intelligente et observatrice éprouvée, sera souvent la plus précieuse des collaboratrices. Elle saura, parfois mieux que le médecin, quand il faudra suspendre, reprendre, varier le traitement indiqué; car, si le médecin a fixé les règles générales du traitement, la mère en fait l’application, selon les modifications qu’il peut nécessiter.
Un seul exemple: une rhumatisante chronique avec grosses déformations, présentait des poussées articulaires, au bout de quelques jours de traitement. Celui-ci fut d’abord réduit à huit jours, avec suspension. Les crises continuèrent; puis réduit à cinq jours, puis à trois jours, et c’est seulement, quand ce mode d’application fut trouvé et appliqué que les progrès s’installèrent, d’une façon continue, sans ennui.
L’adulte aidera de son côté le médecin, en notant ce qui peut se passer jour par jour, dans son état complexe et à grandes variations, et c’est ainsi qu|on arrivera à modeler, d’une façon complète, et parfaite, la médication sur les besoins de l’organisme.
Septième demande: Y a-t-il des contre-indications et des limites à la médication opothérapique?
R. — Cette médication est surtout applicable aux cas qui présentent une insuffisance uni ou pluri'
^andulaire. Même s’il exirfe des affections du cœur, de l’albuminurie, du diabète, de la tuberculose (sauf dans les formes évolutives avec fièvre), la médication thyroïdienne, que j’ai surtout étudiée, de ce point de vue, peut être appliquée, et doit même T être, pourvu que l’on choisisse bien les doses à appliquer.
Le problème le plus intéressant pour le public est celui du traitement de l’obésité par le corps thyroïde. On considère eu général que le traitement thyroïdien est le traitement de l’obésité, mais il règne aussi l’opinion courante, (^e le traitement thyroïdien est dangereux. En fait, vouloir faire maigrir les obèses, sans les soumettre à un régime de restrictions alimentaires, oblige le médecin à utiliser, chez eux, des doses de thyroïde fortes, et qui sont en général mal supportées, qui peuvent même n’être pas sans danger, surtout chez des sujets à cœur gras. C’est ce qui m’a fait conclure qu’fl ne faut pas employer, a priori, le traitement thyroïdien contre l’obésité. Souvent, d’ailleurs, l’obésité dépend de la ^ande hypophyse et bénéficie du traitement hypophysaire, voire orchidien.
Dans les différents cas, qui comportent une surfonction glandulaire, comme la maladie de Basedow, l’acromégalie, le syndrome surrénovasculaire, le virilisme, et aussi dans les formes atténuées de nervosisme, le traitement est à utiliser à doses mini^s, infinitésimales, voire homéopathiques, pour éviter une excitation des phénomènes.
n faut poser en loi, que les limites de la médication sont réalisées par des lésions irrémédiables, congénitales, comme une affection du cœur, comme le pied bot, par des altérations très marquées des grosses articulations ou des lésions trop accentuées des petites.
Un de mes rhumatisants dont quatre doigts étaient déformés et repliés, a vu deux de ses doigts repren-