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LE TEMPÉRAMENT W

dre leur position normale, dès la première période du traitement. Les autres doigts, trop afiFectés, n’ont pu être modifiés.

Certaines maladies, telles le mongolisme, qui à coté de troubles glandulaires, comportent une altération générale du sujet, ne sont qu’à peine modifiées par l’opothérapie, dans leurs formes accentuées.

Chez les enfants arriérés, lorsqu’il existe des crises convulsives, dues à des lésions des méninges ou du cerveau, l’opothérapie ne fournira que des résultats très limités.

Huitième demande: L’opothérapie peut-elle avoir des inconvénients?

R. — Oui, lorsque l'a dose employée est mal adaptée au cas traité. Il en est ainsi surtout pour la glande thyroïde, dont j’ai abaissé parfois le dosage à un millionième de gramme. Aussi doit-on se défier des préparations faites à l’avance, des cachets « omnibus » lorsqu’ils contiennent de la thyroïde.

Lorsque la dose est excessive, pour un sujet déterminé, elle provoque des troubles rangés dans le thyroïdisme, le surrénalisme, V hyperpituitarisme alimentaires, ce qui peut s’appeler les <^ismest. Us ont leur analogue dans des faits d’exagération spon- .tanée du fonctionnement glandulaire : chaleur, diarrhée, battements de cœur, amaigrissement dans le thyroïdisme; excitation musculaire, agressivité, besoin de parler, de marcher, dans le surrénalisme; maux de tête, augmentation transitoire des extrémités, sucre dans rurine, dans l’hyperpituitarisme, etc... Ces phénomènes disparaissent généralement quelques jours après la cessation de l’opothérapie. Leur production par l’émotion, la fatigue, les troubles cosmiques, les incidents de la vie féminine, lo*

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cures thermales, le séjour à la mer, met en évidence la suractivité ^andulaire qui survient sous ces influences. Parfois U se produit momentanément des réactions paradoxales d’insuffisance de la glande traitée.

Le médecin mettra le plus grand soin à fixer la dose à utiliser et soumettra son sujet à la surveillance la plus attentive.

Neuvième demande: Peut-on associer d’autres médications à l’opothérapie?

a) Certains états, combattus par l’opothérapie, sont douloureux. En attendant la guérison par la transformation du tempérament, le devoir du médecin est d’abord de soulager. En fait, tous les calmants s’associent au traitement opothérapique.

b) En ce qui concerne la médication de fond par des remèdes, tels que l’iode, le phosphore, l’arsenic, le calcium, ils agissent sur l’appareil endocrine, ce qui m’a fait dire, qu’avant l’ère actuelle, bien des médecins, à l’instar de M. Jourdain avec la prose, faisaient une sorte d’opothérapie déguisée, sans le savoir. Toutefois, le traitement opothérapique se substitue d’une façon avantageuse à ces médications, car elle permet de préciser davantage le mode d’emploi et les quantités à prescrire du traitement glandulaire. Parfois on a intérêt à employer, alternativement, l’opothérapie et les autres médications.

Il est bon de remarquer que, suivant les doses employées, fortes, moyennes, faibles ou homéopathiques, le traitement iodé fournit, de même, des résultats favoraWes ou franchement mauvais. Bien manié, même dans des cas d’hyperthyroïdie, l’iode est capable de procurer des résultats tout à fait surprenants, comme je viens d’en observer deux exemples en particulier, chez une dame à qui un chirurgien voulait, sans tarder, enlever la glande thyroïde et qui fut guérie par deux mois de médication.

LE TÊMPÉRAMEhfT

D’autres produits, tels que la strychnine, agisseat sur le système nerveux et le système musculaire, par l’intermédiaire de l’appareil endocrine. Il en est ainsi des entérô-antigènes (vaccins de l’intestin) et de leurs produits phosphorés, auxquels Dânya reconnaissait un rôle endocrino-sympathique. Il en est encore, de même, du synthol qni exerce une action sur la peau (organe en partie endocrine), et sur les filets nerveux répandus à profusion dans l’enveloppe cutanée. Par leur intermédiaire, il met en jeu la circulation générale et les glandes endocrines. J’ai tiré de très bons effets de ce médicament, dans nombre d’affections endocriniennes, depuis les douleurs à allure variée, jusqu’au rhumatisme; dans les états congestifs des muqueuses; et, dans certaines formes d’arriération physique et mentale.

c) On appliquera en outre aux endocriniens un traitement causal, lors de tuberculose, d’avarie, d’antécédents de rhumatisme aigu.

d) On fera intervenir toutes les hygiènes : alimentaire, intestinale, respiratoire, sexuelle, nerveuse et moralé, et aussi l’autosuggestion, qui, suivant Pauchet, conduit au «chemin du bonheur», en créant rharmonie psychique et morale.

Vautosuggestion entretient avec l’opothérapie des rapports réciproques. Dans l’insuffisance endocrinienne, produite par la maladie ou la fatigue, ou liée à des mauvaises habitudes alimentaires, (d’où résulte l’obésité), à une fâcheuse éducation (d’où résulte l’angoisse), l’autosuggestion forte et répétée, peut déjà favoriser les diverses hygiènes précitées. Celles-ci entraînent le bonheur, en actionnant favorablement les glandes, comme le font les émotions réconfortantes. Si l’aulosuggestion créé la foi «q>u soulève les montagnes » c’est par des procédés multiples, tels que les exercices respiratoires, et, d^s ce cas, en suroxygénant les endocrines : thyroïde, surrénale, hypophyse.

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Inversement, les sujets chez qui, par des procédés multipies, y compris l’opothérapie, l’on excite ou l’on régularise l’appareil glandulaire, mettront plus aisément à profit Vautosuggestion., d'autant plus difficile à appliquer — ü faut bien le dire — chez 'les sujets qui en tireraient justement le plus d’avantages. Les inquiets, les anxieux, les douteurs, qm tournent le dos au Chemin du Bonheur, doivent d’abord être remis en bonne voie, par l’opothérapie, pour utiliser l’auto-suggestion qui leur rendra la joie de vivre.

Certains régimes û'amaigrissement, par exemple chez les obèses, libèrent les ^andes, troublées dans leur fonctionnement, et réalisent une opothérapie indirecte. Si l’amaigrissement est poussé trop loin, U peut en résulter des réactions d’hyperthyroïdie. Le café, exerçant sans doute une action sur la thyroïde, avec les avantages et les inconvénients du traitement thyroïdien, produit des effets variables suivant les sujets et le dosage. Il sera bon d’en réduire ou d’en supprimer l’emploi, ainsi que de l’alcool et du vin pur.

Les rayons ultra-violets, infra-rouges, les rayons X trouveront leur utilité dans certaines formes de goitre exophtalmique. La chirurgie intervient contre le goitre, les tumeurs de l’hypophyse, les tumeurs de la surrénale.

Dixième demande: La médication doit-elle être utilisée exclusioement par la bouche? Que faut-il penser des greffes?

R. — Bien des glandes agissent mieux en injections sous-cutanées, que prises par la bouche. Ces injections peuvent être utilisées, d’abord, pour provoquer un coup de fouet, à 'titre de médication d'attaque. Elles seront alors continuées par périodes, atténuées, combinées avec la médication par voie buccale. Parfois les injections produisent des réactions brutales, n faut toujours commencer par de

faibles doses. D’autres modes d’emploi (en suppositoires, en lavements) sont parfois mis à profit.

Pour ce qm est des greffes, il s’agit d’une question encore à l’étude, qui mérite toute attention, et qu’il y a lieu d’envisager successivement chez l’hônime et chez la femme.

A) La greffe testiculaire, appliquée surtout par M. Voronoff, pour remédier à des troubles de sénilité plus ou moins précoces, a été étendue par M. Dartigues à un grand nombre de cas différents : lors d’insuffisance anatomique et de déficience physiologique des testicules, en cas d’impuissance avec ou sans stérilité, chez des castrats, lors d’inversion sexuelle, dans certaines affections nerveuses, par arriération glandulaire (en association avec d’autres greffes d’endocrines).

Appliquée à la sénüité, — et M. Dartigues l’a pratiquée jusqu’à des vieillards de 80 ans —, il utilise, simultanément avec la greffe, qui sera, de préférence, pluriglandulaire, la culture musculaire, la désintoxication générale, l’alimentation en produits jeunes.

Uavantage de la greffe serait d’établir, chez le receveur, une véritable « usine » de produits chimiques (Vignes) qui, indirectement, retentissent sur les autres tissus de l’organisme. Elle est, d’autre part, plus adaptée, soit aux besoins continus du sujet, soit à des demandes formulées par à coups. Mais la greffe a l’inconvénient de ne pas toujours prendre, de se résorber (on peut, il est vrai, la renouveler) de produire des forces passagères et illusoires. On n’a pas créé d’activité, on a seulement « mobilisé > l’énergie emmagasinée dans l’organisme (Vignes).

Tels sont les arguments qu’on oppose, à prop<» de cette méthode, encore passionnante dans ses re-

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soltats, et dont, tout au moins, la technique est bien établie, actuellement.

B) La greffe ôvarienne s’applique aux divers cas qui comportent ime carence ovarienne: l’infantUisme avec insuffisance de développement génital, la ménopause précoce et chirurgicale, l’absence complète de règles, la stérilité de cause ovarienne, certaines maladies mentales : mélancolie, anxiété, démence précoce.

Les résultats sont interprétés différemment suivant les auteurs. La régression des greffons est, en général, rapide, cependant, üs ont persisté parfois jusqu’à 8 ans. Même dans ces cas, la greffe n’a pas empêché les accidents d’une ménopause anticipée.

C’est dans la sénescence précoce, que les résultats obtenus sont les plus impressionnants, comme dans le cas suivant de Pende :

Une dame de 67 ans, en état de ménopause depuis vingt-deux années, souffrant d’otosclérose, a reçu une greffe des glandes thyroïde et parathyroïde, de l’ovaire, de l’hypophyse. Dans les sept jours qui suivirent l’opération, elle a perdu sept kilos. Vingt-huit jours après la greffe, elle eut une menstruation de trois jours, qui s’est renouvelée tous les vingt-huit jours, en même temps qu’apparaissaient des sensations multiples d’euphorie, une volonté plus grande de travail, d’élasticité dans toute sa personne, de sensibilité juvénile, qu’elle n’avait plus depuis plusieurs années. Elle remarque chez elle « une vraie résurrection intime». Ces phénomènes ont persisté quinze mois.

La greffe ovarienne a posé parfois une question intéressante à résoudre. Fixée au pavillon de la trompe, une greffe ovarienne empruntée à une malade à qui on l’avait enlevée, a été suivie de grossesse, chez la malade greffée. Quelle était la mère de l’enfant? La donneuse ou la receveuse? On a conclu dans ce cas que c’était la donneuse.

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