‹ Le temple d'AmadaChapitre 102 sur 122 · PI. XXXVIII B · texte numérisé non relu

PI. XXXVIII B

La moitié {jauche de la paroi, large de .5 m. •>(> cent., porte une décoratmn ldenti((ue à celle de la moitié droite, avec cette seule dillerence ([ue les si\ personnages du registre unique sont répartis en trois tableaux de chacun deux personnages, au lieu de deux tableaux de chacun trois personnages. La largeur respective des trois tableaux est, de droite à gauche, o m. 87 cent.. 1 m. 1 5 cent, et 1 mèti-e.

De chaque côté de la paroi el au-dessus du ciel couronnant le registre est tracé un cadre de rectangles multicolores.

LE TEMI'l.i: D'A.MADA. 175

Tableu: de DnoiTt:. — Sous le ciel '— >. le roi Tlioutinôsis III (- — •), portant la barbe jtoslichc droite et la couronne du Nord, ^ , est debout devant un dieu également debout (- — >-), dont le nom est détruit, mais (jui semble être Khnoum à tête de bélier. Le roi était peint en rouge et des traces de cette couleur sont encore visibles sur les mains et les jambes. Il tient un bâton absolument vertical dans la main droite, et dans la gauche il porte le signe •¥■• Le collier est décoloré. Le buste, les bras et les jambes sont nus. Le roi est vêtu du jupon empesé et pointu en avant, muni du devanteau vertical à frange d'uranis. et de la longue queue pendante. Tout ce costume est décoloré.

Le dieu, à tète de bélier avec cornes, ne semble pas avoir eu de diadème. La tète est martelée, le collier et le klaft sont décolorés; le buste, les bras et les jambes, nus, étaient peints en rouge. La ceinture, le petit jupon et la queue ont perdu leurs couleurs.

Les deux pieds avancés du roi et du dieu s'entre-croisent, la pointe antérieure (lu jupon royal empiète légèrement sur le jupon du dieu, et le bâton tenu par le roi partage exactement en deux parties égales le corps du dieu.

Le dieu passe son bras gauche derrière le roi et le tient par l'épaule gauche. Le bras droit est relevé à hauteur du visage et présente le signe •+• aux narines

du roi.

Les textes sont en mauvais état; ils ne semblent avoir comporté que trois petites lignes verticales, au-dessus des personnages :

Leroi:(.^)J? (°— il

LBo.o:()j LPT-^^ : fiifi'' ■

Tableau du mhjeu. — Sous le ciel >— >, le roi Thoutmôsis III (-< — -), coiHe de la perruque % et de luranis, est debout, les deux bras ballants, sans aucun attribut, devant un dieu hiéracocéphale (» — ►). coiffé du disque solaire et de rurœus(?), 0f, également debout (probablement Harmakhis).

Le visage du roi est complètement détruit: le collier et le buste sont décolorés, tandis que les bras et les jambes ont, au contraire, conservé leur couleur rouge. La shenti^i (sans rayures) et la queue sont décolorées.

Harmakhis (-^ — ^>-) tient en mains le sceptre f et le Y: il est complèlement décoloré, sauf les mains et les jambes qui sont encore rouges. Le buste est nu: la ceinture, le jupon et la queue nont plus de couleur.

176 II. GAUTHIKR.

Des toxtis DU no voit |)lii> (iiic le lilir. ciilrc les deux personnages, et des débris de ia légende royale sur la droid' du lahieaii. en haut. La li'gende (rilarniakhis a été complètement martelée :

Tithe du tableau : (- — ) j |* " .

Le uoi : (< — )" mm'iy V|î]^^ ' '^[OjJ.

Le DiEi : ( — > !

Sur le jupon du roi est gravée à la poinle une |»etile inscriplion copte (?). en trois lignes (voir plus bas. chapitre \ |.

Tableau de (iauciie. — Ce tableau mesure exaclemenl i iiièlre île largeur.

Sous le ciel ^— ', mutilé, le roi (probablement Thoutmôsis III, mais le nom est détruit), coiffé du bonnet^, est debout (-<—). les bras ballants, à côté du dieu Amon (- — >■), assis, coiffé de son diadème habituel, mutilé. Le dieu passe son bras gauche derrière le roi et lui fait respirer la vie, -t-, de sa main droite.

La tête et le visage du roi sont mutilés. Le collier est décoloré; on voit des traces de rouge sur Tépaule: les bras et les jambes, nus ainsi que le torse, ont également conservé leur couleur rouge. Le jupon, empesé et pointu, muni du devanteau vertical à frange d'urœus el de la longue queue, est décoloré, ainsi que la ceinture.

Amon a le visage et le haut des plumes de sa coiffure cassés: la lijjiH," \~ de cette dernière a conservé quelques traces de rouge. Le corps du dieu était peint en bleu, comme on peut en juger d'après les jambes, qui ne sont pas trop décolorées. Le collier et les bracelets n'ont plus de couleurs. Le maillot, les bretelles, la ceinture rayée verticalement, et le jupon paraissent avoir été jaunes avec des filets rouges. La queue el les jambes sont en majeure partie cachées par le roi, qui occupe le premier plan.

Le socle du siège, jaune, est encadré de quatre bandes de rectangles multicolores: la pointe antérieure semble avoir été bleue et unie: au-dessus est étendue la natte habituelle, rectangulaire, m m m. peinte en vert avec des bandes jaunes el filets rouges au milieu et aux extrémités. Le fond du socle est garni de groupes tII juxtaposés: mais le décorateur s'est trompé et n'a placé que cinq groupes Yff

au-dessus de six'^^: ces derniers étaient jadis verts, les •¥■ el les f bleus, les f multicolores. Ce molifest. du reste, interrompu en deux endroits |)ar les jambes du roi, qui le recouvrent.

Le ca(li'(> du siège même est jaune avec tili.'ls rouges: le devant du siège est bleu uni: l'arrière (petit carré de gauclie) porte le symbole de l'union du sud et du nord, ^i, peint en jaune sur fond rouge.

Il est à noter que la queue suspendue au jupon du roi passe derrière l'extrémité antérieure du socle du siège divin et se trouve cachée par lui bien que, pour toutes les autres parties de son corps el de son costume, le roi soit au contraire au j)remier plan et cache le dieu. Il va là une inadvertance du décorateur.

Des le\les de ce tableau on ne voit plus, mutilée à son début. (|ue la longue ligne verticale, aussi haute que le registre lui-même, tracée derrière le roi. tandis que toute la légende du roi a dispai'U. Cette ligne porte la fin de phrase suivante :

Au-dessus de ces trois tableaux et du cadre de rectangles qui les surmonte nous trouvons la frise habituelle de khakeroit, si mutilée ici qu'elle est presque invisible, puis le tore arrondi (mieux conservé que du côté droit), et enfin la corniche dont le plateau horizontal est contigu au plafond.

Le Temple (fAmada

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