‹ Le temple d'AmadaChapitre 98 sur 122 · PL XXXVII B · texte numérisé non relu

PL XXXVII B

Do même que sur la paroi latérale de droite, les deux surfaces formées par le deuxième faux pilier et par la paroi comprise entre ce deuxième pilier et le troisième ne contiennent qu'un seul tableau, bien qu'elles ne soient pas sur un plan unique: le pilier est en saillie par rapport à la paroi de o m. 09 cent, à droite et 0 m. 17 cent, à gauche. Le pilier mesure o m. 67 cent. d(^ largeur et lentre-colonnement 1 m. 62 cent.; l'ensemble du tableau mesure donc 2 m. 3o cent, environ de large. 11 comporte trois personnages, dont un seul, celui de droite, le dieu Tliot, est sur le pilier, tandis que les deux autres, le roi et le dieu Atoum, sont sur lentre-colonnement.

Le tableau représente dans son ensemble l'inscription du nom de Thoutmôsis IV dans l'arbre sacré d'Héliopolis par le dieu Thot [< — «), tandis que le roi (- — ►) est agenouillé sous l'arbre et que derrière le roi est assis le dieu Atoum (» — >-). Sur le pilier comme siu- l'entre-colonnement un ciel '—- domine l'ensemble de la scène.

Le dieu Thot à droite, sur le pilier, est bien conservé. Il a une tète d'ibis (rouge?), avec des traces de bleu sur le klaft et sur le large collier. Le buste, les bras et les jambes sont nus et peints en rouge. La ceinture est décolorée, mais elle était divisée en sections par des bandes verticales. Le jupon est jaune, ainsi (jue la longue queue.

De la main droite Thot tient le signe des années, f, aussi haut que le registre et terminé à son extrémité inférieure par le têtard (nombre 100.000) assis sur le

166 II. CALTIllEK.

symbole û: tlo la main }>aucli('. ('Icvi'fà la liaiil.Mn du \u'C . le dieu timl je oalaiiif

avec It'inu'l il m- dispose à écrire.

Au-tl«'>siis (le lui sont tracées trois lignes verticales (lliiéroglyphos (■« — -). qui sont la suite «le deux autres lignes ponceiiiant lo geste de Thol et gravées sur lentre-colonueuH-nl.

Plus haut vient le cadre de rectangles, et enlin. au somin(>t, la Irisede LluiLrroii. Sur l'enlre-colonnement, nous vovons représentés l'arhre sacré, le roi et le dieu Atouin.

L'arltre occupe toute la moitié ilroile de la paroi: uiu' branche se détache même du tronc principal vers le bas du lalileau et vient passer contre le siège du dieu et remonter à gauche derrière son dos. Le tronc principal et les plus gro.s.<es branches sont peints en jaiine. tandis ijue les j)lus jielites tij-vs. les leiiilles et les boutons de fleurs sont verts.

Le roi (- — «•) est agenouillé sous l'arbre, devant les pieds du dieu, et o((U[)e ainsi le milieu de la paroi; il est coilTé du bonnet % et de l'uneus, jaunes, pardessus lesquels on aperçoit encore h pscltod M, fort mutilé. Le roi est j)eint en rouge, sans barbe; des traces de rouge et de vert sont encore visibles sur le large collier. .\ son cou est suspendu une sorte de sautoir elliptique ((ig. 89), à l'extrémité duquel était peut-être fixé le cartouche du roi encadré de deux urœus dressés et coiirés du disque solaire, rouge; mais on n'aperçoit plus que les trois ^^^ disques avec quelque certitude. Le torse, les bras et les jambes sont nus: le jupon, qui épouse le contour du genou droit replié, était jaune; on ne voit pas trace de queue, mais toute la partie inférieure du corps du roi, dissimulée sous le feuillage de l'arbre, est assez indistincte.

Le dieu Atoum (- — ►) est assis à l'extrémité gauche de la paroi; il devait être hiéracocéphale, mais la tête est cassée; il est coifl'é du disque solaire rouge.. Le collier porte des traces de couleur verte. Le torse, les bras et les jambes sont nus et peints en rouge. Le jupon est jaune, et l'on ne voit pas trace de queue. Le siège est en fort mauvais état. Le socle, de forme b^, est décoloré et surmonté dun petit plateau 1 1, peint en vert. Le cadre est vert et jaune, le dossier jaune, et linlérieur semble avoir été décoré de rayures horizontales rouges, Ideues et vertes. Dans le petit carré ménagé à larrière du siège il v avait probablement le motif habituel (union du sud et du nord, ^i), peint en blanc ou en rouge (?) sur fond jaune.

Lr' roi est agenouillé sur le socle même du siège, devant les pieds dAloum. et le dieu étend les deux mains vers son épaule et sa tête dans un large geste de protection.

Fi,;. 3.).

Ll:; TF.MF'I.K DWMADA. 167

Au sommet d(> Tarbre l'iifin, (l(''|>iii-laj;vaiil l<s cIik] lijjiifs de légondc de Thol à droito cl les six lij;n('s de légoiuli' dAlouiii à {jauclie, l'st ropréscnlé un gros disqiio solairi' rouge uu-dcssous duquel un scarabée dé|)loi(' ses ailes: ci; scarabée repose liii-iiième sur le liant du cartourhe-préiiom du roi (miitib' i : L^ .

I^es textes de ce tablejm curieux comptent onze lignes :

TiioT (les deux premières lignes sur la paroi, les trois autres sur le i)ilier) :

4°"îL 9Ei ....,,i,\':' ÛÛID^^. ;-

Au-dessus du ciel <— ^, qui surmonte ce tableau, viennent les rectangles, puis la frise de hhalierou, dont le sommet est cassé.

La plus grande partie de ce tableau a été trouvée à terre, en fragments, lors du déblaiement, et a été reconstruite.

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