‹ Le temple de GnideChapitre 13 sur 25 · INTRODUCTION. XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIII

Les femmes avaient toujours charmé ce remarquable génie, et il avait à ce point le désir et le souci de leur plaire quil corrigeait et recorrigeait sans cesse les lettres galantes quil leur adressait sans se faire beaucoup prier. Le» brouillons de ces billets, raturés à Vexcès, ont été retrouvés depuis et prouvent que le beau sexe occupa fort, pendant un temps toujours trop court, celui qui ne devait être plus tard qu'un travailleur austère, un profond philosophe vivant retiré en son château de La Brède, au sein des travaux les plus graves et les plus sérieux, et « oubliant en une heure de lecture les plus vifs chagrins. «

Sans prétendre effacer les jugements très-corrects portés jusqu'à ce jour sur /c Temple DE Gnide, il faut pourtant reconnaître que ce poème est rempli de passages supérieurement écrits. Ils font oublier parfois des faiblesses ou des longueurs trop nombreuses.

Les quelques lignes consacrées par Montesquieu à la description de la contrée de Gnide sont admirables. Au nombre des pages qui ont fait placer, à différentes reprises, parmi les œuvres dites éro-

vers. Voici par exemple un passage tout à fait poétique « Mais j'en peins les richesses, et non pas les beautés. > Chant I".)

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