PILIERS DU PORTIQUE SUD
Ces piliers sont au nombre de cinq; leur décoration, qui a beaucoup souffert des ravages du sable, est identique pour tous. Elle consiste pour chacun :
i° En deux lignes verticales d'hiéroglyphes sur chacune des faces est et ouest, donnant les noms du roi et certaines épithètes laudatives complémentaires de son protocole;
20 En deux tableaux de deux personnages chacun superposés sur la face postérieure (sud);
3° En deux inscriptions affrontées courant sur le côté antérieur et sur les deux côtés latéraux du socle; le côté postérieur de ce dernier est resté nu.
Voici ce qu'on lit sur chacun des cinq piliers, en commençant par le plus rapproché du pylône, le premier que l'on ait à sa gauche lorsqu'on entre par le portail central.
Premier pilier, a. Socle. Sur la face antérieure, au milieu, les deux cartouches
royaux : (« — -) j — (oj^;^ j (» — «•) ( Çfo tf ^ jj (ces deux lignes sont disposées verticalement). De chaque côté de ces cartouches, une inscription commence sur la face antérieure pour se terminer sur une des faces latérales :
CM gauche ^^^^Xlkceest^ll^-'J^l^,]^
Coté droit : ( -> — ■) Même texte face ouest : même texte terminé par At Q
b. Face est. Deux lignes verticales, hautes de 2 ni. 90 cent, et larges de o m. 38 cent, chacune, sont tracées de haut en bas :
c. Face ouest. Les mêmes deux lignes verticales, mais oriente'es en sens inverse :
(-) ir[§EEi*CZDI¥COAf œ \î±mJl ■ î*CD^(Z]?[|]'
(I. Face postérieure. Celte face est décorée de deux tableaux superposés, hauts chacun de 1 m. 38 cent, et séparés entre eux par un espace de quelques centimètres. Chacun de ces tableaux compte deux personnages, le roi et une divinité.
Au tableau supérieur, le roi (— *) adore un dieu («- -) tenant le sceptre jN Les coiffures et les lignes de légendes n'existent plus.
Au tableau inférieur, le roi («— ), dont la coiffure devait être, soit le bonnet 4, soit la simple perruque ">, et dont la tète est surmontée de }%y est devant un dieu à coiffure détruite, tenant le sceptre |\ On ne voit pas en quoi consiste son offrande, et les légendes sont également détruites; il reste des traces de ces dernières, comportant les deux cartouches du roi et une ligne relative au dieu, mais ces traces sont illisibles.
Deuxième pilier, a. Socle. Mêmes cartouches verticaux sur le devant et mêmes textes affrontés partant du milieu de la face antérieure pour se continuer et se terminer celui de droite sur la face ouest (~), celui de gauche sur la face est
b. Face est. Deux lignes verticales
c. Face ouest. Deux lignes verticales identiques aux lignes de la face ouest du premier pilier (» — ►).
d. Face postérieure. Deux tableaux superposés comportant deux figures chacun. Au tableau supérieur, le roi («—), coiffé du bonnet * et la tête surmontée
de \*S offre un objet qu'on ne peut plus distinguer à une déesse (— +), coiffée du pschent et tenant le sceptre [. Les textes n'existent plus.
Au tableau inférieur, le roi (*—), coiffé de ">, offre un vase * à une déesse (—--), tenant le sceptre et dont le diadème a disparu. Les textes comptent quatre petites lignes verticales, dont les deux cartouches du roi («— ) et deux lignes concernant la déesse (— >) : il reste quelques signes de la première de ces deux igm
l.f Temple de Oimdi es-Sebouà.
TnoisiÈME pilier, a. Socle. Même décoration et mêmes textes que sur les piliers précédents et disposés de la même façon.
b. Face est. Deux lignes verticales : (» — ► ) j \£ $ T» Ç P
c. Face ouest. Les mêmes deux lignes verticales que sur la face ouest des piliers précédents.
d. Face postérieure. Deux tableaux superposés , comme sur les piliers précédents. Au tableau supérieur, le roi (-< — -), coiffé de ^ , offre un objet imprécis à un dieu
hiéracocéphale (Harmakhis (?) (» — ►), coiffé de XDJ et tenant le sceptre f. Les textes ont disparu.
Le tableau inférieur est complètement invisible.
Quatrième pilier, a. Socle. Textes identiques à ceux des socles précédents et disposés de la même façon.
b. Face est. Deux lignes verticales : (■ — ►) j V
sC^mif lffl1IM=î*CO^ŒM-
c. Face ouest. Deux lignes verticales : (- — -)|^k Mi H^f p jj
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d. Face postérieure. Deux tableaux superposés , comme sur les piliers précédents.
Au tableau supérieur, le roi (-. — -), coiffé du pschent ^f (?)(ou seulement de la couronne du nord i^J), offre les deux vases à lait x x à une déesse (» — ►) dont la coiffure est détruite et tenant le sceptre j . Les textes n'existent plus.
Au tableau inférieur, le roi (« — -), coiffé de la couronne du nord SJ , offre un objet (jui paraît être V , mais qui est très mutilé, à une déesse (» — ») qui paraît être Isis, coiffée de |(?) et tenant le sceptre 1. On voit encore les traces des
cartouches royaux (< — «) et des deux lignes verticales concernant la déesse (- ►), mais elles sont illisibles.
Cinquième pilier. a. Socle. Textes identiques à ceux des socles précédents et disposés de la même façon. La face ouest du socle touche le devant de la plateforme sur laquelle s'élève la façade du pronaos et ne porte pas d'hiéroglyphes.
h. Face est. Deux lignes verticales : (■ — ) j V^ R$5$j^ . r~ H^ ( 1' " c. Face ouest. Deux lignes verticales : ( •> — «) j V^ Mjj^
(I. Face postérieure. Deux tableaux superposés, comme sur les piliers précédents.
Au tableau supérieur, le roi ('-< — «), coiffé de la couronne du sud M , offre un objet qu'on ne peut reconnaître au dieu Amon (» — «-), coiffé du bonnet à longues plumes E. a et tenant le sceptre f. Il ne reste absolument rien des textes.
Au tableau inférieur, le roi (-< — «), coiffé de ^ et la tête surmontée de t#f offre un objet détruit à Ilorus (» — >-) hiéracocéphale, coiffé du pschent et tenant le sceptre f . 11 reste quelques traces des lignes verticales de textes, mais elles sont illisibles.
Tels sont les cinq piliers du portique sud. D'une façon générale, on peut dire qu'ils sont de moins en moins mutilés à mesure qu'on s'éloigne du pylône pour gagner la façade du pronaos. C'est ainsi que les deux derniers ont conservé çà et là sur les tableaux de leur face postérieure quelques traces de l'enduit stuqué et des couleurs jaune et rouge dont ils étaient complètement recouverts.