TABERNACLE LA CABANE MOBILE
E pavillon de fêtes, simple armature de joncs, ne pouvait répondre à l’idée de durée, préoccupation toute égyptienne. Tôt ou tard le bois devait s’imposer comme un élément supérieur et se substituer à la vannerie. Cette substitution eut lieu dans un ordre rationnel, les monuments en témoignent. La substitution se fait d’abord par le plancher et la base des piliers, puis par la colonne, enfin par l’architrave. Le même ordre s’imposa plus tard en Asie et en Grèce pour la substitution de la pierre au bois.
La base. — Nous avons vu, dans les plus anciennes représentations, les piliers de la cabane enfoncés à même en terre. Le besoin d’une assise plus solide obligea l’emploi d’un meilleur procédé. Lé plus simple fut d’élever l’édifice sur un soubassement en bois, d’y placer des bases ou socles en bou-
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dins aplatis, où les pieds des joncs liés et leurs folioles venaient s’insérer L
Piliers. — A la transformation de la base succède celle du pilier de jonc fleuri, en colonne ligneuse.
Les fleurs, les feuilles se fanent, tombent, l’artiste devait chercher les moyens de conserver à ces piliers le riche et gai décor que nous avons analysé : le bois sculpté et peint, plus tard les incrustations, en dernier lieu la pierre et la polychromie lui en donnèrent la possibilité.
Fig. 18. Hiéroglyphes égyptiens.