‹ Le temple et la fleurChapitre 14 sur 96 · Lepsius. Ab. II, Bl · texte numérisé non relu

Lepsius. Ab. II, Bl

Les représentations de colonnes et colonnettes, dessinées par Prisse d’Avesnes, montrent ces transformations opérées (fig. 19,3). Jamais nous n’en voyons le modèle. Généralement elles appartiennent à des monuments précieux, à l’orfèvrerie du bois, aucune à l’architecture monumentale proprement dite.

Il existe deux systèmes de piliers dans l’architecture égyptienne.

1° Le pilier allongé (fig. 21, 2), qui n’est que la copie en bois du pilier de joncs liés (fig. 13, 2, p- 30).

^ Pour empêcher les extrémités des folioles de gêner le passage, souvent le fût de la colonnette était entouré d’une natte de jonc, dans laquelle les pointes gênantes venaient s’insérer.

Le Bois

2® Le pilier court, qui n’est que la copie, ou plutôt la répétition, du tronc d’arbre ébranché (fig. 19, 2 et 1).

Nous avons déjà montré, par des images-syllabes, le pilier central remplacé par le tronc d’arbre (fig. 18). Ce n’est plus l’arbre vivant et feuillu, comme celui des constructions des Dinkas ; c’est l’arbre dépouillé, appointé à la base pour le transplanter et en faire une charpente plus solide que le pilier

Fig. 19. — 1. Colonne-amulette. Papyrus de Turin, n« 10.

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