Colonne fleurie. Prisse d’Avesnes
de jonc. Seulement, comme l’Égyptien n’abandonne aucune de ses habitudes, comme il a déjà celle des piliers de joncs fleuris, il fleurira de même la tête branchue de ses troncs transplantés, il sculptera même souvent les lignes ou les cannelures des joncs sur ce tronc (fig. 19, 1) et les folioles de la base.
Les piliers de joncs liés et garnis de fleurs, traduits en bois, appelaient une traverse en bois pour les relier : l’architrave. Ce progrès n’eut pas lieu tout de suite et nous donnons ici plusieurs exemples d’édicules avec une ou plusieurs colonnes de bois, encore ' reliés par des toitures de joncs courbés (fig. 21, 1 et 2).
La Langue Sacrée
L'abaque. — La transposition en bois du jonc courbé de la toiture amène une autre création : l’abaque.
Fig. 20. Hiéroglyphes égyptiens.