‹ Le temple et la fleurChapitre 20 sur 96 · Pylône égyptien · texte numérisé non relu

Pylône égyptien

Le pylône (fig. 27, 3), la création la plus imposante de l’art égyptien, a partout survécu au temps. On en admire toujours la proportion, l’assise, la corniche ou couronnement. D’où viennent ces qualités?

Fig. 28. Tente arabe.

Dans le principe, au temps des voyages à travers les grands espaces, ce fut certainement la tente, l’abri souple et mobile de paille fine tressée, la tente basse, celle du désert, à peine élevée au centre à l’aide d’un bâton et fixée aux quatre angles

« La tente reste, même alors, l’habitation guerrière, et dans la vie civile une sorte « de brillante représentation du passé à laquelle se rattache les plus anciennes « traditions de la vie nationale; elle sert pour l’exposition des morts, pour la célé- « bration des fêtes religieuses, comme en Egypte et en Grèce; les rois d’Orient y « rendent la justice; elle est un symbole de souveraineté. » De Ronchaud. La tapisserie clans l’antiquité, p. 5.

La Langue Sacrée

par une corde, qui fut en usage (fig. 28). Sur une barque, où l’espace est restreint, la tente est haute, étroite, et les toiles qui la composent sont arrimées aux flancs de la barque avec une inclinaison nécessitée par l’aplomb du bâtiment.

Parmi les hiéroglyphes représentant la barque solaire, la gondole royale ou la bari sacrée, deux formes d’édifices se rencontrent souvent.

Si on étudie la plus simple (fig. 29, i), on reconnaît le pavillon mobile, analysé à la page 43, servant d’échafaudage pour soutenir des toiles. Ces toiles, tendues et fixées aux flancs de la

Fig. 29. Tentes marines égyptiennes. — 1. Mariette. Mon. div., p. 53.

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