‹ Le temple sans idoles; poèmesChapitre 60 sur 81 · L'ALCHIMISTE · texte numérisé non relu

L'ALCHIMISTE

Dans l'augurai silence et la nuit de la nue, Au soufre ayant mêlé le mercure et le sel, Les yeux éperdument fixés sur la cornue, Il attend, invoquant Hasmodai et Zazel.

O Grand-CEuvre ! Douer d'esprit la pierre nue Selon l'arcane inscrit autour du triple Scel. Transmutera son gré la matière connue En l'or sublime où fondre un sceptre universel.

Lieutenants infernaux, soyez maudits : l'écuelle Éclate en projetant dans l'ombre rituelle Les rêves calcinés par la fourbe du feu.

Tout croule de n'avoir respecté que la lettre

Et d'avoir méconnu qu'un cœur pur seul perpètre

Le miracle de l'or en l'ascèse vers Dieu.

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