‹ Le temps viendraChapitre 18 sur 30 · UN SOLDAT · texte numérisé non relu

UN SOLDAT

On ne peut pas. Il mourrait en route.

OVEN, au soldat qui vient de parler

Tais-toi Jonc ! pas si fort !

ALAN

Non, pas à l'hôpital ! ne m'abandonnez pas !

QWEN

Oui, tu resteras. Ne t'agite pas. Ce n'est rien.

ALAN

Non, je sens bien que c'est fini.

io8

OWEN

Mais non.

ALAN, pleure. — Après un moment

Et lui ?

l'italien

Moi aussi. Attends-moi, nous ferons route ensemble.

ALAN

Où est-il blessé ?

l'italien

Ah! c'est bien le pire de tout. Au dos. C'est une fatalité. Cette guigne s'acharne à me jouer des tours. Mais celui-là, c'est le plus sale de tous. Pas de chance! Enfin, c'est fini. — Je m'en moque. Quand le destin nous persécute, il faut rire de lui ; cela le vexe. On a beau êti^e vaincu, on lui est supérieur. Alan gémit. Tu as mal ?

ALAN

Oui. —Et toi?

l'italien Naturellement.

ALAN

Pourquoi est-ce que tu m'as tué ?

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