‹ Le Térence des ducsChapitre 31 sur 44 · PL XXIII · texte numérisé non relu

PL XXIII

Hélooq.Ihiiartim-

LES ADELPHES

GÉTA, SOSTRATA, DÉMÉA.

Géta. — Oui, maîtresse; je vais aller voir chez eux quand ils enverront chercher la mariée. Mais voici Déméa. Gare !

DÉMÉA. — Géta, je te tiens aujourd'hui dans mon estime le plus précieux des hommes.

Géta. — Vous êtes bien bon d'avoir de moi cette idée.

(Acte V, scène vi.)

ESCHINUS, SYRUS, GÉTA, DÉMÉA, MICION.

DÉMÉA. — ... Pourquoi n'envoies-tu pas chercher ta femme ?

EscHiNUS. — Je le voudrais; mais on attend la joueuse de flûte et le chœur d'hyménée.

DÉMÉA. — Laisse-moi là hyménée, compagnie, flambeaux, joueuses de flûte, et fais abattre ce vieux mur qui est dans le jardin : amène ta femme par là; ne fais du tout qu'une maison, et conduis à notre logis la mère et toute la famille.

EscHiNus. — Bonne idée, excellent père !

DÉMÉA. — Cela vaut beaucoup mieux que de faire passer par la rue notre accouchée encore malade... Mais voici Micion qui sort de chez lui.

(Acte V, scène vu.)

CTÉSIPHON, PAMPHILE, DÉMÉA, ESCHINUS, SOSTRATA, MICION.

Micion. — C'est mon frère qui l'ordonne ? Où est-il? C'est vous, Déméa, qui donnez cet ordre?

DÉMÉA. — Oui, c'est moi ; et je veux qu'en cela, comme en toutes choses, nous ne fassions plus avec eux qu'une maison ; je veux les choyer, les servir, les enchaîner... D'abord, la mariée a une mère.

Micion. — Oui, après?

Déméa. — Il faut que vous l'épousiez.

Micion. — Moi, faire le nouveau marié à l'âge de soixante-cinq ans... C'est immoral, ridicule, absurde,... mais si vous y tenez tant, je promets.

(Acte V, scène viii.)

Pl. 24.

Pl. XXIV

Heliog^ Ihijardin

PHORMION

ANALYSE DE LA COMÉDIE

L'Athénien Chrémès, mari de Nausistrata et père de Phédria, est allé faire un voyage à Lemnos. Là, il s'est épris d'une jeune femme, il l'a épousée et en a eu une fille nommée Phanium. Chrémès s'est bien gardé de conter l'aventure à sa femme; il n'a mis dans le secret que son frère Démiphon. Ce dernier, de son côté, a un fils, Antiphon; et les deux frères ont décidé de marier Antiphon à Phanium. Afin de mettre ce projet à exécution, Chrémès est parti pour Lemnos; mais la mère de Phanium, qui, accompagnée de sa fille et de la nourrice Sophrona, avait déjà quitté Lemnos pour Athènes, meurt bientôt dans cette dernière ville, et Phanium y reste à la garde de Sophrona. Cependant, Antiphon a vu par hasard Phanium, il s'en est épris, et, grâce à l'esclave Géta, grâce surtout au parasite Phormion, il l'épouse. L'habile et peu scrupuleux Phormion parvient encore à soutirer aux deux vieillards une somme de trente mines, dont Phédria, amoureux d'une joueuse de cithare, a besoin pour les verser au marchand d'esclaves Dorion. Sur ces entrefaites, la nourrice Sophrona reconnaît Chrémès, qui reconnaît lui-même sa fille dans la jeune femme qu'a épousée Antiphon. Tout serait pour le mieux si Chrémès et Démiphon n'avaient le désir de se venger des tours que leur a joués Phormion au profit de Phédria. Phormion, pour parer le coup, n'hésite pas alors à conter à Nausistrata l'aventure galante de son mari; et c'est seulement à la condition de pardonner à Phédria et à Phormion que Chrémès lui-même obtient son pardon de Nausistrata.

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