‹ Le Térence des ducsChapitre 5 sur 44 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Pour terminer cette notice du volume, il ne sera peut-être pas sans intérêt d'en donner une description sommaire permettant aux curieux qui ne pourraient examiner le manuscrit original de se le représenter et d'en connaître les dimensions exactes.

Le Térence des ducs est composé de 238 feuillets de parchemin mesurant 337 millimètres sur 240. Toutes les pages ont reçu une réglure qui donne au texte une hauteur de 180 millimètres et une justification de 110. Le texte même des comédies comporte 22 lignes à la page; mais en tête de chaque pièce, et aussi en tête de chaque scène, se trouve un argument écrit en caractères plus fins et sur des lignes plus rapprochées. L'inventaire de la bibliothèque du duc de Berry, rédigé peu d'années après l'achèvement du volume, le signale comme « escript en latin, de bonne lettre de fourme, glosé et historié ». On n'ignore pas que ce terme « historié » correspond exactement à notre mot « illustré ». Quant à la qualification de « glosé » qui est donnée à notre manuscrit, elle n'est peut-être pas rigoureusement juste. Il est bien vrai que beaucoup de mots du texte sont interprétés et qu'à certains endroits ces mots ajoutés au-dessus des lignes équivalent presque à une glose interlinéaire; mais ce n'est pourtant pas là ce qu'on entendait au moyen âge quand on parlait d'un texte glosé. Ce terme de glose ne peut s'appliquer non plus à l'argument qui précède chaque comédie et chaque scène. Le rédacteur de l'inventaire semble donc s'être servi d'un terme impropre. Il n'y a pas lieu de s'en trop étonner : tous les inventaires n'ont point été dressés par des spécialistes et les méprises n'y sont pas rares.

Bien que les comédies de Térence soient en vers, notre copiste a écrit tout le volume comme s'il s'agissait d'un ouvrage en prose, sans alinéa. Le Térence de la Bibliothèque nationale (i) a été exécuté par un scribe plus soigneux qui a indiqué les vers comme nous le ferions aujourd'hui, en consacrant une ligne à chacun d'eux.

Le Térence des ducs a des réclames. Les initiales sont en couleurs sur or, avec ornements épineux; les titres courants en lettres d'or et bleues alternées. Les titres et les noms des interlocuteurs sont tracés en rouge. Deux pages seulement, sans parler du frontispice, ont reçu une riche bordure formant encadrement : ce sont les feuillets 4 v" et 47 .

Toutes les miniatures de notre Térence ont exactement la même largeur que le texte du manuscrit, c'est-à-dire 110 millimètres; mais la hauteur est loin d'en être aussi uniforme. Les dimensions varient de 95 millimètres, comme la figure 27, à 130 millimètres, comme la figure 49. Dans la reproduction, les miniatures ont été légèrement réduites : elles mesurent toutes 89 millimètres sur 85.

Le manuscrit du Térence des ducs est formé de 30 cahiers ; les 29 premiers comprennent chacun 8 feuillets, et le dernier 6 seulement. Le feuillet 238 est blanc. S'il est naturel que ce dernier soit resté blanc, puisque le texte de Térence est terminé au feuillet 237, il en existe d'autres dans le volume dont la présence n'est pas aussi normale : ils servent simplement à remplacer ceux qui ont été arrachés.

Les feuillets enlevés sont au nombre de quatre. Ce sont : les feuillets 33 et 40 (i"et dernier du cahier V); le feuillet 110 (6' du cahier XIV); et le feuillet 149 (5^ du cahier XIX).

Le feuillet 33 comprenait : la fin de l'argument de la scène iv* (11* du manuscrit) du IV^ acte de ïAndrienne, la scène iv* tout entière, puis la scène v^ (if du manuscrit), sauf une partie du dernier vers :

\Mane~^o ne qiiid vestrum remorer commodum.

Le feuillet 40 contenait : la fin de l'argument de la scène m' du "V* acte de XAndrienne et le commencement de cette même scène jusqu'à ces mots :

Ego me amare hanc fateor

(i) Bibl. nat., ms. lat. 7907 A.

Dans le feuillet 110 se trouvait la scène iir (ir du manuscrit) du IV' acte de Y Héautontimorouménos jusqu'à ces mots :

CLINIA

Quid ais?

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