Greffe d'Amiens
s. Le Bon au Comité de salut public, 24 ventôse : « Hier, le ci-devant
25 ventôse (15 mars). — Pierre-François de Cool (71 ans), fermier à Morbeck (district d'Hazebrouck), était-il plus coupable? Les commissaires de Le Bon avaient trouvé dans ses papiers un certificat attestant que son fils Eugène avait demeuré, depuis le commencement de novembre 1792, à Bouchaven, où il avait été employé en qualité de commis au greffe du comté. Le 20 ventôse, Le Bon l'envoie aux Baudets ; le 24, il transmet les pièces à Potier : « Vu la pièce saisie sur le nommé de Cool, détenu à la citadelle de Doullens, d'où il résulte que ledit de Cool a entretenu des correspondances criminelles soit avec son fils Eugène de Cool, émigré, soit avec les ennemis de l'extérieur, arrête qu'à la diligence de l'accusateur public ledit de Cool sera, dans les vingt-quatre heures, traduit au tribunal révolutionnaire * ».
Cet arrêté renfermait une sentence de mort : de Cool, inutilement défendu par Leducq, est condamné comme complice d'émigrés.
27 ventôse (17 mars). — Jean-Ghislain-Philippe Fruleux deSouchez (64 ans), électeur en 1791, membre de l'Académie d'Àrras,fut dénoncé au district le 18 pluviôse (6 février) par six citoyens de Souchez, « comme ennemi du peuple, de la Bévolution, des principes sacrés de la douce Égalité, ayant recelé chez lui les meubles du curé réffactaire M. Dervilly ». Le district, « considérant que le dénoncé, se trouvant ex -noble et n'ayant pas manifesté un attachement constant et ardent à la Bévolution, était absolument frappé par l'art. 2 du décret du 17 septembre ; qu'il était, en outre, présumé receleur d'effets du ci-devant curé de Souchez, déporté, et que, s'il ne justifiait pas avoir fait la
baron de Coupigny et Tex -conseiller Hémart ont passé à la guillotine, le premier comme émigré, et le second comme royaliste et distributeur de faux assignats ». — Greffe d'Amiens.