‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 133 sur 185 · Moniteur du 21 brumaire an II (11 novembre J · texte numérisé non relu

Moniteur du 21 brumaire an II (11 novembre J

fat dans cette position que, le 25 octobre, il eut l'imprudence d'adresser directement au général en chef un rapport dans lequel il lui faisait observer qu'il n'existait entre les généraux divisionnaires ni liaisons, ni correspondances qui les informassent de leurs positions respectives. Duquesnoy se vengea en le faisant arrêter. A l'audience , Gabriel Le Blond, qui faisait partie du jury, voulut donner lecture aux jurés d'un mémoire justificatif, rédigé par Gillet *, on le lui interdit. On accusa Gillet d'avoir négligé de « faire fortifier divers postes de l'avant-garde, d'avoir rapporté au général en chef que les postes étaient à l'abri de toute insulte et favorisé par là le progrès des armées ennemies ». — Gillet se défendit lui-même, il fut condamné à mort.

Le commandant Bochette croyait à la justice des révolutionnaires. Détenu à l'hôpital Saint-Vaast, il avait écrit, le 29 frimaire (17 décembre), au comité de surveillance, pour demander des juges. « Plus ma détention présente d'injustice, plus je devrais compter sur un examen, sur un jugement prompt; mais, hélas ! je fais la triste expérience que, dans la crise actuelle, ceux qui habitent encore les jardins osent à peine s'occuper des victimes qui sont reléguées dans les déserts. Point de Gracchus qui plaident pour les opprimés 1 Des fers pour moi qui ai constamment et de tous mes moyens fait la guerre aux tyrans et aux despotes 2 ! »

Après quatre mois de détention, Bochette fut accusé « d'avoir affecté de mal recevoir les soldats blessés de l'armée française, tandis qu'il plaçait commodément l'un de nos ennemis les plus acharnés, le lieutenant-colonel du régiment de Gobourg; ce qui excita un mécontentement général parmi les défenseurs de la patrie ». — Dans un Mémoire adressé « aux hommes justes », Bochette, invoquant à l'appui de

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