‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 136 sur 185 · Registre d'écrou des Baudets · texte numérisé non relu

Registre d'écrou des Baudets

3-4, Procès, t. i, p. 179 et 300. Le Bon ajoute : « Si Asselin ne Pavait retrouvé, j'aurais été forcé de renvoyer au tribunal révolutionnaire. J'avais autour de moi des surveillants qui, placés par les comités du gouvernement, n'auraient pas manqué de les instruire si je me fusse avisé de laisser tranquille le sauveur du trop fameux Liger. >

5. Procès-verbal du 2 germinal. — Communiqué par M. Liger, avocat.

« Liger est en notre pouvoir et ne nous écha/?era pas... Nous n'avons point pu encore rendre compte de notre prise au Comité de salut public. Nous devons y retourner à midi et partir pour Amiens, où nous avons quelques ren* seignements à prendre pour te les transmettre. — Enfin , nous serons le dix soir à Àrras, ne voulant point aller la nuit, de peur que le contre-révolutiowaire n'échajoe. Aussi renforcerons-nous sa garde partout où nous poserons. — Salut et fraternité 1 ».

Le livre d'écrou des Baudets constate que le 10 germinal Asselin compléta son acte de courage en réincarcérant le malheureux Liger. I/écrou porte cette mention : « Sera mis au secret le plus sévère ». Le Bon laissa à peine à Demuliez le temps de rédiger contre le prisonnier un acte d'accu sation : le lendemain Liger, inutilement défendu par Lefran, fut reconnu coupable « d'avoir entretenu, sous le couvert de Buchotte, une correspondance avec les ennemis du gouvernement et d'avoir tenté de corrompre ledit Bucfrotte en lui remettant soit en prêt, soit autrement, une somme assez forte pour faire prévariquer cet officier dans ses fonctions 2 ».

12 germinal {V* avril). — Un jeune prêtre d'Arras, François-Marie Marchand (29 ans), attaché à la paroisse de Saint- Nicolas-en-l'Atre, avait été arrêté au commencement de 1793 comme suspect d'émigration. M. Marchand tomba malade et

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