‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 143 sur 185 · Lettres justificatives de Le Bon, n. t · texte numérisé non relu

Lettres justificatives de Le Bon, n. t

». Procès, t. x, p. 291.

spre'Bass emblée électorale tenue à Calais en novembre 1792, Blanquart avait été signalé par un électeur comme « fameux par son incivisme et travaillant à la contre-révolution ». Accusé d'émigration le 11 mars 1793, il avait obtenu un mois de sursis pour se procurer des certificats de résidence. Le 4 avril, arrêté comme - suspect, il avait demandé la visite de ses papiers, à l'effet de remettre à ses clients les dossiers dont il était chargé et de prouver son innocence. Le département l'avait maintenu en arrestation.

Les ex-nobles et leur conseil étaient détenus à l'Hôtcl- Dieu. « Malgré les infirmités de plusieurs d'entre eux qui, depuis longtemps, traînaient une frêle existence à l'infirmerie, on les arracha de leur lit pour les faire conduire, sous l'escorte d'une garde nombreuse, en la prison des Baudets (5 germinal). Ce ne fut pas assez de leur avoir refusé, au moins aux plus infirmes, des voitures pour ce trajet qui est cependant celui d'une extrémité de la ville à l'autre, on eut la barbarie de ne pas permettre le transport de leurs literies et de les réduire à coucher dans un cachot sur la paille ' . »

Le 16 germinal (5 avril), l'huissier Taquet amena les prévenus à l'audience. On s'occupa d'abord de l'avocat Blanquart : le jury le déclara « provocateur à l'anéantissement de la souveraineté du peuple, et depuis l'époque de la Révolution jusqu'à ce jour, le plus,zélé royaliste. Il avait, en outre, favorisé les prêtres réfractaires en leur donnant des secours pécuniaires ».

Après avoir condamné Blanquart, le tribunal jugea les ex-nobles. L'acte d'accusation ne relatait à leur charge que a d'avoir signé l'indigne délibération d'avril 1789, et de ravoir laissé subsister dans un dépôt public, sans aucun désaveu depuis l'époque de la signature ». Devant un vérita-

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