Procès, t. I, p. 105, 291, 123 et
ils furent logés « chez d'Aix * ». Enfin, le 18 germinal, la commune « confia à la surveillance du citoyen Hurtrel la maison du guillotiné d'Aix, destinée à loger des familles indigentes et patriotes ».
17 germinal (6 avril). — Les poursuites qui atteignaient les chanoines d'Ârras avaient pour prétexte une manifestation analogue à celle de la Noblesse. Le 21 décembre 1790, le chapitre de la Cathédrale 2 avait rédigé, contre l'arrêté du département qui lui ordonnait de se dissoudre et contre la Constitution civile du Clergé, une protestation aussi digne que ferme :
Déclaration de MM* les Prévôt, Doyen, Chanoines du chapitre de l'église Cathédrale d'Arras, avec approbation de leur Révérendissime Êvèque, en réponse à l'intimation qui leur a été faite de cesser l'office public dans ladite église.
« Messieurs t
« Lorsqu'on s'est emparé de nos propriétés, que les titres les plus respectables garantissaient depuis tant de siècles, nous avons cru pouvoir garder le silence ; mais ce silence, qui peut-être nous sera reproché devant Dieu, serait certainement coupable ; il serait un scandale aux yeux des fidèles, aujourd'hui que nous sommes arrachés à nos autels et aux fonctions augustes que r Église nous a confiées.
« C'est TÉglise, en effet, qui a institué notre ministère, qui en a prescrit les règles et les devoirs, qui en a fixé les prérogatives : c'est elle qui nous a placés dans le temple pour être des hommes de prière, pour donner au culte divin un éclat digne de la majesté de nos mystères, pour être auprès de Dieu les médiateurs des peuples par la perpétuité de nos louanges et de nos sacrifices.