‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 151 sur 185 · Greffe d'Amiens · texte numérisé non relu

Greffe d'Amiens

patriotes. » Le Bon lui répond : « Marche donc ; tu es bien familière ». Le lendemain, le citoyen Desvignes obtint la mise en liberté des prisonnières. « Dites-leur bien, lui dit Le Bon, de respecter à l'avenir la représentation nationale *. »

Le 10 germinal (30 mars), ci~devant*dimanche, Joseph Le Bon rencontre une jeune fille, Bose Laurenceau, qui se rendait au comité de surveillance pour y faire signer son passeport « Qui es-tu? lui demande Le Bon. Où vas-tu, si-proprement habillée? » Kosc Laurenceau ne connaissait pas le représentant. « Qu'est-ce que cela vous fait ? » lui répond-elle. Aussitôt on la conduit au comité de surveillance; on la fouille; on l'envoie aux Baudets. Par ordre de Le Bon, on arrête le père et la mère de la jeune fille ; on enferme l'un aux Orphelins et Tautre à l'Abbatiale. — Deux mois après, le 14 prairial (2 juin), les commissaires de Le Bon lui écrivirent à Cambrai : « Nous pensons que tu pourrais rendre la liberté à cette famille ; nous attendons ta décision. » Voici la réponse de Le Bon : « Le père et la mère seront mis en liberté -, quant à la fille, je ne peux encore prononcer 2 ».

« Un jour de décadi, un garde national amena au comité de surveillance les deux citoyennes Goulon et les citoyennes Grammont et Toursel, de la part du représentant du peuple, pour les fouiller et les mettre en arrestation , s'il y avait lieu. Ces citoyennes dirent qu'elles avaient été arrêtées pour avoir regardé Joseph Le Bon en riant. Visite faite de leur portefeuille, où il ne se trouva que quelques chansons patriotiques et quelques billets qui n'étaient rieq moins que contre-révolutionnaires, elles furent mises en liberté par le comité 3 . »

« Le citoyen Brunet, rencontrant un homme attaché au citoyen Désandrouin qui rapportait au représentant un ar-

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