‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 152 sur 185 · Procès, t. I, p. 157, 245 Cl 265, et t. il, p · texte numérisé non relu

Procès, t. I, p. 157, 245 Cl 265, et t. il, p

rété du Comité de sûreté générale ordonnant la mise en liberté de son maître, le pria de lai confier l'arrêté pour le présenter lui-même, et solliciter, en profitant de cette occasion, l'élargissement de son père. Ce citoyen lni ayant remis le paquet, et Brnnet l'ayant remis à Joseph Le Bon, celuici, pour récompense de cet acte de piété filiale, le mit en arrestation pendant plusieurs mois, et y fit mettre aussi le courrier du citoyen Désandrouin ' ».

Jacques Omoran, général de division dans l'armée du Nord, dénoncé au Comité de sûreté générale, avait été, malgré la protection de Carnot, condamné à mort, le 19 ventôse (9 mars), parle tribunal révolutionnaire de Paris. Lors d'une levée des scellés qu'on fit à Saint-Omer, le citoyen Laisné, ancien vicaire épiscopal de Porion, devenu commissaire du district, fut accusé d'avoir soustrait des meubles et effets au préjudice de la veuve du général et renvoyé an tribunal par le jury d'accusation. M mt Omoran appelée à Àrras comme témoin s'avisa de recommander ses intérêts an représentant : renvoyée au district, elle s'aperçut qu'elle était suivie par une personne armée et retourna au bureau de Le Bon. « Que veux-tu? Que veut cette femme? » s'écria-t-ii en la voyant-, et tirant son sabre : « Que l'on fasse sortir cette femme ; qu'on la mène au comité ». Il remit alors à un garde national un billet conçu en ces termes : « Le comité de surveillance dira pourquoi la femme du guillotiné Omoran n'est point en arrestation. » Devant le comité, la veuve Omoran produisit son assignation à comparaître au tribunal d' Arras et plusieurs certificats de civisme que la commune de Saint-Omer lui avait délivrés. Le comité députa Gabriel Le Blond vers le représentant, avec une lettre où il expliquait les motifs qu'il croyait avoir pour ne point mettre en arrestation la veuve Omoran. « Ce ne

Page 1