‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 153 sur 185 · Procès, t. I, p · texte numérisé non relu

Procès, t. I, p

sont pas des images que je tous demande, dit Joseph Le Bon ea frappant du pied; c'est de la mettre dedans, entendez-vous ) » Gabriel Le Blond retourne annoncer l'accueil qu'il a reçu. Le comité ordonne la mise en arrestation de cette infortunée. Elle part; mais, chemin faisant, elle tâche d'attendrir son gardien pour qu'il raccompagne chei le représentant qui, à son avis, ne pouvait que lui rendre justice. Elle parvient à retrouver Le Bon. Celui-ci entre dans une rage étonnante, fait appeler le comité, crie, tempête. On lui fait observer que c'est un garde national qui a ramené cette femme ; il ordonne l'arrestation du soldat : « Est-ce que vous ne savez pas, s'écrie-t-il, que la femme d'un guillotiné ne peut être patriote ?» En chemin, la pauvre veuve Omoran dit à Le Blond : « C'est donc un bien grand scélérat que ce représentant ' ? »

Le comité de surveillance envoie à Le Bon un billet ainsi conçu : « Un garde national nous amène le nommé Vitu qu'il nous dit devoir être mis en arrestation par tes ordres ; nous te prions de nous dire si ce sont tes intentions ».

Le Bon écrit an bas du billet :

« Tout individu qui s'aviserait de transmettre an ordre que je n'aurais pas donné, même verbalement, payerait sa témérité.

« Si le comité de surveillance exige des formes éternelles, lorsque les conspirateurs nous assassinent sans forme de procès, et que je peux à peine suffire à leur scélératesse, je m'adresserai à des hommes plus digues d'opérer le salut public * ».

Joseph Le Bon affectait de donner à ses ordres cette forme laconique et impérative qui ne souffrait pas la contradiction :

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