‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 154 sur 185 · Archives départementales · texte numérisé non relu

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ce Mettre aussitôt en arrestation les anciens concierges de la maison Béthune. — S'informer quelle femme est Thérèse; quelle femme est Reine ; quel homme est Danvin -, quelle était la maltresse de d'Énnevelin, et arrêter le tout. — Demander quel nom commence par un D. ».

Autre' exemple : « Le personuage renvoyé il n'y a qu'an instant au comité, il parait qu'il a une façon de penser qu'il craint de manifester. Or, tout homme qui craint de manifester sa façon de penser pense apparemment mal et devient dangereux ; mettez -le où vous voudrez jusqu'à nouvel ordre ' ».

La fortune des suspects continuait d'être, aux yeux de Le Bon, le thermomètre de leur civisme La femme Delcroix, de Laventie, sollicite l'élargissement de son mari. « L'élargissement est prononcé, écrit Le Bon, si l'incarcéré n'est pas riche. » — Les administrateurs du district proposent la mise en liberté de Prosper Dubarcq, maire de Willerval; il leur demande à son tour : « Combien paie t-il annuellement pour ses contributions? » — Le district appuie la pétition d'un détenu nommé Dambrine : « Combien paye-t-il de contribution annuelle? » — Réponse : « Deux livres neuf sols ». — « Qu'il soit mis en liberté 2 ».

Lorsqu'on emprisonnait ceux qui avaient préféré la messe des prêtres inassermentés à celle des curés constitutionnels, il était naturel que ceux qui avaient montré de l'hostilité envers les réfractaires rencontrassent, en retour, aide et protection. Le Bon rendit en ce sens l'arrêté qui suit :

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