Arch. municipales d'Arras
l'homme », on arrêta que « les enfants de cette maison jouiraient de toute la plénitude de ce droit, et que celles de tears nouvelles directrices qui seraient convaincues d'y avoir porté atteinte seraient destituées ». Au nom de la liberté, le conseil général de la commune ordonna que le Calvaire de la Basse-Ville * serait transporté à Notre-Dame, le Cal- Taire du Petit*Àtre dans l'église Sainte-Croix, que les chapelles et les monuments *des cimetières seraient détruits et vendus.
Tandis que Joseph Le Bon présidait à ces arrêtés révolutionnaires, il prenait cependant, en des circonstances graves, une attitude qui démontre quelle influence il aurait pu avoir, fidèle k ses devoirs de citoyen, pour écarter d'Àrras les fléaux qui l'accablèrent.
Le décret relatif à fa suspension de l'autorité royale avait chargé six ministres d'exercer, sous le titre de conseil provisoire, les fonctions de la puissance executive. Ce conseil, dirigé par Danton , * placé lui-même sous l'influence de la Commune, envoya dans les départements des commissaires choisis dans les rangs les plus infimes du club et des sections; chargés d'agir sur l'opinion publique, ils prêchèrent partout le meurtre et le pillage 8 .
Le 20 septembre, deux de ces émissaires, Janson et Le Gray, se présentèrent h Arras, déposèrent sur le bureau du
1. Le Calvaire d'Arras était un lieu de pèlerinage. Les ex-voto attachés au bois de la croix par les fidèles produisirent une somme de 8,256 livres, que la municipalité fit distribuer aux pauvres. « Pour dédommager les habitants de la place du Calvaire, oh y établit le marché pour les bêtes vives,» (Délibération des 24 et 25 février 1793.)
2. «Les monuments de toute espèce qui existent dans les différents cimetières de la ville retraçant aux citoyens des images contradictoires avec les idées de liberté, rassemblée arrête que tous les monuments de marbre, de cuivre et de bronze qui s:y trouvent seront vendus au profit de la commune, et que ceux en fer seront consacrés à la fabrication des piques » (22 sept. 1792) . La vente des croix du cimetière produisit 4,200 livres