‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 18 sur 185 · De Barante, 1. 1, p · texte numérisé non relu

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département les pouvoirs qu'ils tenaient du conseil exécutif provisoire et demandèrent que l'administration leur fit cou* naître « les besoins qu'elle pouvait avoir d'armes ou d'objets nécessaires à la défense de la place * ». Us se rendirent ensuite à la commune et formulèrent quelque accusation contre le directeur de la Monnaie. Le Bon était présent : il émit, dans la discussion, une opinion contraire à celle des commissaires. « L'un d'eux prit le ton de l'injonction pour le contredire et lui ordonna de se taire. Le Bon à son tour rappela à Tordre son contradicteur et lui représenta qu'il n'avait qualité ni pour délibérer ni pour donner des ordres. Janson et Le Gray se retirèrent 2 . » Mais le lendemain, sur la réquisition de l'assemblée primaire, ils furent mis en arrestation. Aussitôt ils adressèrent leurs plaintes au procureur de la commune, Augustin Bobespierre, et au procureur général du département : ils demandèrent de quel délit on les accusait, par quelle autorité légale ils avaient été emprisonnés, quels étaient les noms de leurs accusateurs. Bobespierre conclut à leur élargissement, « motivé sur le danger que pourrait courir la municipalité pour avoir entravé la marche du pouvoir exécutif dont les commissaires tenaient leurs pouvoirs ». Le conseil général, présidé par Le Bon, déclara s 9 en référer à l'assemblée primaire f dont il n'avait fait qu'exécuter les volontés. Sur ces explications, le département, après avoir demandé l'avis du. district, déclara. que I&. réclamation des deux prisonniers n'était. pas. de sa compétence.

Quelle était cependant l'accusation qui pesait sur Janson et Le Gray ? N'étaient- ils coupables que d'avoir manqué de respect au maire d'Arras? Le Bon a-t-il, à bon droit, prétendu que, « fidèle aux principes, dans un moment où les lois n'étaient guères connues et respectées qu'au sein de la

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