Archives départementales
*. Lettre du 30 novembre 1792. Censure républicaine, p. 85.
Dès la première séance du nouveau conseil général de département , le 2 décembre, une protestation contre les opérations du corps électoral fut déposée sur le bureau ; rédigée par Gabriel Le Blond et signée par Nicolas Lefetz, Carlier et quelques autres, elle s'appuyait sur ce que Ton avait contraint les électeurs à choisir un membre du directoire par chaque district et qu'au lieu d'élire les administrateurs du conseil par un scrutin de liste, on avait fait neuf scrutins différents. Le Bon appuya par écrit la réclamation des mécontents.
A l'appel de son nom, il répondit qu'il s'abstiendrait jusqu'à ce qu'il eût été prononcé sur la validité des élections. Ses collègues furent blessés de cette attitude. Déjà l'un d'eux avait fait observer que Le Bon étant maire d' Arras ne pouvait avoir place au directoire du département ; on avait résolu de consulter à ce sujet le ministre de l'intérieur et arrêté son remplacement provisoire. Néanmoins, le département du Nord saisi de la question posée par les réclamants €iyant déclaré les élections régulières, Le Bon se détermina à prendre possession de son nouveau siège et à donner sa démission de maire. Il fut remplacé comme maire le 9 décembre par Joseph-Nicolas-François Hacot ' .
Le conseil général, au lieu de s'ajourner à la session légale de janvier 1 793 et de laisser fonctionner le directoire 2 , continua, vu les dangers de la patrie, à demeurer en permanence. 11 dessina bientôt son attitude.
Les registres aux armoiries de l'ancienne noblesse d'Artois et les titres produits par les familles nobles qui avaient entrée aux États étaient restés déposas dans une des salles
1. Hacot, nommé président du tribunal criminel aux élections du 24 mars 1791, avait été destitué, le 19 octobre 1792, par les commissaires de la Convention.