Arrêté du 27 août. — Arch. départ
2. « Oh hé, sentinelle, en voici bien d'une autre : qu'est-ce que ce convoi, ce chariot? — Eh ! /.... bête, ne vois-tu pas que c'est un rasoir national. — Il y a des barbes à faire dans le district de Saint-Pol, et frolte-dur-raxe-près va faire des pratiques. — Quatre cents royalistes s'étaient rassemblés dans un bois -, mais on n'a pas donné le temps à la guillotine d'arriver ; les communes se sont soulevées ; on a marché contre les brigands , et ils ne sont plus.... Chantons donc avec sécurité : «Eh voilà justement, voilà justement, voilà, morbleu l comme on les mène. »
(Extrait du journal de Guffroy, h Rougyff, n. 19, 1er septembre).
sont en plein ouvrage : des milliers de témoins que j'ai requis hier, dans une proclamation solenuelie, de venir déposer sur tout ce qu'ils savaient, sous peine d'être traités comme complices, inondent les avenues du tribunal : l'exemple sera tel qu'il intimidera les pervers et les aristocrates jusqu'à la vingtième génération.
« Merlin et Galand sont ici de la plus grande utilité ; je les retiens ' . »
Le Bon paraissait disposé, d'après cette lettre, à prolonger son séjour à Saint-Pol ; mais le 29 août, après avoir pris un arrêté destiné à fournir à l'accusateur de nouveaux témoins 2 , il laissa au tribunal le soin de terminer sa besogne, partit pour Arras et rendit compte au département de ses succès. — « Bientôt, lui dit-il, le glaive de la loi s'appesantira sur la tête des autres coupables au procès desquels on travaille sans relâche .» — Quelques jours après, Le Bon reprit son siège à la Convention. Le 14 septembre, en récompense de ses services, il fut nommé membre du comité de sûreté générale.
Le tribunal criminel ne trompa point l'attente de Le Bon. En deux audiences (1 er et 5 septembre 1793), il jugea vingtliuit accusés. Les uns, au village d'Aumer val, avaient crié : Vive le Boi ! vive Louis XYII ! et arraché la cocarde nationale; les autres avaient coupé l'arbre de la liberté à Fontaine-lès-Hermand , désarmé le maire à Sains, enlevé des piques au corps de garde de Tangry. Ces faits, dénoncés par la peur et exagérés par les passions politiques, tombaient