Arrêté du 21 brumaire (11 novembre). Arcli. dép
«c LaComrention nationale, citoyen collègue, prépare dans sa sagesse l'achèvement des bases sur lesquelles doit porter le gouvernement révolutionnaire; elle frappera, n'eu doutez pas, d'anéantissement ces réunions centrales dont l'aristocratie s'est emparée et où elle rêvait de nouvelles conspira* tions ; le plus ferme appui de la Révolution, la masse des sociétés populaires, ne sera pas retourné contre elle. Le Comité de salut public applaudit aux mesures que vous avez prises ; il vous observe que les autorisations que vous demandez seraient surabondantes, et ces mesures vous sont non-seulement permises, mais encore commandées par votre mission. Bien ne doit faire obstacle à votre marche révolutionnaire ; abandonnez-vous à votre énergie ; vos pouvoirs sont illimités ; tout ce que vous jugez convenable au salut de la chose publique, vous pouvez, vous devez le faire surle-champ. Nous vous adressons un arrêté qui étend votre mission aux départements voisins. Armé de ces moyens et de votre énergie, continuez à renverser sur eux-mêmes les projets des ennemis de la République. Salut et fraternité. — Billaud-Varenjœs.
« Les membres du comité, chargés de la correspondance : Carkot, B. Barère, Robert Liindet ».
Suivait l'arrêté (23 brumaire, 13 novembre): «Le Comité de salut public arrête que la mission donnée au citoyen Joseph Le Bon, représentant du peuple envoyé dans le département du Pas-de-Calais , s'étendra aux départements circonvoisins dans lesquels la suite de ses opérations rendra sa présence nécessaire. — Billaud-Varennes, B. Barère, Bobert Lindet, Carnot, C.-A. Prieur, Robespierre \ »
Pendant que Joseph Le Bon, fort d'une telle approbation, poursuivait de Calais à Hcsdin « sa marche révolutionnaire»,