Lettre du 3 ventôse. Procès, t. a, p
Bellement l'épuration des autorités publiques et m'invite à aller faire près de lui le rôle d'observateur.
« Si j'aimais un peu moins ma patrie, il n'en faudrait pas davantage pour allumer une guerre de représentants dont les Autrichiens et les aristocrates tireraient un assez bon parti ; mais nous n'en sommes pas encore là.
« Dans le fond, Florent Guyot a raison : depuis que les sociétés populaires ont été envahies par les patriotes de 1793, il est très-difficile de démêler la vérité dans les renseignements qu'elles fournissent, à moins qu'on n'ait connaissance parfaite des localités.
« Mon avis est donc que vous me débarrassiez de ce département du Nord, où je n'entends rien, pour me laisser dans celui du Pas-de-Calais, où je connais les principaux auteurs de la Révolution. J'aurai encore assez d'ouvrage , je vous l'assure '. »
Quelle ne fut pas la surprise du représentant, lorsque le 3 ventôse (21 février), au moment où il venait de demander une seconde fois qu'on le débarrassât du département du Nord, il reçut du Comité de salut public une lettre de rappel :
« La mission dont tu étais chargé, citoyen collègue, n'était que momentanée ; elle doit être actuellement achevée. En conséquence, le Comité de salut public t'invite à rentrer le plus tôt possible au sein de la Convention nationale. — Salut et fraternité, Collot-d'Herbois, Saiht-Jtjst 2 . »
Joseph Le Bon partit pour Paris avec sa femme, son enfant et ses papiers, « ne comptant plus, disait-il, retourner en mission ». A son arrivée, il trouva les chefs de la Révolution en guerre ouverte : Robespierre et ses partisans, attaqués comme modérés par les Hébertistes, combattaient à