Autre recommandation du même genre
« Patê, ex-curé de Sempy, est mort et n'a pas attendu le fer de la guillotine ; mais vécût-il encore, il était reclus, et ses biens sont à la République. Je te requiers de me mander ce que lu auras fait pour assurer lesdits biens à la Nation. N'oublie pas surtout les obligations déposées au district. » (Lettre du 16 pluviôse. Greffe d'Amiens).
— «77 habitants dudit Àchicourt ; — Déclare que le premier cidevant dimanche où les femmes, baudets et provisions d'Achicourt manqueront de se trouver en abondance au marché d'Arras, les maisons des membres du conseil général seront rasées comme celles d'ennemis du peuple ; — Charge ledit comité de faire arrêter et conduire à Ârras en arrestation tonte femme ou fille d'Achicourt qui se parera encore les cidevant dimanches, à moins que ces dimanches ne tombent un décadi *. »
Le Bon n'avait oublié ni Jean Payen, de Neuville, ni le juge de paix Magnier contre lequel, au moment où il revenait de sa tournée dans le Pas-de-Calais, la municipalité de Neuville était venue ranimer ses ressentiments. Cependant il ne prit point contre eux d'arrêté personnel ; il se contenta de donner au district, le 12 pluviôse (31 janvier), une recommandation générale dont les administrateurs firent l'application avec un parfait discernement :
« Joseph Le Bon, instruit des manœuvres nouvelles des ennemis de la Révolution dans les campagnes, requiert l'agent national près le district d'Arras de se faire donner dans le plus bref délai, la liste exacte de tous les gros fermiers des environs; de prendre des renseignements sur ceux qui ont fanatisé leur commune pour y exciter le mépris et la haine des lois, et de requérir, en conséquence desdits renseignements, toutes mesures de sûreté qu'il appartiendra, aux termes des décrets 2 . »
Deux jours ne s'étaient pas écoulés, que le district ordonna l'arrestation de Magnier, de son greffier Goudemand et de Jean Payen destinés à mourir sur l'échafaud de Cambrai.
Les « gros fermiers fanatiques et les prêtres » n'étaient