‹ Le testament d'un antisémiteChapitre 15 sur 32 · REFLEXIONS ET CONSEILS · texte numérisé non relu

REFLEXIONS ET CONSEILS

J’espère que cette étude sur la situation faite aux écrivains catholiques à l’heure actuelle vous aura inspiré quelques réflexions ; c’est du moins le but que je me suis proposé.

En tout cas, la lecture de ce travail vous aura changés de ce que vous lisez tous les jours. J’ai lu dans ma vie 375 articles dans lesquels on apprenait au monde que ce vieux marchand de lorgnettes d’Offenbach avait composé des opérettes avec les Ludovic Halévy et les Crémieux à Saint-Germain, au pavillon Henri IV;

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE 317

lbert Wolff fait régulièrement dix articles par an sur î sujet.

Voyons, Wolff, Prussien d’avant-hier, Français ’hier et chevalier de la Légion d’honneur par-dessus marché, vidons cette question définitivement. C'est en au pavillon Henri IV qu’Offenbach composait sa usique de carrefour?

— C’est au pavillon Henri IV, à Saint-Germain, au eu même où naquit Louis XIV.

— C’est excessivement intéressant... Cet Allemand t-il prononcé là quelques paroles?

— Oui, il a dit à Zulma Bouffar : « Pas la beine de îanter, mabedite enfant, ch’ai pas pesoin qu’on chante .a musique : si je foulais qu’on la chante, je me ferais uer au grand Opéra. »

— Et Zulma, qu’est-ce qu’elle disait? Wolff, ne nous Lche rien sur Zulma!

— Zulma! Elle écoutait... Elle buvait avec ivresse ut ce qui venait du maestro.

— Eh bien ! Wolff, maintenant que ce point d’hisire est fixé, est-ce que tu ne pourrais pas nous lais- *r un peu tranquille avec ton compatriote Offenbach ; retourner faire ton métier « d’achalandeur de taeaux? »

Il semble, en effet, et c’est là le premier point que je e permettrai de vous signaler, si vous le voulez bien, fil n’y ait rien dans le monde de la pensée en dehors 3S amours de cabotines juives et des œuvres de îifs plus ou moins Prussiens. Grâce à son système oppression basse, à l’impudent sans-gêne avec lequel le revient sans cesse sur tout ce qui la touche, à son Dstination à ne parler que de cela, la Juiverie écrimte, d’accord avec la Juiverie barbouillante et musilante, est parvenue à nous persuader que tous ceux mt les pères n’avaient pas habité des ghettos étaient dignes d’attirer l’attention publique.

Il convient donc, tout d’abord, de secouer cette tyrane qui est pesante et irritante à la fois, comme toutes

les tyrannies de domestiques, et de bien vous convaincre que tout ce qui touche aux écrivains catholiques appartient à l’histoire du mouvement intellectuel.

Ce premier point considéré, l’autre point à regarder est celui-ci : Les écrivains catholiques ne sont pas plus bêtes que les fils de Iouddis. Les plus g'rands succès de ce temps, au point de vue de la vente, ont été Notre- Dame de Lourdes et la France juive. Aucun ouvrage de Victor Hugo n’a été traduit en trente-huit langues, comme Notre-Dame de Lourdes.

Dès que nous parlons, la foule accourt et nous écoute.

Malheureusement, loin de se glorifier eux-mêmes en glorifiant les écrivains catholiques, les grands seigneurs, les chefs du parti conservateur et même certains prélats qui veulent paraître dans le mouvement réservent leurs amabilités aux écrivains prostitutionnels qui se sont servis de leur plume pour corrompre les j âmes et démoraliser le pays. Trop souvent, ainsi que vous avez pu le constater, l’écrivain catholique est abreuvé de chagrins par ceux qui devraient, au contraire, l’encourager et l’appuver.

Celui-là, un vieillard de soixante-douze ans, est frappé à la figure, à l’instigation, dit-on, d’un évêque, et l’archevêque de Paris est préoccupé seulement d’excuser les auteurs de cette agression. Celui-ci voit proscrit et traité d’inconvenant par un évêque un livre qu’un autre évêque a trouvé admirable.

Ceux-là sont encore les heureux; ils ont connu le succès, ils sont de taille à se défendre. Je sais que Mgr Perraud a fait une assez vilaine grimace en lisant Légitime défense , la brochure vengeresse d’Henri Lasserre. J’imagine qu’après les observations un peu vertes que j’ai été dans la douloureuse nécessité de lui adresser dans ce livre, M. le baron Reille se réservera désormais pour les élections du Tarn et s’abstiendra de se mêler au Gros-Caillou de choses qui ne le regardent pas.

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Ce qu il faudrait entendre soupirer, ce sont les faites, les doux, les âmes tendres, les hommes auxquels m a fait perdre leur emploi au moment des décrets en eur promettant de les dédommager et auxquels on n’a amais rien donné, les publicistes qui ont été soutenir les campagnes électorales et qu’on a congédiés après omme des mercenaires, parce que, confiants dans la »arole des chefs catholiques, ils n’avaient pas eu la >récaution de demander un traité.

Ceci vous explique que les gens un peu avisés qui ne ont pas hostiles à 1 Eg’lise, mais pour lesquels le boneur temporel n’est pas indifférent, s’éloignent d’un areil parti et, comme on dit, se tirent des pattes avec n empressement que je comprends.

Le devoir de tous les êtres de droite conscience est onc de réagir contre l’influence, la pression presque îaténelle qu’exercent sur le cerveau certains noms constamment répétés, de s’intéresser aux écrivains caloliques, aux hommes de leur race et de leur reliion, de créer autour d eux comme un courant de frairnelle sympathie et d’afTectueuse attention.

Sans doute, il est déjà trop tard pour la génération qui d entrée dans la vie vers 1870 ; pour elle, le pli est pris, est la Presse juive qui lui fait ses modes et ses mots,

:s enthousiasmes et ses admirations, ses idées et ses ’ands hommes.

Il est temps encore pour la nouvelle génération de 3 pas prendre ces mauvaises habitudes ; elle sera déjà ès grande, comparée à la précédente, si elle s’accoume à penser par elle-même et surtout à ne pas rour des siens.

L exemple de ceux qui 1 ont précédée est fait pour struire cette génération qui commence. Les Gonrvateurs ont eu honte de leurs frères les écrivains tholiques ; ils ont réservé leurs sourires pour les essieurs de 1 autre côté ; aujourd’hui, ils servent de 5ée à tous. Où sont-ils? Que sont-ils intellectuelleent et politiquement? De pauvres chiens sans maître

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qui flairent le vent, s’élancent tout à coup dans une direction et reviennent la queue entre les jambes. Ils ont suivi Boulanger jusqu’à la mer qu ils n ont pu fianchir parce qu’il y avait trop d’eau; aujourd liui ils courent sur les talons de Gonstans avec le regard triste du chien errant qui dit : « Emmène-moi, veux-tu? »

l’église et l’argent

Des écrivains qui connaissent trop bien l’histoire. — Crise d atonie et de pusillanimité que traversent les représentants de 1 Eglise.

— De meurtre rituel. — Les divers états de civilisation. Les sacrifices humains au Dahomey. — L’assassinat du petit Abd-el- N0Ur. — Un archevêque qui a peur des Juifs. Labbé Desportes et Mgr Thomas. — Des lettres piteuses. — Tué par les Juifs... — Hier et aujourd’hui. — Les magasins juifs et les Congrégations. — ■ Les Sœurs quêteuses de Lille. Un négociant quiVest pas content. — L’opinion publique depuis les décrets.

Le monde catholique et l’Argent. — Les capitulations de

conscience. — Les suicidés de distinction. Le piêtie et le médecin. — Le Saint-Sacrement enlevé pour cent mille francs.

— A Saint-Philippe-du-Roule et à Notre-Dame. — L’abbé Frémont et l’abbé le Nordez.

Une des causes de l’hostilité que les membres influents du clergé témoignent aux écrivains catholiques, c’est notre connaissance de l’histoire de l’Eglise. Cette histoire, nous en trouvons toutes les pages également belles et nous n’avons envie d’en déchirer aucune. Gela gêne pour les accommodements, les petits arrangements, les dîners en ville.

Nous ne demandons pas mieux que d’admirer le Dominicain libéral, partisan des idées modernes, mais nous ne pouvons oublier que les Dominicains d’Espagne furent d’ardents patriotes, des patriotes à notre façon

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t que, pour sauver leur pays, ils n’hésitèrent pas à îpprimer tous les Juifs qui voulaient livrer l’Espagne l’ennemi et exploiter le pauvre peuple pour s’enrichir ses dépens.

On montrait encore, au commencement de ce siècle, ir la place de Séville, des pavés noircis, littéralement ilcinés par la flamme des bûchers qu’on avait dressés pendant des siècles. Pendant trois cents ans, les multudes assemblées avaient pu apercevoir là, à certains urs, drapés dans leur robe blanche, des Espagnols à fière et énergique figure, qui n’étaient pas précisées tendres pour ceux que le Père Didon appelle « les ands Sémites. »

Beaucoup de ces Dominicains, saint Dominique en te, ayant été canonisés, il s’ensuit qu’il n’y a rien de teux à faire qu’à imiter leurs mâles vertus et à déidre comme eux notre Patrimoine, notre Patrie et tre race.

Une des questions qui chiffonnent le plus à l’heure tuelle certains ecclésiastiques désireux de se mettre ïn avec Israël, est la question du meurtre rituel, du rue du sang.

Le fait de l’assassinat d’enfants chrétiens par les ifs est un fait aussi évident que la lumière du jour, d’est une sorte de monomanie qui touche peut-être is à la physiologie qu’à l’histoire religieuse, une )èce de névrose ethnique, une des plus saisissantes mifestations de l’atavisme faisant revivre, dans le Juif )scrit à travers la terre, la volupté du sang propre au mite, le goût de ces sacrifices humains que les Probes eurent tant de peine à détruire dans l’ancien Israël . famais il n’a été prétendu que la religion mosaïque lonnât ces meurtres ; il a été, en revanche, démontré la plus indiscutable façon que l’assassinat rituel était î pratique constante chez les Juifs du Moyen Age et ' dans les pays où le Juif est encore à l’état de nae, ces crimes se renouvellent constamment.

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Nous avons tous causé, en écoutant les Lautars à l’Exposition, avec des Roumains qui ont été élevés à Paris, qui sont aussi Parisiens que nous et qui chaque année, à l’époque de la Pâque juive, constatent des meurtres de ce genre, commis sur leurs terres, presque sous leurs yeux. J’ai d’innombrables témoignages de propriétaires de Pologne et de Galicie a ce sujet.

Les Sœurs de Charité qui ont habité l’Orient racontent toutes, qu’impuissantes à prévenir ces crimes ou à en obtenir la répression quand ils ont été commis, elles veillent à ce que les enfants dont elles ont la garde ne s’éloignent pas d’elles au moment de la Pâque.

Des religieux m’ont raconté vingt fois des faits de ce genre en causant chez moi, sans hésitation.

Malgré le silence de la Presse française, presque tout entière vendue à Israël, toute l’Europe a lu la lettre na vrante de la mère du petit Abd-el-Nour, assassiné pa les Juifs de Damas au mois d’avril dernier ; tout 1 monde a entendu le déchirant appel adressé à la Franc par une mère qui demandait justice et qui n’a rencontre que l’indifférence dans ce pays si prompt jadis à se passionner pour toute noble cause.

L’auteur du Mystère du sang , notre courageux am l’abbé Desportes, a publié au mois d’octobre sous ce titre : Tué par les Juifs , Histoire J un meurtre rituel une remarquable brochure qui retrace dans tous se: détails l’assassinat du malheureux Abd-el-Nour et qu ne laisse pas debout un seul des mensonges accumulé: par les Juifs à ce sujet.

Le Passé est plein de ces récits. Les chroniques, le: monuments commémoratifs, les vitraux d’églises, le: pièces d’ Archives, les documents judiciaires, tous le éléments d’information, en un mot, avec lesquels s’écri l’histoire, attestent les moindres particularités de ce: crimes. S’il fallait nier des faits aussi surabondammen prouvés, il faudrait nier tous les faits historiques qui ni nous ont été transmis que par des témoignages ana logues. Il n’y a pas un élève de l’École des Chartes qu

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ait les mains pleines de preuves de l’existence de tte superstition monstrueuse qui était à l’état endéique chez les Juifs du Moyen Age.

Quant à l’Eglise, elle ne peut avoir une hésitation sur : point ; elle a mis au rang des Saints ou des Bienheuux quelques-unes de ces enfantines victimes de la rocité juive ; elle a assigné un jour pour célébrer leur [te et les Bollandistes leur ont consacré de longues ges. Il ne peut donc y avoir de doute au sujet de ces imes lorsqu’on sait les sévères enquêtes qui précèdent 3 procès de canonisation et les garanties dont Rome :ntoure avant de rien décider sur ces points.

Pour ne citer qu’un témoignage parmi tant de milrs de documents, le bref du pape Benoît XIV est anel sur ce point. Benoît XIY n’écrivait pas, cepennt, dans la nuit du Moyen Age, puisqu’il est convenu ur les badauds contemporains qu’il ne faisait jamais soleil avant 1789, ce saint pontife vivait au dixlitième siècle, et son bref est de 1755.

Si notre clergé avait le goût de ces fortes et belles ides qui n’effrayaient pas les moines d’autrefois, s’il ait le courage de la vérité comme on l’avait jadis, aais occasion ne fut plus favorable pour lui d’utiliser recherches de la médecine actuelle et de montrer nbien, comme pour l’hypnotisme, elles confirment et oliquent les faits mal compris de l’histoire du Passé à quel point elles justifient tout ce qu’a fait l’Eglise.

V mesure que l’univers s’agrandit, nous pouvons, en ît, contempler tels qu’ils étaient il y a des milliers nnées les états primitifs de l’humanité et embrasser nme dans un tableau synoptique les stades de l’évolon humaine. Tandis que certains aînés de la famille chent à force de progrès à la sénilité, c’est-à-dire à seconde enfance, les cadets sortent à peine de la prêtre enfance. Beaucoup mangent leurs semblables nme aux premiers jours du monde et en sont encore i’anthropophagie qui est la forme rudimentaire du

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strug gle-life , le premier degré d’une échelle dont le entreprises des Erlanger, des BischolTsheim ou de Rothschild représentent le sommet.

Dans le Juif qui est très vieux et dont la race s es. conservée presque intacte, vous trouvez simultanémenl en changeant seulement de pays, des états différents A côté de l’Israélite frotté de littérature qui par certain aspects, plus superficiels d’ailleurs que réels, sembl personnifier l’extrême raffinement de la civilisation vous pouvez voir encore fonctionner le Sémite mole chiste. Vous rencontrez au Dahomey les sacrifice humains tels que les célébraient les prêtres de Bai sur les hauts lieux et, selon toute probabilité, ces Fét cheurs du roi Béhanzin qui arrosent de sangles fetes d la Grande Coutume, sont des Sémites juifs (1), de Mathan quelconques, sacrificateurs du roi.

A l’est du Grand-Popo, dit M. Elysée Reclus, commence 1 territoire de Dahomey, gardé à une petite distance de 1 er trée par la ville considérable de Gléhoué que les Européei ont désignée par les divers noms de Fida, Hwedah, Whydal Ouïda : les anciens auteurs l’appelaient Judo, ; ses habitan étaient dits les Judaïques et on les considérait en eff comme un reste des tribus dispersées d’Israël ; au nord rivière d’Allala, dont le vrai nom est Efra, était deveni l’Eupbrate pour les érudits (2).

A un autre point de vue, la théorie de l’évolution d< névroses explique parfaitement la permanence de cet folie molochiste dans certains pays et sa disparitic dans d’autres. Le changement de milieu est le grar guérisseur de la névrose ; aussi, chez les Juifs d Am

(1) C’est ce qui fait comprendre les efforts tentés par le gouvt nement actuel pour s’emparer de ce pays qui n’a aucun intéi pour nous. Les Juifs de Paris veulent rétablir le lien entre eux • leurs frères de là-bas, et c’est pour cela que nos soldats de Finie îterie de marine vont mourir comme des mouches sur cette et

maudite.

(2) Elysée Reclus ; Géographie universelle, tome XII.

rique, qui sont dans des conditions de vie tout à fait

geme. Ln Unent, au contraire, en Roumanie en Gaieie ou les Juifs vivent depuis des siècles Ics’uns sur J es autres, où les ferments héréditaires, les germes de cette monomanie affreuse sont à l’état d'incubation onstant, ces actes se produisent à chaque instant.

On ne saura jamais ce que ces histoires-ià coûtent d argent et de démarchés aux Juifs influents d’Europe • ■.s doivent ctre furieux à certains moments; n'importe’ ls interviennent toujours, comme pour l’assassinai H.,’

. ere Thomas ou l’affaire Tisza-Ezlar. Us payent le ’fonc lonnaire autrichien, roumain ou turc ; Hs payenUes uges, ils payent les faux témoins, ils payent la Presse le Pans qui insulte les victimes ; ils payent tout...

. ün V0lt qu 11 y a 1(1 les cléments d’une étude très cu- .euse pour un ecclésiastique qui aurait du loisir

<n tous cas, demander à un prêtre catholique de er 1 existence du meurtre rituel, c’est tout simpleicnt lui demander de reconnaître que l’Église en béa fiant les malheureux petits enfants égorgés’ par les s est livrée à la plus odieuse des impostures

triples J°Ue° CyDlqUement de la crédulité des

I Les Juifs, qui ne reculent devant aucune impudence

gradîant 10 ° S°lhCller d® certai“ prélats cetaveù

Mgr Thomas, archevêque de Rouen, donna en celte

passfto"e?i:snCnëse.PreUVe ** Servi‘Ué qul

L auteur au Mystère du sang achevait ses études

rel evé ,uCpmina?’ l0rSqU,ii fut mis en ^meure, par ■ebeveque, ou de renoncer à son livre, ou de quitter

rnediatcmcnt le séminaire.

L archevêque, notez-le bien, n’avait absolument au- , proche a adresser au jeune séminarisle; il n’avait >Ju Je livre, il ne savait rien de ce qu’il contenait, il

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en connaissait seulement le sujet. C’est dans ces conc tions que, dans l’espérance d’être nommé cardinal, poi faire sa cour au Juif Hendlé, préfet de la Seine-Inl rieure, pour faire sa cour aux Juifs, pour faire sa co à tout le monde, il n’hésitait pas à briser la carriè d’un aspirant au sacerdoce. Dieu avait appelé un jeu homme a lui ; il lui avait donné la vocation, et 1 arcl vêque, qui aurait du être le père spirituel de ce jeu! homme, son protecteur contre les ennemis de 1 Eglif.

le rejetait hors du sanctuaire.

Mgr Thomas ne prit même pas la peine de cachi les motifs qui le faisaient agir, il dit textuellement j ieune abbé : « Les Juifs sont des gens fort peu | niables, mais ils sont terriblement puissants et je veux pas me faire d’affaire avec eux. »

Ne croyez pas que l’archevêque de Rouen s en si tenu là. Le pauvre abbé quitta le séminaire de Roui prit un préceptorat et se réfugia, lui aussi, dans autre diocèse... La vocation était évidente, la condui irréprochable; l’évêque d’Amiens comprit son deve accueillit l’abbé Desportes et l’appela au sous-diacoi pour l’ordination de Noël dernier.

Que pensez-vous que fit Mgr Thomas ? Il n’avait q laisser tranquille ce jeune homme qui ne dépendait p de lui. Il eut le triste courage, pour complaire à Henc de poursuivre ce malheureux ; il envoya 1 ancien su rieur du séminaire de Rouen intriguer près de 1 évei d’Amiens pour le décider à chasser celui auque avait donné asile. L’évêque d’Amiens ne voulut

céder. j

Mgr Thomas s’avisa alors d’un autre expédient. .J bans du sous-diaconat qui est comme le mariage, prêtre avec l’Église, doivent, on le sait, être pubt dans la commune où est né le futur sous-diacre. Li chevêque de Rouen défendit au curéd’Yebleron, la roisse habitée par les parents de l’abbé Desportes, proclamer les bans !

Remarquez que le cardinal n’avait aucune espècei

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droit d’agir ainsi, puisqu’il ne possédait plus d’autorité sur l’abbé Desportes. Le curé d’Yebleron dut cependant obéir, sous peine d’être persécuté, lui aussi.

Le spectacle de ce prince de l’Église traquant un -jeune prêtre pour satisfaire la haine d’un préfet juif ;St un des faits les plus répugnants de cette époque. Sans doute il ne frappera pas les chefs du parti cathode ; ils sont d’avance pour le prélat qui habite un paais contre l’humble séminariste dont toute la fortune ient dans une valise. Toutes les vilenies leur semblent laturelles et 1 on n’a pas oublié la bassesse d’âme de a duchesse de Chartres allant présenter ses respects . la femme d Hendlé, au moment où le duc venait l’être chassé de l’armée. Les vrais chrétiens, au conraire, ceux qui, selon l’expression de Louis Veuillot, avent quelque chose de Jésus-Christ, éprouveront un entiment de poignante tristesse en voyant où en est 3mbé l’Episcopat français.

C est encore un prélat « fin de siècle » qui s’exhibe là )ut entier avec une inconscience presque naïve, et l’on st heureux de pouvoir mettre en regard de cette pullanimité la lettre courageuse écrite au persécuté par Igr Trégaro, évêque de Séez, qui, nous l’avons vu, a pas toujours été aussi bien inspiré :

Séez, le 7 mars 1890.

Cher monsieur,

J ai lu attentivement et non sans intérêt votre ouvrage titulé Le Mystère du sang chez les Juifs de tous les temps. Ce re est d une incontestable actualité, et propre à ouvrir les ux à un grand nombre d aveugles plus ou moins volonires. Il fera naître, dans bien des cœurs, de tristes réflexions r le rôle que jouent tant de catholiques de nos jours. isse-t-il leur ouvrir les yeux!

Agiéez, cher monsieur, l’assurance démon dévouement.

François Marie,

Évêque de Séez.

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Après ce demi-succès obtenu en France, les Juifs songèrent à opérer en Angleterre.

Au moment de l’apparition du Mystère du sang , le grand-rabbin de Londres, Adler, osa écrire au cardinal Manning pour lui demander de déclarer que les J uifs ne s’étaient jamais rendus coupables des meurtres rituels à la suite desquels les petits enfants martyrs avaient été canonisés.

Le cardinal Manning a 82 ans ; dans une vie qui fut féconde et glorieuse, il a assez travaillé pour avoir le droit d’aspirer au repos, et dame! en sa qualité d’archevêque de Westminster, il fila à l’anglaise...

Il écrivit à celui qu’il appelait : « Mon cher rabbi Adler » une lettre cotonneuse et vague dans laquelle il protestait qu’il n’avait « aucune sympathie pour de pareilles horreurs ». Manquait-il de sympathie pour ceux qui commettent les horreurs ou pour ceux qui les racontent? On avait beau retourner la lettre dans tous les sens, il était impossible d’en rien tirer. Ainsi que je vous l’ai expliqué dans un précédent chapitre, le mot « sympathie » (1) sert à tout : sun patJieo , j’éprouve avec...

(1) Il ne s’agit pas ici de sympathie ou d’antipathie, il s’agit de savoir si les faits relatés par l’abb ; Desportes d après les Bollan-i distes et autres écrivains ecclésiastiques sont vrais ou faux, s'il esl exact que les Juifs aient égorgé des enfants chrétiens en haine du] Christ et, qu’a près un sévère examen, ces enfants aient été cano-j nisés par des Papes.

Le bref du Pape Benoît XIV est formel sur ce point. Après avoii rappelé le nom de différents martyrs du sacrifice molochiste, qu’i serait trop long de citer, après avoir constaté de quels renseignements il s’est entouré pour autoriser Je culte public d’un de ces petits martyrs, il ajoute :

V. — En agissant da cette manière, nous n’avons fait que suivre 1< modèle que nous a laissé notre prédécesseur, Sixte V.

En l’année 14S5, un enfant de Trente, qui n’avait pas encore attein l’âge de trois ans, le bienheureux Simon, fut tué par des Juifs avec h dernière barbarie. Ce crime épouvantable ayant provoqué de nombreuî et très grands troubles, et les Juifs, de leur côté ayant usé de tous le: moyens pour écarter les châtiments qu’ils avaient mérités et échapper £ la juste colère des Chrétiens, Sixte IV jugea ne pas pouvoir se dispense]

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Le « cher rabbi Adler » ne fut pas content et il y eut des cris de fureur parmi tous ces Juifs de Londres dont un numéro du Graphie, fort précieux à consulter, nous a donné un jour les curieuses physionomies en groupant, dans un saisissant dessin, toutes ces têtes de caïmans et de loups-cerviers autrement féroces et haineuses que celles de nos Juifs de Paris.

Le « cher rabbi » eut l’audace d'interpeller de nouveau le cardinal Manning' à propos d’une lettre que le cardinal Rampollà avait adressée à l’auteur du Mystère du sang , et 1 excellent cardinal Manning1 poussa la condescendance jusqu à transmettre au cardinal Rampolla la lettre du « cher rabbi ».

Le cardinal Rampolla n’aurait eu qu’à répondre la vérité et à rappeler la date des décrets de béatification Jes petits martyrs d'Israël, il accoucha d’une lettre J Italien, c est-a-dire d un chef-d’œuvre d’obséquiosité ît de fourberie ; il s excusait sans s’excuser et ne disait pas un mot de la question elle-mcme. Le cardinal Manling- transmit ce morceau à Adler dans une lettre qui Hait ainsi conçue :

Cher Rabbi Adler,

J’ai envoyé votre lettre à Rome et elle a été officiellement ommuniquée au secrétaire d’btat, le cardinal Rampolla.

intervenir en personne et défendit de cont’nuer à honorer le bienheureux imon d un culte public, jusqu’à ce qu’il eât été reconnu avec éuidence qu’il vait été égorgé par les Juifs en haine de la foi chrétienne .

Nous avons inséré ce bref de Sixte IV dans notre ouvrage : De la anonisation ([.ivre I, chap xiv, n° 4).

Mais, par la suite, la lumière ayant été faite pleine et entière et les reuves ne laissant subsister aucun doute, tant sur la mort que sur la Ruse pour laquelle elle avait été donnée, et la certitude étant acquise ue les meurtriers étaient des Juifs, — comme il ressort du procès qui est acore conservé maintenant dans les archives secrètes du château Sainttoutes choses que nous avons relatees dans notre ouvrage : De '.Canonisation (T. III, chap. xv, n» 6), le Souverain-Pontife Sixte V, en année loSS, donna un bref pour accorder la célébration de la messe et s 1 office propre, à réciter en un jour déterminé dans la ville et dans tout diocèse de 1 rente, en 1 honneur du bienheureux Simon, avec indulgence enièrepour tous ceux qui, s’étant confessés et ayant communié, visitelient ce jour-là l’église dans laquelle sont vénérées ses reliques. . . .

LE TESTAMENT d’üN ANTISÉMITE

La réponse est «que le Pape a ordonné d’écrire la lettre d’usage — qui accuse réception des livres, sans les recommander — à l’auteur du livre dont vous vous plaignez. C’est la lettre de pure forme qu’on envoie à tout le monde avant que le livre ne soit examiné et souvent même avant qu’il ne soit lu. »

Rien ne pourrait être plus éloigné de l’esprit du Pape que l’idée de blesser gratuitement les susceptibilités du peuple juif.

Croyez-moi votre fidèlement,

(Signé) : Henry E., Cardinal-archevêque.

Au moment de l’apparition de la brochure : Tué par les Juifs , l’abbé Desportes adressait au cardinal Ram-

polla la belle et touchante lettre que l’on va lire

Monseigneur,,

J’ai eu l’honneur d’adresser hier à Votre Eminence deux exemplaires de la brochure que je viens de publier : Tué par les Juifs. J’y fais l’histoire d’un horrible guet-apens dont la justice humaine n’a point encore tiré vengeance malgré les preuves de la culpabilité la plus évidente. Il appartient aux puissances européennes, et surtout à l’Eglise, qui autrefois canonisait les innocentes victimes de la Synagogue, d’élever la voix et de demander que justice soit rendue à la pauvre

mère.

Je prie Votre Eminence de déposer un exemplaire aux pieds du Saint-Père. Je l’offre à Sa Sainteté en fils soumis et dévoué. Je ne doute pas que le grand Léon XIII, le Saint et le Juste, ne bénisse mon travail, et ne demande, lui aussi, la lumière sur cette ténébreuse affaire.

C’est un enfant de l’Eglise que l’on dit avoir été martyrisé en haine de notre foi. N’est-il pas du devoir de l’Eglise de savoir la vérité et de sommer l’autorité turque de faire une enquête? Le gouvernement italien l’a fait, le gouvernement anglais l’a fait : l’Eglise ne peut rester en arrière, ne peut faire moins qu’un excommunié et un hérétique pour l’un de ses enfants.

J’ai beaucoup souffert, moi simple clerc inconnu, je me suis exposé à l’exil et à .la pauvreté pour proclamer l’igno-

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE

ninie des pires ennemis du Christianisme. Je serai largement >ayé de mes peines si le Saint-Père daigne bénir mes travaux t ma personne.

Veuillez agréer, etc.

Le cardinal Rampolla lui répondait par la lettre suiante :

Monsieur,

J ai reçu votre lettre du 29 octobre dernier, et les deux xemplaires de l’opuscule dont vous parlez. Vous m’avez tonné le soin d'en mettre un dans les mains vénérées du iaint-Père. Je suis heureux de vous apprendre que Sa Saineté a reçu avec reconnaissance votre filial hommage et que u fond du cœur elle vous envoie sa bénédiction apostolique.

En vous rendant compte de tout cela, je vous remercie ivement de l'exemplaire qui m’est destiné et avec des sentiîents d estime distinguée, je me déclare, Monsieur,

Votre dévoué serviteur,

M. Gard. Rampolla.

Rome, 31 octobre 1890.

Cette fois, les Juifs ne pourront pas prétendre que le ardinal Rampolla ignorait ce dont il s’agissait et qu’il envoyé un simple accusé de réception par politesse.

Décision d’archevêque français, lettre d’archevêque iglais, missive de secrétaire d’État romain, tout cela, ’est-il pas vrai, éveille en nous l’idée d’une extraordiaire pleutrerie ?

Je comprends qu’un tel spectacle doive inspirer uelque orgueil à ces grands Youtres des capitales ont les pères croupissaient dans la squalidité des hettos et qui, maintenant, maîtres du monde matéel, voient l’Église elle-même reculer devant eux.

« Quoi, se disent-ils, c’est là cette Eglise à qui Dieu donné pouvoir de lier et de délier sur la terre et dans ciel, cette Eglise qui se prétend dépositaire de la Vête immuable et qui parle au Temps au nom de l’Eterté!

LE TESTAMENT d’üN ANTISEMITE

» Voici qu’elle n’ose plus avouer ce qu’elle affirmait jadis d une si solennelle façon. Elle semble avoir bonté maintenant des Saints qu’elle a désignés jadis au culte des fidèles et, si elle ne les renie pas tout à fait, elle les relègue dans un coin comme des Saints qui ont cessé de plaire.

» Aux siècles passes, elle ne craignait pas d’émouvoir la foule avec des pèlerinages au tombeau de ces enfants martyrs, elle promenait leurs ossements par les villes.

» Le Juif, alors, était le paria, l’étre honni et repoussé de tous, et proclamer ainsi par l’hommage rendu aux victimes que des crimes avaient été commis, c’était, en bien des circonstances, non seulement vouer les bourreaux, mais leurs frères au massacre et à la mort. La seule excuse de l’Eglise, pour agir ainsi, c’était de croire que ces crimes étaient réels.

» Aujourd'hui, les plus hauts dignitaires de l’Eglise bafouillent lugubrement quand on les met au pied du mur et protestent qu’ils n’entendent pas blesser « les susceptibilités » des Juifs. Qu’a-t-il fallu pour motiver un tel changement d’attitude, pour amener l’Eglise à admettre que les enfants d’Israël avaient droit d’avoir des « susceptibilités » ? Il a fallu que les Juifs triomphent, qu ils aient les millions et les châteaux, qu’ils soient barons, ministres ou lords-maires. »

Je comprends l’espèce de tristesse ironique, de désenchantement amer que j’ai constatés en causant avec quelques Juifs de la grande espèce, le dégoût dont ils sont saisis au milieu de cette victoire qui leur montre le néant de tout, l’agenouillement devant l’or d’autorités qui enseignent au nom de Dieu lui-même.

^ Ils se trompent, néanmoins, en s’imaginant que c’est l’Eglise qui s’abaisse ainsi.

Non, ce n’est pas l’Eglise, ce sont des hommes ; c’est un vieillard écrasé par un gigantesque labeur et qui veut s éteindre en paix, c’est un Italien oblique et retors, c est un prélat dévoré du désir de la pourpre.

Les J uils l’ont bien compris. A la suite de ces inci-

dents, ils avaient eu la pensée de se faire donner par le Pape un brevet d’innocence, un solennel certificat de bonne conduite.

Ils veulent, dit la Semaine Israélite de Magdebourrj, demander au Pape de vouloir bien mettre à néant, par un document public, 1 accusation souvent portée contre les Juifs de

se livrer à des sacrifices sanglants dans leurs pratiques religieuses.

Dans la première partie de leur pétition les auteurs s’appuient sur les témoignages des sommités du clergé, depuis les Pèies de 1 Eglise jusqu à nos jours, qui déclarent que cette accusation est une calomnie abominable. Ils sollicitent ensuite le Souverain-Pontife de déclarer formellement que lien, ni dans les rites, ni dans les pratiques judaïques, n’autorise à croire à ces sacrifices humains dont l’existence supiosée a fait tant de victimes innocentes dans certains pays ieu éclairés.

Les pétitionnaires expriment l’espoir que Léon XIII ne efuseia pas de se rendre ù. cette prière pressante et bien ondée, au nom de la vérité, de la justice et de l’humanité.

Celte démarche, les Juifs n’ont pas osé la faire et ;eux de leurs amis qui connaissent Rome les en ont agement dissuadés. Cette fois ils auraient trouvé non Jus les hommes corruptibles et accessibles à toutes les onvoi lises, mais 1 Eglise elle-mcmo. Les monsig’nori ■liraient, moyennant finances, promis tout ce qu’on urait voulu, la Presse aurait annoncé d'avance le réultat, puis il se serait rencontré une « âme blanche », omme on dit à Rome, qui aurait tiré des Archives le ossier du procès de canonisation des petits martyrs et t Papauté aurait répondu : Non possumus.

Quelle raison peut avoir le haut clerg-é de se faire msi le complaisant des Juifs? Quels avantages meme trouve-il? On a beau chercher, on ne comprend pas... Cette soumission se produit sous toutes les formes, ai déjà parlé des Juifs qui avaient a peu près mono- 3lisô le commerce des objets de sainteté ; ce qu’on ■ira peine à croire, c’est que dans la plupart des villes

334 LE TESTAMENT d’üN ANTISÉMITE

de province les Congrégations et la plupart des catholiques influents, à leur exemple, ne se fournissent que dans les magasins juifs.

On ne peut s’imaginer le tort que le clergé s’est fait ainsi. Il existait une classe intermédiaire de braves gens de vieille souche française, point bigots toujours, mais catholiques comme ils sont Français, dans les moelles. Ceux-là n’avaient aucune haine pour le prêtre, ils accueillaient bien les Sœurs quêteuses et leur i émettaient de bon cœur leur obole.

Les Congrégations sont parvenues à s’aliéner ce bon monde, à l’agacer, à l’exaspérer par le mépris qu’on faisait de lui, tandis qu’on réservait toutes les préférences pour des youtres arrivés tout à coup d’Allemagne pour y faire a la fois du commerce et de 1 espionnage.

A Nantes, c’est un mot d’ordre imposé aux catholiques de n’acheter que chez les Juifs.

Un catholique de Nantes m’écrivait: « C’était une joie pour moi de donner aux Sœurs ; je me suis décidé à les mettre a la porte, très courtoisement sans doute, mais très fermement... Je leur ai dit: « C’est maintenant un » principe chez moi, je ne veux pas que mon argent » sorte de ma poche pour aller dans celle des Juifs. » Quand vous avez besoin de nous, vous savez notre » adresse, mais quand il s agit d emplettes, vous ne » vous en souvenez plus ; j’en ai assez. )>

Le Lillois (1) a publié la lettre d’un marchand très justement indigné, qui forme un tableau de genre tout fait. On y voit chaque personnage en action : le chrétien qui remet son offrande et, poliment, conduit les Sœurs jusqu’à la porte, et les Sœurs lui tournant le dos pour aller porter son argent au Juif.

Voici, d’ailleurs, ce récit:

Dernièrement, deux Religieuses vinrent demander mon

(l) Lillois, 25 janvier 1891.

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE

obole pour une oeuvre charitable digne du plus grand intérêt.

reürèrenfremiS dl\fnmcs et les accompagnai, quand elles se retireient, jusqu à la porte.

| Quelle ne fut pas ma surprise de les voir, en sortant de | c ez moi, traverser la rue et entrer dans une boutique où les Jui s, sous pretexte de liquidation, avaient fait un grand déj hallage de toutes sortes de marchandises.

Justement intrigué et indigné de ce que l’argent des catholiques allait entrer dans la bourse de ces pons chuifs pour ne

leurs' ÏÏW* ^ SUIV1S d6S J6UX ieS d6UX Sœurs et ohs°™

I ^a^cellement les Juifs reçoivent bien ceux qui font pros- Sut ^ bedme 9°mmerce’ les catholiques et les religieuses

Celles-ci firent de nombreux achats, et je les vis acquérir à bon prix des articles de lingerie que je vendais moi-même.

ui, j en vendais moi-même au même prix que ces Juifs, À mes marchandises n’étaient pas des soldes.

Ainsi donc, avec mon argent, l’argent d’un catholique, des

! narchandS! £ e"aient *ait V°!er par des Juifs> à ma barbe, moi

I Eh biePn !,je vous assure que j'ai regretté mon argent, i’auais préféré me montrer deux fois plus généreux et leur ser-

H Sratpls daQs ma boutique les objets qu’elles ont achetés iux Juiis, le bénéfice eût été pour leurs pauvres.

C’est insensé!

Eh bien ce qu’ont fait ces deux Religieuses, tous les cathoques le tont.

' T^r ™ contestait le fait, je pourrais citer le nom de 1. L , le négociant si légitimementrévolté par de paeils procédés. 1

: Quant au Juif, il emploie très généreusement, au point I e vue de la Synagogue, l’argent que lui font gagner ;S ^œurs, et il figure parmi les donateurs de la Commu- ! aute israelite de Lille ; il est Franc-Macon naturelleaent j il a etc initié, au mois de juin 1885, dans la loge £ Reveil du Nord.

A Lille, d’ailleurs, c’est une habitude et les grandes jevotes n achèteront jamais un objet un peu coûteux

331) LE TESTAMENT D’üN ANTISÉMITE

que dans le magasin d’objets de fantaisie que tient làbas un Juif fort connu.

On ne peut pas tout dire, sous peine d’être accusé d’exagération, mais il y a évidemment des traîtres dans les hautes sphères de l’Eglise, des prélats affiliés aux arricre-Log'es de la Maçonnerie qui, avec une habileté infinie, suggèrent au clergé tout ce qui, dans les petites choses comme dans les grandes, peut lui nuire dans l’esprit de tous, empêcher l’opinion de lui revenir. (

Il n’est pas naturel, en effet, d’être aussi maladroit que l’est le parti clérical. Depuis dix ans, les Gongréga- ; tions ont gâché la plus belle occasion qu’elles puissent jamais avoir. Après les Décrets, elles n’étaient pas encore populaires, mais elles avaient cessé d'être impopulaires ; la persécution leur avait fait un bien infini.

Si les Religieux avaient su tirer parti de l’élément dont je parlais plus haut, s’ils s’étaient intéressés à l’exisfcncc, aux travaux, aux soucis de tous les Français de la classe moyenne, victimes du système juif, écrasés par les Grands Magasins, s'ils avaient mené une active campagne contre le Juif allemand, ils auraient eu bien vite regagné le terrain perdu.

C’est ainsi qu’agissaient les moines d’autrefois, intimement associés à la vie de leurs contemporains. Les moines d’aujourd’hui ont laissé passer le moment. Quand un politicien à bout d'expédients demandera l’expulsion définitive, à la suite d’un scandale que la Franc-Maçonnerie aura organisé dans un couvent, les Religieux ne retrouveront même plus le mouvement d’opinion qui s’est produit en leur faveur il y a dix ans : « Qu’est-ce que vous voulez que nous fassions ? diront les moins hostiles; ils nous embêtent, à la fin... »

Le triomphe de l’Argent incarné dans le Juif a visiblement enlevé tout sang-froid à une certaine partie du monde catholique, qui n’est pas la partie la moins agissante et la moins remuante. Devant cette instauration d’une Force nouvelle, l’Eglise semble, par moments,

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE 337

vdre le sentiment d’elle-même et oublier ses doctrines autrefois.

Les rôles sont intervertis maintenant. Ce n’est plus le îbbalislc, l’alchimiste juif qui cherche I e grand œuvre, î sont des faiseurs cléricaux qui font des conjurations in de trouver le secret de la fameuse Banque cathoque, dont il est question depuis vingt ans, le moyen e faire de l'or avec rien.

Les financiers sérieux sont depuis long-temps édifiés ce sujet et ils savent qu’il n’y a rien à tenter, puisque :s Rothschild, disposant de toute la puissance gouveremcnlalc, feraient immédiatement étrangler par leur îagistrature tout établissement qui les gênerait — omme ils font fait pour l'Union générale.

Une armée d’aigrefins subalternes n’en continue pas îoins à suivre l’idée... Il y a là tout un personnel de astaquoucrcs, de financiers déjà compromis dans des ffaires Argentines ou autres, de parents de Nonces, de rinces romains plus ou moins authentiques. Le neveu u le cousin du Nonce extorque une semi-approbaun d’un cardinal quelconque, s’installe, comme le ernier qu’on vit à l’œuvre, à l’hôtel Bristol dans des ppartements royaux, y dépense six mille francs en rois semaines, fait régler sa note par une vieille dévote t quitte Paris pour aller faire des dupes ailleurs.

Il y aurait un chapitre bien étrange à écrire là-dessus; e l’avais commencé, je l’ai jeté au feu, car ces côtés du atholicismc sont vraiment pénibles.

Ce que j’ai simplement voulu mettre en relief, c’est ette lutte inférieure du pouvoir sacerdotal très pasionnante pour ceux qui s’intéressent au mouvement des dées. Sans doute par ce qu’il représente d’éternel il revendra bientôt conscience de lui-même en haut ; mais, )ar ce qui est humain en lui, il subit le temps qu’il fait, es attractions viles du moment, l’influence de l’argent.

Le Riche, qu’il ait forme de Juif ou de Chrétien julaïsant, tente visiblement le haut clergé, il va à lui, il >e fait petit devant lui, il désire ne pas connaître que

cet or, que le Juif lui donne, est teint de sang1 humain, et quand on s’offre à l’instruire, il préfère ne pas être instruit. Quand on lui parle, à propos de certains hommes, de catastrophes qui ont retenti dans le monde entier, il feint l’étonnement, il dit: «Ne seraient-ce pas des bruits qu’on fait courir? J’aime mieux absoudre et marier sans rien savoir ; si je savais, je serais obligé de parler de restitution et on me laisserait peut-être mon absolution pour compte. » j

Le haut sacerdoce qui veut ignorer comment les riches ont vécu, tient également, dans certaines circonstances, à ne pas apprendre comment ils sont morts Le suicide est le crime des crimes, c’est le crime de Judas, le seul que l’Eglise déclare damné parce qu’il a désespéré de la miséricorde de Dieu. Pendant des siècles, l’Eglise a refusé aux suicidés les honneurs religieux.

Sans doute... mais le service est de première classe, il les tentures sont déjà arrivées et, qu’il s’agisse de l’archiduc Rodolphe, du prince Melissano, de Pascal, de Denfert-Rochereau, l’Eglise capitule ; elle accorde ses prières à l’agioteur qui s’est tué avec un flegme étonnant, elle les refuse à un pauvre diable d’artiste, inoffensif et bon entre tous, qui a succombé dans un duel. Il est vrai que l’artiste était mort sans un sou et que la jurisprudence canonique changerait probablement si quelque gros capitaliste avait l’idée de se faire tuer sur le terrain.

En ces occurrences, le haut sacerdoce cherche un répondant qui le couvre et, sans fausse honte, va demander à la Science athée, qu’il anathématisait la veille, de lui prêter un parapluie, de lui signer un bout de papier comme passeport.

« Malheureux ! vous niez le libre arbitre, vous prétendez supprimer la responsabilité de l’homme ! Vous prétendez que, dominé par des impulsions toutes physiques, il n’est pas libre de choisir entre le Bien et le Mal ! C’est abominable ! »

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE

L’antienne change en cas de suicide distingué. On va trouver le médecin...

— Quelle catastrophe ! Ce pauvre X*** n’avait plus conscience de ses actes, n’est-ce pas ?

— • Lui ! Il était d’un sang-froid magnifique. Il est mort comme un Romain, comme le YaleriusRufus qui, avant de se tuer, avait été donner un coup d’œil à son bûcher qu’on dressait dans le parc. Il s’aperçut que les flammes en montant noirciraient les statues et endommageraient les arbres, et il fit installer le bûcher un peu plus loin. X*** a réglé toutes ses affaires, il a été voir sa maîtresse avant de mourir, il a écrit une dernière lettre d’une admirable lucidité. Du reste, il y a un an qu’il m’avait fait part de son intention de se tuer, si l’affaire sur laquelle il comptait ne réussissait pas... C’est comme moi, j’ai une maladie organique, dans six ans elle sera arrivée à son dernier période et je ferai comme Bersot, je m’enfermerai dans ma chambre en prévenant un ami de venir le lendemain matin, et il me trouvera mort.

— Quelle horreur ! quelle horreur ! C’est que la famille a commandé un service de première classe et le grand orgue... Il faut à tout prix arranger cela.

- Qu’est-ce que vous voulez, monsieur l’abbé?

— Le petit papier habituel constatant que ce pauvre X*** s’est tué dans un accès de fièvre chaude.

— Voilà. Nous compterons cela à la famille.

— Merci, cher maître, si un malheur vous arrive, nous vous ferons des funérailles splendides.

— Pour cela, non! Si vous étiez les hommes de vos principes, si vous restiez fidèles à ce que vous déclarez être les lois de l’Église, peut-être aurais-je été à vous; mais vous êtes des marchands comme les autres, vous faites fléchir toutes vos règles quand votre intérêt est enjeu et mon cadavre ira sans prières au cimetière...

Le lendemain, les cloches sonnent à toute volée le glas funèbre ; l’Église est tendue de la base au faîte, les chaises sont drapées de deuil et, avec ses ornements

noirs, la chasuble du curé se détache, avec une solennité triste qui impressionne les plus frivoles, sous les clartés de cierges innombrables.

La rue est encombrée d’équipages. Les gardiens de

la paix font ranger la foule. Parfois, dans un groupe, un vieux prêtre de campagne aux gros souliers, à la soutane usée, interroge :

— Qu’y a-t-il?

— D’où venez-vous? C’est M. X*** qui s’est suicidé il y a trois jours et que l’Église enterre avec toutes ses pompes.

Alors le vieux prêtre pense à ce qu’on lui a appris au séminaire, aux traditions de l’Église, aux règles inflexibles qui étaient les mêmes pour les riches que pour les pauvres. Il est d’abord tenté de blâmer le laisser-aller de notre clergé et de dire : « Ah! ces Parisiens! » Puis il réfléchit et il se dit que son évêque en ferait autant, et il se rappelle qu’il a eu déjà sur les doigts pour avoir voulu se conformer aux enseignements de l’Église.

Dans cette voie-là, les curés des paroisses riches ne s’arrêtent plus et chaque jour ils livrent quelque chose de plus moyennant finance.

Tout Paris a parlé du scandale qui s’est produit au printemps dernier à l’occasion du mariage du fils d’un grand banquier juif, avec une jeune fille de l’aristocratie.

Pour le grand monde catholique, ce fut encore une date dans la descente. Jusque-là les mariages de cet ordre étaient précédés de l’abjuration du Juif ou de la Juive, et le monde, dans son scepticisme aimable, dans son désir d’être toujours content, prenait l’événement du bon côté. C’était un marché sans doute, on le savait bien, mais, somme toute, un hommage qu’on rendait au catholicisme.

L’argent qu’on prend aux Juifs, c’est de l’argent qui rentre. Dans ce cas-là, le mariage pouvait être célébré à

LE CLEHGÉ FIN DE SIÈCLE 341

: i église. Les Archives Israélites , qui se sont égayées, au sujet de ce mariage, de la facilité du clergé catholique à faire fléchir les règles canoniques devant les billets de banque, vous expliquent fort bien le cas.

Ln. bénédiction nuptiale étant aux yeux de l’Église un sacrement, 1 autorité ecclésiastique exigeait précédemment, de la part du conjoint israéfite, la conversion préalable au catholicisme et elle ne consacrait l’union que si cette formalité, à laquelle on ne se résigne pas aisément, avait été remplie.

Parfois, sans faire fléchir cette règle qu’elle considérait comme d ordre canonique, elle autorisait le prêtre, quand l’un des conjoints appartenait au Judaïsme et ne voulait pas y lenoncci , à octroyer sa bénédiction pure et simple sans accompagnement des rites usités, sans messe, non dans ! église, beu consacré, mais dans la sacristie, terrain neutre.

Cette fois on donna la forte somme et le mariage Lune Catholique avec un Juif resté Juif fut célébré, mon plus à la sacristie, mais dans l’église même dont m Rivait retiré le Saint-Sacrement et qu’on avait trans- ’ormée en synagogue pour la circonstance.

Sans ostentation de mauvais goût, les Juifs prirent 10 te du marché. Un Juif fort connu du Paris mondain Bntra le chapeau sur la tête.

— Pardon, monsieur, lui dit le suisse, on se découvre lans une église.

— Je ne suis pas dans une église, répondit fermenent le Juif sans se livrer à aucun éclat de voix. Il ^arda son chapeau sur la tête quelques minutes pour )ien marquer le droit qu’un des siens avait payé et ota ensuite, en homme qui désire ne pas faire de scanlale.

Le suisse ne se formalisa pas, il était dans le ravissement et criait à tout venant : « Il nous faudrait des marges comme cela tous les jours. »

Le dégoût vint à beaucoup devant ce spectacle, devant ces prêtres si accessibles à l’argent et qui faisaient :e que des Popes n’auraient pas fait, devant cette pauvre

342 LE TESTAMENT d’üN ANTISEMITE

petite fille de l’aristocratie aussi, cette Iphigénie, non plus en Aulide mais en Judée, mariée dans des conditions que l’on connaissait. Le prêtre vendait la maison de Dieu au Juif et le père lui livrait sa fille...

C’était un peu écœurant tout de même et, quelque accommodant qu’il soit, le monde élégant avait, malgré son hypocrisie et sa légèreté, comme la sensation d’une profanation ; il lui semblait qu’il assistait à un sacrilège et que cela ne porterait pas bonheur à ceux qui avaient été là.

Les hommes, sans doute, se disaient que l’affaire était bonne, et néanmoins quelque réminiscence leur revenait de leur éducation première, de leurs croyances d’autrefois. En remontant dans leur coupé, les femmes se rappelaient les impressions du couvent, les ferveurs juvéniles, la veillée faite à tour de rôle devant le Saint- Sacrement, la courte prière qui jaillissait du cœur, si ardente et si spontanée, devant la statue de la Vierge qui ornait le vestibule ou le jardin, les heures où l’âme s’était sentie comme ravie en Dieu... On en parla partout pendant huit jours.

Quant au curé, depuis ce temps, il est devenu bizarre, un peu loufoque ; il semble étonné de ce qu’il a fait. Il a reçu cent mille francs, dit-on ; peut-être regrette-t-il, comme les magistrats qui ont jugé le dernier procès des financiers, de ne pas avoir demandé davantage. Il a un peu raison. Au prix où en est la vie, en effet, vendre le bon Dieu pour cent mille francs seulement, ce n’est vraiment pas payé...

Les prêtres de campagne valent mieux que cela, mais voilà... On leur défend de parler de nous et l’on permet à ceux qui nous attaquent de fulminer contre nous dans la chaire. Que de fois, après la France juive, quand j’étais en Normandie, j’ai entendu des curés me dire : « Si vous saviez comme la langue nous démange de toucher un mot à nos ouailles de votre œuvre et de vos idées, mais l’évêque ne voudrait

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE

pas... » L’abbé Frémont n’a pas eu ce scrupule et il a ! consacré tout un demi-sermon à un éreintement de la France juive.

C’était à Saint-Philippe-du-Roule. Il y avait là toutes ïes petites Juives qui se partagent entre la Synagogue et l’Église, filles, femmes ou sœurs de tous les Juifs illemands, faiseurs de coups de Bourse, fondateurs le sociétés véreuses. Il y avait là des flots de dentelles qui avaient coûté la vie à des malheureux qui s’étaient nés en se voyant ruinés, des diamants achetés avec 'argent de vieilles gens indignement trompés par des 3rospectus mensongers comme ceux du Honduras et les mines de Bing'ham et qui avaient donné les écoîomies de vingt ans contre quelques chiffons de papier ju’on négociait maintenant à 40 sous.

Devant une telle assistance, le prêtre à la mode du our était dans son élément et il fit pour ces belles lames un discours si bien en situation, que les Archives israélites le publièrent intégralement en s’é- ! ;riant : « Voilà ce que pense l’Église du livre de Vl. Drumont ! »

Non, non, Cahen, vous vous trompez comme pour le >ime du Sang, vous savez mieux que moi que ce n’est )as ce que pense l’Église : ce n’est pas ce que disent les )rêtres, c’est ce que dit tout simplement un mauvais )rêtre, un prêtre ambitieux qui demain sera un évêque lomestiqué.

Les gens du dehors éprouvent, cependant, une vériable stupéfaction en présence de l’attitude de certains ^présentants du clergé français vis-à-vis d’un défenseur de la cause catholique. Je me souviens encore d’un îxcellent homme qui me faisait part de son étonnenent. Il était de ceux que mon livre avait remués quoiju’il fût libre-penseur ; il n’avait jamais mis les pieds lans une église depuis vingt ans ; un jour, il entre à ^otre-Dame ; il prétend que c’est parce qu’il pleuvait, nais parfois on se trompe : on croit qu’on entre dans ane église parce qu’il pleut, tandis que c’est parce que

Dieu vous y attend sans que vous vous en doutiez.

Un prêtre prêchait sur les lectures que doivent l’aire les femmes du monde.

Mon homme écouta et les bras faillirent lui tomber lorsqu’il entendit cet orateur sacré se livrer lui aussi à un violent éreintement de mes livres. Il m’a raconté ses impressions dans une lettre et je le laisse parler lui-même :

L’abbé Le Nordez n’est point tendre à l’égard des écrivains actuels; nul ne trouve grâce à ses yeux; il les condamne tous sans exception, il affirme que toutes les lectures sont des pièges tendus par l’esprit diabolique et que Dieu, plus tard, demandera un compte sévère du temps employé à ces lectures par les femmes chrétiennes qui se complaisent et se délectent, avec de criminelles curiosités, dans la connaissance de choses horribles, écrites pour leur perdition.

L’abbé Le Nordez termina sa conférence par une attaque directe contre un écrivain, car il réprouve la guerre que ce publiciste fait aux gens de la bande judaïco-ünanciôre contemporaine.

Le conférencier, avec l’habileté qui caractérise ses pareils, avec d’infinies circonlocutions, avec de minutieuses et savantes périodes oratoires, s’éleva contre le style agressif et acerbe employé par l’écrivain dont la Cour de Rome ne peut sanctionner les attaques, dit-il.

A l’aide d’ingénieuses périphrases, et tout en se défendant de vouloir faire des personnalités, l’abbé Le Nordez affirma que la lecture de pareils écrits était chose pernicieuse et blâmable et qu’on devait répudier la campagne menée avec un si valeureux entrain contre les fils de Judas.

Il recommanda donc de s’abstenir de semblables lectures contraires aux enseignements moraux de la religion catholique. La guerre ainsi faite ne servirait qu’à troubler la benoîte quiétude des âmes de femmes chrétiennes.

Selon la péroraison de cette conférence, il ressort que M. Drumont est formellement désavoué par le clergé pontifical, et que, du haut de la chaire de Notre-Dame, le clergé français proscrit la lecture des livres dans lesquels sont si vigoureusement stigmatisés les agissements des financiers juifs si étroitement syndiqués pour l’exploitation des classes productrices et laborieuses.

LE CLERGÉ FIN DE SIÈCLE

J’ai songé à ccîa plus d’une fois. J’ai aime beaucoup Notre-Dame et je la connais aussi bien que Victor Hugo. Quand j’écrivis dans le Paris à travers les îges\Q chapitre consacré à Notre-Dame, je passais des journées entières dans la vieille basilique. C’est le grand témoin de l'histoire de France, mais il ne livre le secret de son âme qu’à la longue ; il ne répond qu’à ;eux qui l’interrogent patiemment et pieusement, dans 'intimité des entrevues matinales, alors que l’on chenine tout seul sans l’escorte du bedeau vous pressant, ît vous poussant à hâter le pas — et que l’on peut nettre son cœur près de ces pierres vénérables et les icouter parler.

Volontiers, j’aurais fait comme le vieux sonneur qui îe descendait plus qu’à de rares intervalles et je serais •esté dans la partie haute de l’Église — région si peu connue, où des monstres bizarres, des Chimères, des inimaux fantastiques semblent tenir entre eux, aulessus du grand Paris, une conversation pleine de Poses mystérieuses et profondes.

Je revoyais celte scène. Un prêtre prêche dans Tonique basilique, au nom de cette Église qui pendant des iècles a lutté contre le Juif, a défendu la société chréienne contre la tyrannie corruptrice de l’argent, a irotégé le travail de tous contre l’exploitation des paraites et des usuriers. Et ce prêtre glorifie Mammon ! le prêtre loue Rothschild, Éphrussi, Bischofisheim ; il éclare qu’il est criminel d’attaquer ces bienfaiteurs e l’Humanité, criminel de parler de Probité et de ustice. Puis, content de lui, il retrousse sa soutane t court toucher son salaire dans quelque banque... Cela vaut Erlanger, après son acquittement, venant 3uer un adagio sur le violoncelle au moment de l’Éléation, à la grand’mcsse de Deauvilie...

LE TESTAMENT ü’UN ANTISÉMITE

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