‹ Le Testament d'un LatinChapitre 101 sur 168 · DE L'INFLUENCE DE LA RACE OBSERVEE DANS L'HISTOIRE DE FRANCE · texte numérisé non relu

DE L'INFLUENCE DE LA RACE OBSERVEE DANS L'HISTOIRE DE FRANCE

Si l'inquisilion, établie en France en 1255, n'y a eu qu'une existence éphémère, a ce n'est pas, dit M. Jules Simon', parce que la procédure de l'inquisition répugnait au caractère national, encore moins parce que nous jouissions de la liberté de conscience. Mais le parlement repoussait tous les empiétements du clergé, et le clergé tous ceux de la cour de Rome. »

Les rois étaient eux-mêmes inquisiteurs; Berquin, Dolet, Anne Dubonrg , Yanini fun ni pendus ou brûlés; ce n'était qu'un pouvoir substitué à un autre et également détestable,

* La Liberté, t. II, p. T)!?.

23f. LE TESTAMENT D'UN LATIN.

L'hisloire des parlemenis sous la monarchie, le récit de leurs pei'pétuelles et insignifiantes révoltes et de leurs soumissions faciles, de leurs vaines remontrances, des lits de justice qui les écrasent, de leurs exils et de leurs rappels, produit l'effet d'une comédie aussi fastidieuse que misérable. Leur inutilité, au point de vue de la liberté, dégoûte, et on peut suivre, dans les livres du temps^ les gradations de leur abaissement.

Les états généraux en 1556, dirigés par Marcel, auraient voulu établir un régime jiarlementaire c( analogue, dit M, Morin% à celui que la nice anglo-saxonne a réalisé dès le dix-septième siècle. » « Le vœu des états" qui demande que le roi gouverne avec un conseil, perlait dans son humble formule toute une révolution qui aurait été, si elle n'eût avorlé douloureusement, la sœur aînée de celle de 1688 et de 1789. )> Le malheur est qu'elle ait avorté. Mais Marcel lui-même est un Latin ; il a une faiblesse qui perd tout; il s'en remet aux promesses du dauphin ; enfin, il est tué par le peuple comme traître et vendu aux Anglais*.

* Voy. entre autres, le Journal de Barbier, ^ La France au moyen âge, p. 103.

3 Ibid., p. 104.

4 Ibid., p. 130.

Page 1