INFLUENCE DE LA RACE OBSERVÉE E>' FRANCE
pour le leur revendre. Dans i'édil de 1722, cela est expliqué par les nécessités des finances.
Mais de quelle race sont ces gens à qui on peut prendre et revendre leurs droits?
N'est-ce pas là ce même peuple que Chateaubriand * a peint, « la liberté à la bouche et le servage au cœur? »
« Sur celte terre des extrêmes, dit M. Marc Dufraisse^ en parlant de la France, le peuple n'a jamais pu s'arrêter, même un instant, dans le milieu juste et sage. » « Lorsqu'on juge à propos de lui retirer la liberté politique", l'égalité des droits civils le console vite de l'accident; et, aussi longtemps que la liberté publique lui manque, il se glorifie de l'autre et s'en contente. »
Et encore* : « Le peuple français est si foncièrement catholique et monarchiste que, malgré les plus tristes leçons de l'histoire, il croit toujours à l'excellence du gouvernement d'un seul... C'est ariicle de foi politique comme de discipline ecclésiastique et militaire. De tout temps, les idées de ce peuple, ses sentiments ont eu leur pente
' Mémoires.
' Du droit de (juerrc eidc paix, p. m;i.
^ Ibid., [). XIX.
naturelle vers l'obéissance... Le seizième siècle et le dix-huitième, la révolution elle-même n'a pas changé le tempérament de la nation. La France n'est contente que quand elle a récupéré son esclavage, il faut un maîlre. »
Voilà pourquoi quelques-uns désespèrent.