‹ Le Testament d'un LatinChapitre 54 sur 168 · DES IMPOTS · texte numérisé non relu

DES IMPOTS

Les gouvernements forls ont grand bosoin d'argent; 00 sont de terribles mangeurs! il n'y a de bornes possibles à leurs appétits que lorsque le moment vient où un impôt de plus tarirait la source des impôts el où le contribuable ne pourrait plus payer du tout si on prétendait le faire payer davantage.

Un bon gouvernement se reconnaîtra désormais à ce signe qu'il diminuera les impôts; cela prouvera, en effet, qu'il s'enferme dans ses limites propres, en laissant croître la liberté; ses nécessités diminueront avec le nombre des choses dont il s'occupera, et la marque d'un Etat bien réglé sera qu'il n'aura pas besoin d'argent. La bonne

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répartition des impôts est importante, mais il y a une chose meilleure, qui est de n'en pas mettre ou de n'en mettre que ce qu'il faut.

Si les impôts sont un sacrifice nécessaire de l'individu à la société et s'ils sont légitimes, c'est à la condition qu'ils soient le prix librement débattu, librement consenti de services réels, mois qui ne doivent pas être imposés malgré lui à celui qui les paye. Pour que les fonctions de l'Etat aient ce caractère, il importe qu'elles soient restreintes à ce qui est de son domaine, à ce que les individus ne pourraient faire eux-mêmes ou obtenir à meilleur compte d'un autre que de l'Étal.

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