‹ Le Testament d'un LatinChapitre 56 sur 168 · IL FAIT LIMITER LE POUVOIH. IÔ · texte numérisé non relu

IL FAIT LIMITER LE POUVOIH. IÔ

slyle of romonlrance very dislant from tlie liumilily of eomplainl. n Je trouve dans ces lignes le lier langage de l'homme libre, prêt à se redresser à la moiiidre entreprise tentée contre ses droits.

La limitation de TÉtat est dans son intérêt, parce qu'elle le fait aimer et respecter et que, seule, elle, éloigne le danger que les partis présentent.

L'existence des partis est un fait inévitable et non pas un malheur. Ils sont une des manifestations naturelles de la vie qui est dans les esprits, dont les idées ne peuvent toutes se ressembler, et leur disparition totale serait un signe de mort.

Ils existeront toujours, il ne faut pas songer à les détruire, il est même à souhaiter qu'ils se multiplient, parce qu'ils se surveillent et se contiennent mutuellement.

Une des plus grandes hypocrisies de nos temps est celle-ci : qu'il faut attendre qu'il n'y ait plus de partis pour donner la liberté. « On ajournait la liberté, disait-on \ jusqu'à ce que les factions se fussent calmées, mais les factions ne se calment que lorsque la liberté n'est plus ajournée. » Uuedeman-

* B. Constant, de l'Usurpalioii, Polit, const., II, p. 215.

dent les partis? La liberté! il ne dépend pas du pouvoir de les supprimer, mais il dépend de lui de les rendre impuissants, en leur donnant la liberté; s'il ne se charge pas de ce qui ne le concerne point, s'il ne prête point à des plaintes, il les rend vains et inutiles ; ils ne viseront pas à se mettre à sa place, s'il sait s'enfermer dans son rôle , austère et peu enviable pour les gens que tourmentent les ambitions vulgaires.

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