‹ Le testament de César, drame en cinq actes et en vers suivi d'un épilogueChapitre 3 sur 95 · ACTE 1, SCÈNE 111. T · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE 111. T

A propos, tu parlais d'une ode de Catulle, Hélène '^

HÉLÈNE

La voici, Madame.

CYTHÉRIS.

On l'intitule ?

HÉLÈNE

^ Lesbie.

A Lesbie, encor?

HÉLÈNE

Toujours.

CYTHÉRIS.

Toujours 1 Et dites qu'il n'est pas d'éternelles amours! Par Vénus ! voilà donc une patricienne (C'est une Clodia , famille très-ancienne), Une matrone enfin, qui rencontre un amant Fidèle , et , mieux encore, un poète charmant ! Si cela continue , ô matrones toscanes , Nous vous jalouserons, nous autres courtisanes!

HÉLÈNE

Chacun son tour; c'est juste, avouez?... Entre nous Madame , elles étaient si jalouses de vous !

CYTHÉRIS.

Lis-moi ces vers. .

HÉLÈNE, lisant.

Vivons , ma Lesbie ! . . . aimons !

Vos sermons , Que nous ne voulons pas suivre .

Vieillards , conseillers grondeurs

Et boudeurs , Valent moins qu'un as de cuivre !

Donne-moi mille baisers

Embrasés ; Donne , ô belle que j'adore , Mille autres en les pressant ;

Encor cent , Encor mille , et mille encore !

Puis , quand ils seront brouillés

Par milliers , Brouillons-les encor dans l'ombre , Pour que l'envieux, qui nuit

Dans la nuit , N'en soupçonne pas le nombre !

CASSIUS

Bravo! vous lisez à merveille.

CYTHÉRIS, avec surprise, comme si elle n'avait pas encore aperçu Cassius.

Vous ici , Cassius !

CASSIUS

Cela vous émerveille ?

Hélène vous a dit pourtant que j'étais là.

CYTHÉRIS.

Au fait, c'est très-possible; et puisque vous voilà, Voulez-vous vous asseoir? Que dit-on de l'Afrique*

CASSIUS

Depuis quand, Cytbéris, parlons-nous poiiticjue'

CYTHÉRIS.

Au Uicàtrc, .lu loiuni, en lui doiunnl la main,

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