ACTE V, SCÈNK Hi. HV
ou trois linmmes vont cherclier une civifiv et couclunt le cjulavre (k'ssiis. jHMul.int If discours d'Aiitoino.)
Hanienait dans vos murs les rois captifs en foule , Pour que sa main guerrière et féconde jetât Leurs énormes rançons aux coffres de l'État. Il est vrai que César, après mainte campagne , — Sur l'Afrique et l'Asie, et la Gaule et l'Espagne, Levant de lourds tributs , argent, moissons, troupeaux, Avait de l'Italie allégé les impôts.
Il est vrai que César, dans les sombres disettes. Gémissait, vous sachant pauvres comme vous êtes, Et , quand le blé manquait dans nos larges greniers , En achetait pour vous, de ses propres deniers ! . . . Pourquoi l'ambition , dans un cœur enfermée , De plus durs éléments n'est-elle point formée? César ambitieux ! . . . Qui le dit ? — Par bonheur, C'est Brutus , — et Brutus est un homme d'honneur ! Pourtant, rappelez-vous qu'au jour des Lupercales, Fête que vous rendaient ses mains pontificales. Ce bandeau qu'à César trois fois j'ai proposé , César, Tambitieux! trois fois l'a refusé. Chacun le sait , chacun l'a vu : je puis le dire. Mais ce n'est pas Brutus que je veux contredire, Moi dont le triste cœur, éteint comme un flambeau , Sur le cœur de César va dormir au tombeau '
F A RE p. .
Dis-moi, que penses-tu, voisin, de ce langage?
VALENS
Qu'il est plein de raison; c'est ton avis , je gage '
FABER
Oui, par Castor!
VALENS
César était sans contredit Ambitieux, — c'est vrai, puisque Bru tus le dit; — Mais il aimait le peuple : il l'aimait bien !
FABER
Oui , certe !