UN AUTRE CITOYEN
il avait le cœur bon, la main toujours ouverte.
FABER , à demi-voix.
Comme je le regrette !
VALENS
Et moi, si tu savais,..!
FABER
Ami , nous en verrons peut-être un plus mauvais!
VALENS
Pauvre Antoine ! il fait mal à voir. . . Dieux ! comme il pleure !
ANTOINE
Oh ! quand je pense, amis, que César tout à Theure, Formidable , et pareil à Jupiter tonnant , Parlait, du Capitole, au monde frissonnant. Et qu'il n'a même plus , sans voix et sans haleine, De quoi faire trembler une herbe dans la plaine! Quand je pense que rois , princes, fiers potentats , A qui César laissait par pitié leurs États, Nobles, patriciens, dans la poussière vile Tout à l'heure à ses pieds rampaient , foule servile , Et qu'à présent, hélas! pas un front n'est courbé \ Devant l'écroulement du colosse tombé!