‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 13 sur 72 · CÉLESTIN, HORTENSE, LEHUCHOIR, CLÉMENTINE · texte numérisé non relu

CÉLESTIN, HORTENSE, LEHUCHOIR, CLÉMENTINE

Célestin (à Lehuchoir). — Les Mouzaia ont fait prime

, . . . dont dix Good moming, haou do you do, mes

cliers parents? (Eortense vient à lui,)

Lehuchoib. — Tiens! ce n'est pas encore commencé! (A Horiense, d'un ton bourru,) Qu'est-ce que vous me disiez donc que cette réunion était pour quatre heures?

HoRTENSE. — En effet, on n'attendait plus que vous et le notaire.

Lehuchoir. — Eli bien î me voici, moi ! où est ce notaire ? Ne va-t-il pas falloir lui envoyer ma voiture et mes chevaux pour qu'il se rende ici ? ... . Il s'imagine donc que je vais l'attendre?, . .

Clémektine. — Mon Dieu! mon cher cousin, nous Tattendons bien.

Lehuchoir. — ^Vous! vous! avec cela que votre temps est précieux I Moi, j'ai à surveiller une armée d'ouvriers qui mangent mon argent et qui perdent mon temps

pendant que je suis ici Où se sont-ils donc tous

fourrés ? . . . . (Hoiiense lui momtre la chambre à gauche.)

21 LE TESTAMENT DE CÉSAU GIRODOT.

Dans la chambre de César?.... (// court rejoindre Mdore dans le chambre à gauche,)

Clêmektine (à Hortensé). — Eh bien! . ... il eut gentil, votre mari ! il est surtout bien doux et bien poli ! . . . .

HoRTENSE. — Je vous demande pardon pour lui ! ... . il ne dépend pas de moi de le changer !

Célestin {qui s'est regardé dans la glace, a arrangé son nœud de cravate et s'eut dandiné, rement en scène), — Quant à moi, il ne faut pas m'en vouloir d'être en retard : je reviens du bois, où j'ai rencontré mon ami Williams. . . . qui m'a mené faire une petite visite à miss Lovely. . . .

Clémentine (scandalis^ée), — Ah î mon fils ! ....

épargnez à nos oreilles ces confid^ices immcHralea.

Célestin (entre les deux dames), — ^Immorales ! . . . . Ah 1 très-joli ! . . . Mais miss Lovely, c'est une pouliche, ma

mère, une pouliche ! (A Hortensé,) Allez-vous au

pré Catelan ce soir, belle cousine ? . . . .

Hortensé. — Je l'ignore I.... On ne complote pas d'aller au pré Catelan.

Célestin. — Je compte beaucoup m'y amuser. ... il y a une fête de nuit.

Clémentine (le retournant brusquement), — Mais, mon £ls, vous n'avez pas les moyens d'aller au pré Catelan.

Célestin — Pardon, j'en ai plusieurs. . . le chemin de fer d'Auteuil, celui de Suresnes, et les voitures de mes amis!

Clêmen^ne (levant les yeux au ciel), — Oh I mon Dieu I

Célestin (à Hortensé), — Je vous prie de m'excuser de n'être pas venu hier à votre petit raoût

Page 1