CÉLESTIN, HORTENSE, LEHUCHOIR, CLÉMENTINE
Célestin (à Lehuchoir). — Les Mouzaia ont fait prime
, . . . dont dix Good moming, haou do you do, mes
cliers parents? (Eortense vient à lui,)
Lehuchoib. — Tiens! ce n'est pas encore commencé! (A Horiense, d'un ton bourru,) Qu'est-ce que vous me disiez donc que cette réunion était pour quatre heures?
HoRTENSE. — En effet, on n'attendait plus que vous et le notaire.
Lehuchoir. — Eli bien î me voici, moi ! où est ce notaire ? Ne va-t-il pas falloir lui envoyer ma voiture et mes chevaux pour qu'il se rende ici ? ... . Il s'imagine donc que je vais l'attendre?, . .
Clémektine. — Mon Dieu! mon cher cousin, nous Tattendons bien.
Lehuchoir. — ^Vous! vous! avec cela que votre temps est précieux I Moi, j'ai à surveiller une armée d'ouvriers qui mangent mon argent et qui perdent mon temps
pendant que je suis ici Où se sont-ils donc tous
fourrés ? . . . . (Hoiiense lui momtre la chambre à gauche.)
21 LE TESTAMENT DE CÉSAU GIRODOT.
Dans la chambre de César?.... (// court rejoindre Mdore dans le chambre à gauche,)
Clêmektine (à Hortensé). — Eh bien! . ... il eut gentil, votre mari ! il est surtout bien doux et bien poli ! . . . .
HoRTENSE. — Je vous demande pardon pour lui ! ... . il ne dépend pas de moi de le changer !
Célestin {qui s'est regardé dans la glace, a arrangé son nœud de cravate et s'eut dandiné, rement en scène), — Quant à moi, il ne faut pas m'en vouloir d'être en retard : je reviens du bois, où j'ai rencontré mon ami Williams. . . . qui m'a mené faire une petite visite à miss Lovely. . . .
Clémentine (scandalis^ée), — Ah î mon fils ! ....
épargnez à nos oreilles ces confid^ices immcHralea.
Célestin (entre les deux dames), — ^Immorales ! . . . . Ah 1 très-joli ! . . . Mais miss Lovely, c'est une pouliche, ma
mère, une pouliche ! (A Hortensé,) Allez-vous au
pré Catelan ce soir, belle cousine ? . . . .
Hortensé. — Je l'ignore I.... On ne complote pas d'aller au pré Catelan.
Célestin. — Je compte beaucoup m'y amuser. ... il y a une fête de nuit.
Clémentine (le retournant brusquement), — Mais, mon £ls, vous n'avez pas les moyens d'aller au pré Catelan.
Célestin — Pardon, j'en ai plusieurs. . . le chemin de fer d'Auteuil, celui de Suresnes, et les voitures de mes amis!
Clêmen^ne (levant les yeux au ciel), — Oh I mon Dieu I
Célestin (à Hortensé), — Je vous prie de m'excuser de n'être pas venu hier à votre petit raoût