ACTE I, SCENE IX
Ls Notaire. — Pardon, messieurs, laissez-moi lire.
JsiDORE {au notaire), — Allez mais allez donc, mon-
siem*. ...
Le Notaire (lisant). — ''Ma nièce Hortense a des qualités que j'apprécie vivement, mais. . . "
Isidore. — Il y a un mai&
Le Notaire (continuant). — "Mais je ne veux pas que mon hériti^e aille grossir la fortune acquise par son mari, Tancrède Lehuchoii*, au moyen de spéculations louchea"
Isidore. — ^Bravo ! . . . .
Langlumeau. — Très-bien I
Lehuchoir (à la droite du notaire). — Monsieur le notaire, on ne dérange pas les gens pour se moquer d'eux.
Clémentine. — Mon pauvre cousin, résignez-vous.
Lehuchoir. — Laissez-moi tranquille! (Aux autres.)
Je vous préviens {Il prend le chapeau du notaire et le
pose violemment sur la table.)
Lanolumeau. — Est-il mal élevé, cet homme-là ! . . . .
Tous. — Silenoe l , . . . {Lehuchoir remonte vers Lucien^ près de la cheminée.) .
Lehuchoir. — Eh! c'est insupportable. . . .
Langlumeau. — C'est lui qui est insupportable I
Isidore {au notaire). — Continuez donc, monsieur. . . .
Le Notaire (continuant). — " Mon cousin Langlumeau est l'homme le plus aimable et le plus spirituel de Pontivy."
Lanoluheau {avec satisfaction, courant à la droite du notaire et faisant tomber sa chaise). — Ahl . . . .
Le Notaike (coniinuanty — "Je le tiens de lui-même."
Iaaixqujwulv (saluant), — Messieurs, mesdames le fait est exact
Le Notaibe (continuant). — "Il possède douze mille livres de rentes sur lesquelles il économise tous les ans neuf mille livrea"
Lamqlumeau (saluant avec la même gravité), — ^Très-exact
Le Notaire {covdinuant), — Pourquoi lui laisser soixantedix mille livres de rente ? "
Lamglumeau. — ^Pour que j'en économise soixante-dixneuf mille ! {Regardant' Célesiin qui rit avec exagération.) De quoi donc riez-vous ?
Le Notaibe (continuant). — ** Mon neveu Isidore. • . '*
Cl&hentike. — Enfin! ....
Langlumeau {très'étonné). — Et moi? je nliérite donc
pas (Allant à Céleslin qui lui présente sa chaise.) Je
n'hérite donc pas ?
Isidore et Célestik. — Hélas I non I . . . . {Langlumeau emporte sa chaise et va s*asseoir au fond, à gauche, avec humeur, en tournant le dos à tout le monde.)
Isidore {au notaire). — Continuez donc, monsieur. . . .
Le Notaire {continuant). — " Mon neveu Isidore est un type accompli .... ''
IsmoRE, Clémentine, Célestin. — ^Ahl. . . .
Le Notaire. — " De la nullité jalouse et venimeuse.'*