‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 3 sur 72 · CLÉMENTINE, MASSIAS, FÉLIX, ISIDORE · texte numérisé non relu

CLÉMENTINE, MASSIAS, FÉLIX, ISIDORE

{Marnas et Félix entrent par le fond et surprennent Clémentine et Isidore qui s* éloignent confus.)

Massias {du fond) — ^Tiens, tiens {Bas à Félix.)

Ds ne perdent pas leur temps, vos chers parents. . . . Madame, je suis votre serviteur ; tout y est-il?

Isidore {à part). — Au diable les importuns!

CiiaiENTiNB. — Quoi, monsieur?

Massias. — ^Ne manque-t-il rien dans les armoires?

Clémentine. — Mais monsieur croyez .... (A

part.) Diable d'homme, va!

Massias. — ^Eh bien, cher monsieur Isidore, nous avons obtenu un petit congé aujourd'hui pour cette lecture ?

Isidore {en colère). — ^Un congé! un congé! mais, monsieur, je ne suis plus un collégien pour avoir un congé!. .. .

Massias. — Oh! pardon! pardon! je ne savais pas

vous offenser. {Il se rapproche de Félix, qui est près de la cheminée, à droite.)

Isidore {allant à Clémentine). — Ce monsieur Massias f encore un qui se moque de nous, qui nous insulte I

CLÊBfENTiNE. — ^Comment se trouye-t-il ici ? il n'est paB de la famille.

Isidore. — Est-ce qu'il aurait un legs par hasard ?

Clémentine. — C'est bien possible! un souyenir, peutêtre?

Félix (bas à Massias), — Je suis désolé qu'ils nous aient devancés, moi qui espérais me trouver seul ici avec vous pour causer de lui.

Massias. — Je vais les renvoyer. (A Isidore qui est remonté avec sa femme vers le fond, à gauche.) Monsieur Isidore vous n'avez pas fait votre petite inspection dans les autres pièces, il ne faut pas que notre présence voua gêne allez! allez!

Isidore {revenant furieux), — Monsieur !

Clémentine (arrêtant son mari). — Laisse, mon ami»

laisse (Descendant vers Massias.) Monsieur, noua

sommes trop heureux de voir, en un jour comme celui-ci, le meilleur ami de notre oncle, pour ne pas désirer rester auprès de lui ... .

Massias. — Oh ! nous nous reverrons ! nous nous reterrdns.

Félix. — Nous allons être tous réunis dans un instant

Isidore. — C'est ça, toi aussi, tu veux te débarrasser de nous, dis-le tout de suite . . . nous te gênons .... Oh t mon Dieu ! ce ne sera pas la première fois. ...

Félix. — Mais, mon frère ! . . . .

Isidore (allant à Félix), — Oui, oui, je sais ce que je veux dire. Pas plus tard qu'avant-hier, tu n'as pas été &ché de nous évincer.

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