CLÉMENTINE, MASSIAS, FÉLIX, ISIDORE
{Marnas et Félix entrent par le fond et surprennent Clémentine et Isidore qui s* éloignent confus.)
Massias {du fond) — ^Tiens, tiens {Bas à Félix.)
Ds ne perdent pas leur temps, vos chers parents. . . . Madame, je suis votre serviteur ; tout y est-il?
Isidore {à part). — Au diable les importuns!
CiiaiENTiNB. — Quoi, monsieur?
Massias. — ^Ne manque-t-il rien dans les armoires?
Clémentine. — Mais monsieur croyez .... (A
part.) Diable d'homme, va!
Massias. — ^Eh bien, cher monsieur Isidore, nous avons obtenu un petit congé aujourd'hui pour cette lecture ?
Isidore {en colère). — ^Un congé! un congé! mais, monsieur, je ne suis plus un collégien pour avoir un congé!. .. .
Massias. — Oh! pardon! pardon! je ne savais pas
vous offenser. {Il se rapproche de Félix, qui est près de la cheminée, à droite.)
Isidore {allant à Clémentine). — Ce monsieur Massias f encore un qui se moque de nous, qui nous insulte I
CLÊBfENTiNE. — ^Comment se trouye-t-il ici ? il n'est paB de la famille.
Isidore. — Est-ce qu'il aurait un legs par hasard ?
Clémentine. — C'est bien possible! un souyenir, peutêtre?
Félix (bas à Massias), — Je suis désolé qu'ils nous aient devancés, moi qui espérais me trouver seul ici avec vous pour causer de lui.
Massias. — Je vais les renvoyer. (A Isidore qui est remonté avec sa femme vers le fond, à gauche.) Monsieur Isidore vous n'avez pas fait votre petite inspection dans les autres pièces, il ne faut pas que notre présence voua gêne allez! allez!
Isidore {revenant furieux), — Monsieur !
Clémentine (arrêtant son mari). — Laisse, mon ami»
laisse (Descendant vers Massias.) Monsieur, noua
sommes trop heureux de voir, en un jour comme celui-ci, le meilleur ami de notre oncle, pour ne pas désirer rester auprès de lui ... .
Massias. — Oh ! nous nous reverrons ! nous nous reterrdns.
Félix. — Nous allons être tous réunis dans un instant
Isidore. — C'est ça, toi aussi, tu veux te débarrasser de nous, dis-le tout de suite . . . nous te gênons .... Oh t mon Dieu ! ce ne sera pas la première fois. ...
Félix. — Mais, mon frère ! . . . .
Isidore (allant à Félix), — Oui, oui, je sais ce que je veux dire. Pas plus tard qu'avant-hier, tu n'as pas été &ché de nous évincer.