‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 50 sur 72 · MASSTAS, PAULINE, HORTENSE, LUCIEN · texte numérisé non relu

MASSTAS, PAULINE, HORTENSE, LUCIEN

HoBTENSE. — ^A la bonne heure I je . suis heureuse que des nœuds si doux se contractent chez moi, qu^on ait choisi ce salon pour y échanger de si jolis serments. (A Lucien.) Mon cher cousin, l'idée est tout à fait délicate, et je vous remercie cordialement.

Lucien. — Mais

HoBTENSE {Vinterrompant). — Je vous remercie, tous disjel

Pauline {bas à Maasias), — Comme elle dit cela.... qu'a-t-elle donc?

Massus {wvlard emmener PavUne). — ^Rien venez. .

HoBTENSE {arrêtant PauZine).— Chère Pauline, permettezmoi de vous adresser mes plus sincères félicitations ; Lucien est un homme charmant qui vous rendra fort heureuse, je puis le garantir.

Lucien (tes). — Hortense I de grâce !

HoBTENSE. — Qu'avez-vous donc ? je fais votre éloge. . . . (A Pauline,) H vous apportera en dot un jugement sain, un tact exquis, infiniment d'esprit et surtout un cœur. . . un cœur qui n'a jamais aimé.

Lucien. — Madame !.. .

HoBTENSE. — Monsieur ! {Ils parlent bas avec anima^

tion.)

Pauline (à Massias), — Pourquoi cette ironie cette

oolère ? qu'est-ce que cela peut lui faire que j tpouse Lucien.... pourquoi Lucien lui parle-t-il bas? {Elle veul naiyprocher. )

Massiab (la retenant). — Cela ne vous regarde pas, mon enfant.

HoRTENSE {boki), — Vous Taimez donc bien? (Haut.) J*ai adressé mes compliments à Pauline, mon cher cousin, mais j'ai oublié de vous les faire, croyez à leur sincérité! .... Enfin, vous voilà riche ! . . . .

Lucien et Pauline. — Riche I

HoRTENSE. — Sans doute ! grâce à ce mariage, Pauline ii'héritera-t-elle pas de notre oncle? Ma chère petite cousine se trouve avoir en ce moment trois voix pour Vélection qui se prépare : la sienne, celle de son père et la vôtre, mon cher Lucien ; pour peu qu'elle en rencontre .encore une ou deux autres d'occasion, elle obtiendra une majorité très-respectable.

Lucien. — Madame I

Pauline. — Oh! m'accuser!

HoRTENSE. — Qu'avez-vous donc tous les deux? Ai-je dit quelque chose d'extraordinaire! A la veille d'une élection, n'est-il pas de bonne politique de contracter le plus d'alliances possible ! Mon Dieu, nous ne sommes pas réunis ici pour autre chose.

Pauline. — Mais c'est indigne, monsieur Massiaa, c'est indigne !

Massias. — Ne faites pas attention, c'est une femme qui souÔVe î

Pauline. — Pourquoi soufffe-t-elle?

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