MASSTAS, PAULINE, HORTENSE, LUCIEN
HoBTENSE. — ^A la bonne heure I je . suis heureuse que des nœuds si doux se contractent chez moi, qu^on ait choisi ce salon pour y échanger de si jolis serments. (A Lucien.) Mon cher cousin, l'idée est tout à fait délicate, et je vous remercie cordialement.
Lucien. — Mais
HoBTENSE {Vinterrompant). — Je vous remercie, tous disjel
Pauline {bas à Maasias), — Comme elle dit cela.... qu'a-t-elle donc?
Massus {wvlard emmener PavUne). — ^Rien venez. .
HoBTENSE {arrêtant PauZine).— Chère Pauline, permettezmoi de vous adresser mes plus sincères félicitations ; Lucien est un homme charmant qui vous rendra fort heureuse, je puis le garantir.
Lucien (tes). — Hortense I de grâce !
HoBTENSE. — Qu'avez-vous donc ? je fais votre éloge. . . . (A Pauline,) H vous apportera en dot un jugement sain, un tact exquis, infiniment d'esprit et surtout un cœur. . . un cœur qui n'a jamais aimé.
Lucien. — Madame !.. .
HoBTENSE. — Monsieur ! {Ils parlent bas avec anima^
tion.)
Pauline (à Massias), — Pourquoi cette ironie cette
oolère ? qu'est-ce que cela peut lui faire que j tpouse Lucien.... pourquoi Lucien lui parle-t-il bas? {Elle veul naiyprocher. )
Massiab (la retenant). — Cela ne vous regarde pas, mon enfant.
HoRTENSE {boki), — Vous Taimez donc bien? (Haut.) J*ai adressé mes compliments à Pauline, mon cher cousin, mais j'ai oublié de vous les faire, croyez à leur sincérité! .... Enfin, vous voilà riche ! . . . .
Lucien et Pauline. — Riche I
HoRTENSE. — Sans doute ! grâce à ce mariage, Pauline ii'héritera-t-elle pas de notre oncle? Ma chère petite cousine se trouve avoir en ce moment trois voix pour Vélection qui se prépare : la sienne, celle de son père et la vôtre, mon cher Lucien ; pour peu qu'elle en rencontre .encore une ou deux autres d'occasion, elle obtiendra une majorité très-respectable.
Lucien. — Madame I
Pauline. — Oh! m'accuser!
HoRTENSE. — Qu'avez-vous donc tous les deux? Ai-je dit quelque chose d'extraordinaire! A la veille d'une élection, n'est-il pas de bonne politique de contracter le plus d'alliances possible ! Mon Dieu, nous ne sommes pas réunis ici pour autre chose.
Pauline. — Mais c'est indigne, monsieur Massiaa, c'est indigne !
Massias. — Ne faites pas attention, c'est une femme qui souÔVe î
Pauline. — Pourquoi soufffe-t-elle?