‹ Le testament de César Girodot. Comédie en trois actes, en proseChapitre 60 sur 72 · ACTE m SCÈNE m. sa · texte numérisé non relu

ACTE m SCÈNE m. sa

Câlestik. — n était imprudent de compter but l'oncle

Félix il est trop indécis pour prendre un parti;

aussi a-t-il mis dans l'urne un bulletin blanc

Isidore. — Ah ! c'est lui! je m'en doutais c'est bon>

c est bon, il me payera cela.

Célestin. — Quant à moi, persuadé que vous n'hériteriez pas des treize cent quatre vingt mille francs ....

Isidore. — Encore! .

Célestin. — J'ai voulu du moins que vous en eussies une partie.

Clémentine. — ^Une partie ?

Isidore. — Qu'entends-tu par là ?

Célestin. — Sans doute ; vous pensez bien que je n'ai pas donné ma voix à Lehuchoir pour ses beaux yeux ; je l'ai échangée contre deux cents. . . . {Se reprenant,y cinquante mille francs . . .

Isidore. — Cent cinquante mille francs ! contre cent

cinquante mille francs ! Tu as fait cela, toi ?

Célestin — ^Mon Dieu, oui! moi tout seul!

Isidore. — Alors, donne-moi cet argent, il m'appartient»

Célestin. — Ah ! permettez ....

Isidore. — Befuserais-tu de reconnaître mon autorité ? ne suis-je pas ton père?

CÉLESTIN: — Il a été stipulé qu'on ne remettrait la somme qu'à moi

Isidore. — C'est ce que nous verrons.

Célestin. — Mais si vous aviez quelques dettes, mou père, je serais enchante de les payer.

Ismoas. — Je n'ai pas de dettes, monsieur. . . . je ne

suis pas un panier percé comme vous je n'ai jamais.

du pendant une heure un port de lettre à mon concierge^

Célbstin. — Alors, s'il vous plaisait de quitter votre bureau et de devenir rentier, je m'empresserais de vous assurer de quoi vivre à votre aise.

Isidore,—- Et tu crois que je consentirais à ce qu'un fils tienne les cordons de la bourse de son père ?

Oêlesten. — Pourquoi pas ? . . . . s'il sait les dénouer à propoa

Isidore. — ^Non, non ! ce serait immoral ! . . . . ces cent cinquante mille franc3 doivent m'être remis, et, si l'on

refuse, je m'adresserai aux tribunaux je te ferai

interdire. ... la loi protège les pères de famille I

Célestin. — Pardon, ce sont les fils qu'elle protège ; les pères se protègent eux-mêmes.

leiDORs. — ^Et je me suis ruiné pour lui faire faire son droit I

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