ACTE m SCÈNE m. sa
Câlestik. — n était imprudent de compter but l'oncle
Félix il est trop indécis pour prendre un parti;
aussi a-t-il mis dans l'urne un bulletin blanc
Isidore. — Ah ! c'est lui! je m'en doutais c'est bon>
c est bon, il me payera cela.
Célestin. — Quant à moi, persuadé que vous n'hériteriez pas des treize cent quatre vingt mille francs ....
Isidore. — Encore! .
Célestin. — J'ai voulu du moins que vous en eussies une partie.
Clémentine. — ^Une partie ?
Isidore. — Qu'entends-tu par là ?
Célestin. — Sans doute ; vous pensez bien que je n'ai pas donné ma voix à Lehuchoir pour ses beaux yeux ; je l'ai échangée contre deux cents. . . . {Se reprenant,y cinquante mille francs . . .
Isidore. — Cent cinquante mille francs ! contre cent
cinquante mille francs ! Tu as fait cela, toi ?
Célestin — ^Mon Dieu, oui! moi tout seul!
Isidore. — Alors, donne-moi cet argent, il m'appartient»
Célestin. — Ah ! permettez ....
Isidore. — Befuserais-tu de reconnaître mon autorité ? ne suis-je pas ton père?
CÉLESTIN: — Il a été stipulé qu'on ne remettrait la somme qu'à moi
Isidore. — C'est ce que nous verrons.
Célestin. — Mais si vous aviez quelques dettes, mou père, je serais enchante de les payer.
Ismoas. — Je n'ai pas de dettes, monsieur. . . . je ne
suis pas un panier percé comme vous je n'ai jamais.
du pendant une heure un port de lettre à mon concierge^
Célbstin. — Alors, s'il vous plaisait de quitter votre bureau et de devenir rentier, je m'empresserais de vous assurer de quoi vivre à votre aise.
Isidore,—- Et tu crois que je consentirais à ce qu'un fils tienne les cordons de la bourse de son père ?
Oêlesten. — Pourquoi pas ? . . . . s'il sait les dénouer à propoa
Isidore. — ^Non, non ! ce serait immoral ! . . . . ces cent cinquante mille franc3 doivent m'être remis, et, si l'on
refuse, je m'adresserai aux tribunaux je te ferai
interdire. ... la loi protège les pères de famille I
Célestin. — Pardon, ce sont les fils qu'elle protège ; les pères se protègent eux-mêmes.
leiDORs. — ^Et je me suis ruiné pour lui faire faire son droit I