SCÈNE vn
PAULINE, HORTENSE, LEHUCHOIR, FÉLIX, liE NOTAIRE, ISIDORE, LANGLUMEAU, CLÉMEN- TINE, CÉLESTIN, MASSIAS, LUCIEN.
HoRT£^^8£ {s'adressant à MamaSy defo/çon h être entendue par les arrivants). — Monsieur l'exécuteur testamentaire, une clause du testament de notre oncle ne vous obligé-telle pas à annuler l'élection, s'il vous est prouvé qu'on s'est livré à quelque intrigue ?
Lehuchoir (bas). — Ne parle donc pas de cela.
HoRTENSE. — Si, monsieur, je veux en parler. Veuillez me répondre, monsieur Massias.
Massias. —En effet, madame, la clause dont vous parles existe ; mais je suis persuadé que tout s'est passé ayeo la plus grande loyauté.
HoRTENBE. — ^Vous VOUS trompez.
Lehughoib (uiolemenf), — Tais-toi donc!. . . .
IsmoiiE {s' interposant), — ^Laisseix-la parler. *
Lehughoib {le repoussant), — ^Allez au diable I vous .
{Isidore trébuche et va tomber dans les bras de sa femme et de sonjih.)
Hqrtense. — Je n*ai obtenu la voix de Célestin qu'en lui promettant deux cent mille francs.
Lehughoib (bas avec fureur et lui serrant le poignet), — Tu es folle!
HoRTENsi {allant à Massias), — Au contraire, monsieur, je viens de recouvrer la raison.
IsiDOBE {bas à Célestin). — Deux cent mille francs, tu entends ! tu ne me parlais que de cent cinquante mille, petit scélérat.
HoBTENSE. — Quant à monsieur Langlumeau, il n'a consenti à voter pour moi qu'à la condition que je lui céderais la terre du Clousicq et ses dépendances.
Lehughoib {très-molemm^nt), — C'est faux ! . . . .
IsrooBE {vivement), — C'est vrai ! . . .
Lehughoib. — C'est faux ! Tu es folle, entends-tu ? . . . . je te ferai enfermer. Où sont les preuves de ce qu'elle avance? {Allant à Langlumeau,) Langlumeau, n'est-ce pas qu'on ne vous a point promis le Clousicq et ses dépendances ?