ACTE in, SCÈNE VH
LANOtuMEATT. — Oh ! non .... je ne me serais pas contenté d'une promesse. J'ai en poche un petit acte bien
en règle que vous avez signé. C'est ainsi qu on
traite les affaires à Pontivy.
Lehuchoi».^ — ^L'imbécile ! {Il remenfprès de Pauline.)
Isidore {frès-bruyamment, en allant près du notaire). — Bravo I bravo! Télection est annulée
Lehuchotb, Lanolumeau, Célestin. — Non non ....
Clémentine. — Si. ... si. . . .
Lehuchoir (furieux). — C'est une infamie I
Clémentine {allant à Lehuchoir). — Je vous conseille de vous plaindre, vous qui vouliez nous dépouiller ; mais vous en êtes pour vos frais.
Lehuchoir {au comble de rexaf^ération, /avançant vers Clémentine,) Oh! si je ne me retenais ... . {Clémentine se sauve près de son fils. )
IsiDOitE {se pinçant devant elle). — Avant de toucher à ma femme, il faudra me marcher sur le corps. {Il s'avance sur Lehuchoir et le provoque du regard et du geste, puis il retourne près de sa femme.)
Massias (à part, se frottant les mains, en regardant Lehuchoir). — Merci, mon vieil ami César, tu m'as fait faire une curieuse étude. {S 'avançant près du groupe de gauche, au second plan, où se trouve Lehuchoir.) Mesdames et messieurs, j'ai à voas faire une légère communication qui a bien sa petite importance.
Lehuchoir. — Qu'y a-t-il encore ?
lif A6SIAS {tirant de sa poche une petite enveloppe fermée par un cachet noir). — Permettez-moi de vous coramuni-
94 LE TESTAMENT DE CÉSAB GIEODOT.
quer une petite lettre que Fonde César m'a remise on anois avant sa mort
Tous. — ^Une lettre ....
Lehdohoib {avec humeur), — Qu'est-ce que ça nous fait, Totre lettre !
Massias {à Léhuchoir), — ^Vous allez l'apprendre...* Teuillez, je vous prie, lire la suscription.
Lehuchoib {lisant brusquement), — *' A mon ami Massias, «Tec prière expresse de ne briser ce cachet que devant ma famille réunie, le jour où elle aura procédé à l'élection de mon héritier.
Isidore {dlant vivement à Massias), — Eh bien, Usez. . . . lisez.
Massias {donnant la lettre à Isidore). — ^Lisez vous^-même,
<;her monsieur. Isidore Voua connaissez mieux que
moi l'écriture de votre onde.
IsiDORK (à sa femme), — ^Voyons, quelque chose me dit •que je vais hériter (^ part,) tout seuil {Lisant,) "Je •craignais que ma nièce Pauline, dont je désire vivement le bonheur, ne se laissât tromper comme moi. Grâce à l'élection que j'ai imaginée elle aura eu l'occasion de juger ses chers parents."
Lehuchoib. — Est-ce qu'il va encore nous dire des sottises ?
IsiDOBE {continuant la lecture). — ** Maintenant qu'elle les «connaît, je donne et lègue ma fortune tout entière à ma chère nièce Pauline Girodot." {Il tombe dans les bras de ^sa femme qui le fait asseoir à droite, puis U se relève brusque-jnent et court à Massias en disant,) Et vous m'avez choisi pour lire ces sottises-là ?