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vous demander un renseigdement. Ce que je possède est peu de chose, niais je serais bien aise pourtant de le laisser à Raoul. Ne connaitriez-vous pas dans le voisinage quelqhe honnête tabellion à qui je puisse m’adresser pour rédiger mes dernières volontés ?
— Rue Saint-Jacques, vous trouverez maître Armantaud, qui jouit, m’a-t-on dit, de l’estime publique.
— Mille grâces... Cette après-midi, si vous le permettez, je viendrai vous raconter mon entretien avec M. de Maurepas.
Ils se saluèrent avec la courtoisie un pfcd • cérémonieuse du temps, et Kervaree s’en alla chez le notaire, tandis qtle Bussy faisait des préparatifs pour se rendre chez le ministre.
UE LA COMTESSE
Au moment où nous en sommes arrivés de notre histoire, en 4 7 4 i, le comte de Mau repas était un homme de quarante-trois ans, au sourire aimable et fin, à la parole souple et spirituelle.
Vers midi , c’est-à-dire quelques minutes avant l’heure fixée pour l’audience de Bussy, M. de Maurepas, renfermé dans son cabinet, écrivait une nouvelle caloline , c’est-à-dire une chanson contrôla duchesse de Chàteauroux, dont la réconciliation avec le roi contrariait fort le ministre.
Un huissier d’antichambre entra et lui remit uni; lettre.
— Faites entrer , dit M. de Maurepas après avoir regardé la signature de la lettre qu'il glissa dans un tiroir avec la chanson commencée*
Une jeune femme, d’une remarquable beauté et de haute mine, entra dans l’appartement sans être annoncée par l’huissier, à qui probablement elle l’avait défendu.
Elle avait des yeux magnifiques, de beaux cheveux noirs, un teint éblouissant et des yeux brillants comme des escarboucles. Le seul défaut peut-être, non pas de sa figure, mais de sa physionomie, était des lèvres un peu minces qui lui donnaient quelque chose de dur et d’impérieux.
Cette dame , dont la beauté avait quelquechose de saisissant, était la comtesse Adèle de Mal leroy, fille du duc de Varnage,un des favoris du roi Louis XV.
Elle était mariée, depuis deux ans bientôt, à Albert de Malleroy, fils de Richard, et par conséquent, petit-fils delà comtesse Bérengère.
Albert n’avait alors que dix-neuf ans, # sa femme était un peu plus âgée que lui.
— En vérité, madame la comtesse, dit M. de Maurepas en se levant pour aller au-devant de
la jeune femme, ce n’est pas généreux de votre part de me favoriser si matin de votre visite.
— Pourquoi donc, monseigneur?
— Parce que durant toute la journée il me sera impossible de penser à autre chose qu’à votre radieuse beauté.
— Je voudrais bien savoir, monseigneur, répondit la comtesse en riant, à combien de femmes vous avez déjà dit, non le même compliment, car vous avez assez d’esprit pour les varier à l’infini, mais quelque galanterie du même genre?
— Vous êtes la première, je vous jure.
— Alors vous n’avez encore vu que moi ?
— Je l’avoue, répondit-il en souriant aussi.
Ayant à travailler, j’avais interdit ma porte, à tout le monde, mais vous avez vu, comtesse, que cette consigne a fléchi devant votre nom.
* — C’estHrai, monseigneur, et pour vous en remercier, je vais' me hâter de vous dire ce qui m’amène. Avez-vous eu quelques renseigne-
ments au sujet de celle affaire qui m’intéresse si vivement?
— Oui, madame la comtesse; mais avant d’aborder cette question, permettez-moi de vous remercier et de vous prier de remercier RI. le duc deVarnage de la façon dont il a soutenu mes intérêts l’autre jour.
— Ah ! vous savez déjà?...
— N’est-ce pas mon état de tout savoir?...
Aussi, croyez-le bien, monsieur le duc n'a pas obligé un ingrat... Revenons maintenant à votre affaire, madame la comtesse. J’ai appris ce matin même que deux gentilshommes étaient arrivés à l’hôtel du Cheval Blanc , que vous m’avez prié de faire surveiller. /
— Ah ! ah !
— L’un est une espèce de caricature de la forme humaine, haut de six pieds, parait-il, tout en jambes et bâti de façon à faire rire un président à mortier.
— Et l’autre?
— L’autre est un beau jeune homme d’une vingtaine d’années.
— C’est bien cela. Son nom?
— Raoul de Kervarec.
La comtesse secoua la tête.
— Il est aisé de changer de nom.ditle comte.
— Et le premier gentilhomme, la caricature , comme vous l’appelez, comment se nomme-t-il ?
— Kervarec aussi : c’est l’oncle du jeune homme.
Madame de Mallerov poussa un soupir de soulagement.
— Sait-on d’où ils viennent?
— D’Allemagne.
— Très-bien, murmura-t-elle.
— Oui, reprit le comte qui l’observait furtivement; mais j’ai appris qu’avant de traverser l’Allemagne, ils avaient débarqué ù Hambourg, et qu’ils venaient des Grandes-Indes.
— Ceci devient très-grave, murmura la comtesse en fronçant ses beaux sourcils noirs, .le vous en prie, monseigneur, si vous avez quelque
amitié pour mon père, lâchez de savoir dès aujourd’hui quels sont ces deux hommes.
— J’ai déjà pris mes mesures pour cela, répondit Maurepas. Je savais cjue cela vous ferait plaisir et il n’en fallait pas davantage pour mettre tous mes hommes sur pied. Voici ce que j’ai fait. D’abord, sachant qu’ils s’étaient entretenus hierassez longtemps avec M. de Bussy, qu’ils auront sans doute connu là-bas, j’ai fait mander celuici pour midi.
— Aujourd’hui ?
— Aujourd’hui même. Quand il m’aura un peu renseigné sur ce Kervarec, je saurai quels moyens employer pour délier la langue du chevalier, la caricature, que j’ai fa’it mander aussi, mais seulement pour une heure.
— Et le jeune homme?
— N’étant pas mandé, il restera évidemment à l’hôtel, où nous le retrouverons, lui et scs papiers, suivant ce qui résultera de l’interrogatoire de son oncle. Madame la comtesse est-elle satisfaite?
UE LA COMTESSE
— Comment ne le serais-je pas, dit-elle en lui tendant une main blanche et potelée qu’il porta à ses lèvres, mais avec plus de politesse que de vivacité.
— A propos, ajouta-t-il, dans mon empressement à vous prouver que j’avais mis tout en œuvre pour vous être utile, j’ai oublié de vous demander si hier soir vous aviez pu rentrer à votre hôtel sans autre aventure fâcheuse, après cette escapade des jardins de Paphos.
Il fut interrompu par l’huissier, qui rentra et lui présenta une lettre tout ouverte.
— M. de Bussy, dit le ministre en regardant la comtesse comme pour lui demander si elle voulait ou non se faire voir.
— Il vaut mieux que je ne me montre pas, dii— elle à demi-voix. D’ailleurs, je dois \oirà une heure ma belle-sœur, dont je tiens à surveiller aujourd'hui toutes les démarches. Adieu, monseigneur, comptez sur ma reconnaissance et sur celle de mou père.
— Sur celle-là surtout, se dit mentalement le
ministre, tandis que l'huissier montrait à lu comtesse une autre sortie donnant du côte opposé à celui par lequel allait entrer M. de Bussy. Quelle maîtresse femme! continua— l-il à part; si elle croit que je ne lis pas dans son jeu et que je ne devine pas son ambition. Qu’elle me débarrasse de madame de Chàlcauroux, très-bien , mais je ne serai pas assez sot pour laisser le roi entre les mains d’une femme aussi impérieuse et aussi intelligente... A moins, murmura-t-il comme frappé d’une idée subite, que je ne la tienne par quelque moyenj par quelque secret. Quelle peut, être cette affaire qui la préoccupe si \ i veinent et dont elle ne m’a bien évidemment expliqué que la partie la moins importante?...
Il lit un signe à l’huissier , qui était resté immobile et silencieux durant tout cet aparté.
' — Introduisez M. de Bussy, dit-il.
Malgré sa jeunesse, il n’avait encore que vingtsix ans, ce gentilhomme s’était déjà acquis un certain renom pour ses brillants exploits aux Indes orientales. *
Mu u repas, qui ne savait rien à fond, mais qui avait des notions vagues sur presque tout, connaissait quelques-uns des traits d’audace et de génie militaire du jeune officier.
En le voyant entrer, il l’examina de son oeil vif et perçant.
Bussy soutint cet examen, qui du reste n’avait rien de malveillant, avec le calme et l’aisance d’un \ieux courtisan, et l’assurance lièrc et modeste en même -temps de l’homme qui sent sa propre valeur.
Sa belle prestance, sa physionomie mâle et gracieuse, et son air de dignité affable plurent beaucoup à M. de Maurepas.
Le ministre commença par questionner M. de Bussy sur l’état des affaires de la compagnie des Indes orientales et sur les luttes qu’elle avait à soutenir contre la Compagnie anglaise, qui préludait alors à la formidable puissance que, sauf Dupleix, la Bourdonnaie et Bussy, peu de gens prévoyaient à celte époque.
Frappé do l’intelligence et des réponses à la
LU TESTAMENT
fois nettes et adroites du jeune officier, M. de Maurepas oublia un instant les intérêts particuliers dont il s’était chargé, pour s’occuper de la situation du drapeau français aux Indes orientales.
— Vous aimez ce pays? dit le ministre en souriant de l’enthousiasme de Bussy.
— Oui, monseigneur, je l’aime comme un homme jeune et énergique aime le pays où il voit de grandes choses à accomplir et de grands services à rendre à la patrie.
— Ce n’est pas la peine alors de vous demander si vous désirez y retourner.
— C’est mon plus cher désir.
— Eh bien, nous le réaliserons. Je crois qu’en vous accordant le grade de lieutenant-colonel...
— Oh ! monseigneur , que de reconnaissance !...
— Je vais m’occuper de cela : ce brevet était déjà promis au protégé d’un homme de qualité, d’un des seigneurs les plus puissants de la cour; mais, comme il est en votre pouvoir de rendre
uii important service à cet éminent personnage, il faudra bien qu’il renonce en votre faveur à son protégé.
— De quel service s’agit-il? monseigneur.
— Le voici. Vous connaissez, parait-il, le chevalier de Kervarec, i! est votre ami?
— Oui, monseigneur.
— Eh bien , M. de Kervarec possède des papiers fort importants qui concernent une noble et puissante famille, celle du grand seigneur dont je viens do vous parler. Il faut à tout prix que vous vous procuriez ces papiers et que vous me les apportiez.
— Monseigneur veut sans doute m’éprouver?
dit Bussy avec lierlé. Son Excellence sait probablement combien, dans les riches et lointaines contrées de l’Inde, nous sommes exposés à des tentations de tout genre ? Pauvres soldats trop souvent oubliés de la mère-patrie, nous n’avons que notre honneur pour résister à l’or des Anglais et à celui des princes indous. Votre Excellence sait aussi que jamais un traitre n’a pu
faire un bon soldai; avant do me eontier la mission importante dont elle m’a parlé, Votre Excellence a voulu s’assurer si j’étais digne de la remplir et incapable de trahir la confiance qu'on mettait en moi ?
Maurepas regarda quelques instants sans répondre la noble et belle ligure du jeune capitaine. 11 sc connaissait en hommes, et il comprit aussitôt que ni l'intérêt, ni l’ambition, ni les menaces n’obtiendraient une lâcheté de celte lièro nature.
Au milieu de ses nombreux défauts, Maurepas avait une qualité assez rare : il savait comprendre et apprécier chez les autres les qualités que lui-même ne possédait pas, et qu’il regardait pour son compte co.mme d’absurdes scrupules.
Telle est l’influence d’un noble caractère sur les natures les moins loyales, que Maurepas, qui aurait proposé sans hésiter un marché déshonorant à une foule de gentilshommes de la cour, n’osa insister auprès de M. de Bussy.
'DR !,A COMTESSE
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Il accepta la version du jeune capitaine et le félicita en souriant de sa pénétration.
Pour ne pas le congédier sous cette impression, il reporta l'entretien sur les affaires de l’Inde, lui promit de nouveau le brevet de lieutenant-colonel et l'invita à partir immédiatement pour Pondichéry afin d’y porter des ordres d'une extrême importance.
— Votre brevet ne tardera pas à vous y rejoindre, ajouta Maurepas.
• — Quand devrai-je partir, monseigneur?
— Aujourd’hui mémo, dans deux heures.
— Si Votre Excellence pouvait seulement m’accorder deux jours, dit Bussy qui songea au pauvre Kervarec qu’il allait laisser en butte aux pièges de ces hauts personnages.
— Non, répondit le ministre avec hauteur, je vous ai dit qu’il s’agissait de dépêches pressantes .à porter à Pondichéry. 11 est une heure, faites rapidement vos préparatifs, et soyez ici à trois heures au plus lard avec une chaise de poste. On vous remettra les dépêches eh
question et l’argent nécessaire à votre voyage. D’ici là, ne voyez aucun de vos amis.... Vous me comprenez, et pas un mot de notre conversation. Je vous sais assez intelligent pour ne pas m’expliquer davantage. One Dieu vous garde, monsieur de Bussy.
Bussy salua le ministre avec une respectueuse courtoisie et sortit par une porte opposée à celle par laquelle il était entré.
Maurepas le suivit un instant des yeux.
— Ce jeune homme ira loin, murmura-t-il....
d’autant plus qu’en vieillissant il se défera un peu de ses scrupules. 11 faudra que j’étudie cette question des Indes.... quand j’aurai le temps.
C’était le refrain habituel de M. de Maurepas, qui était rempli de bonnes intentions, mais qui, absorbé par ses plaisirs et ses intrigues, trouvait rarement le temps d’exécuter ses projets d’étude.
Il regarda sa montre, lit un geste d'impatience, sonna l’huissier et demanda si le chevalier de Kervarec était arrivé.
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Sur la réponse affirmative de l’huissier, le chevalier fut introduit.
Son entrée fut loin d’être aussi brillante que celle de Bussy.
En aperc ïvant cette tête étrange, ces longues jambes et cotte tournure dégingandée, M. de Maurepas ne put réprimer un sourire.
Intimidé par la présence du ministre, Kervarec marchait plus gauchement encore que d’habitude.
Maurepas le toisa des pieds à la tête d’un air sévère qui acheva de décontenancer le pauvre chevalier.
— Monsieur, dit enfin le ministre, il m’est revenu des bruits fâcheux sur votre compte. A peine arrivé à Paris, vous avez trouvé moyen de vous quereller avec des gens de qualité et d’engager un duel. Je devrais vous faire jeter à la Bastille. Mais comme on m’a dit que vous étiez un bon soldat et que vous vous étiez bien battu aux Grandes-Indes... Vous y avez passé plusieurs années, n’est-ce pas?
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— Ôdi, nionseigiieur.
— En considération de vos services passés je vous fais grâce, mais il deux conditions.
D’abord, aujourd’hui même vous allez partir pour Chandernagor, ou Votis porterez des dépêches importantes.
— Monseigneur, répondit le pauvre gentilhomme, il m’est impossible de pari il* en ce moment. J’ai une mission sacrée â remplir râpa ravanl.
— Je connais celle prétendue mission, répliqua durement le ministre. Vous avez embi’Sssé une mauvaise cause, je vous le dis, mort gentilhomme, et je vous engage à l’abandonner bien Vite Je sais que vous possédez des papiers qui concernent une grande et -puissante famille, et qui sont l’ouvrage d'intrigants qui méritent dite punition sévère à laquôlle ils n’échapperont pris.
— Monseigneur, je vous jure...
— Silence ! La seconde condition que je voulais vous imposer est justement de me rèméllre ces papiers.
— Je n’en ai aucun, monseigneur, Répondit Kervarec.
— Ne. niez fias, je suis sûr de ce rjue j’avance; et d’ailleurs Votre ami Bussÿ, qui SON à l’inslant de mon cabinet, m'a raconté ce que vous lui avez confié.
Kervarec ne répondit rien, mais il eut un mouvement de télé qui exprima fort clairement son incrédulité.
— Je vous répète que M. de Bussy m'a tout dit et qu’il est inutile dé dissimuler plus longtemps, reprit le ministre avec impatience.
— Monseigneur, dit Kervarec aveé vivacité, M. de Bussy est un galant homme, ëi jamais je ne cfoirai qu’il à trahi un ami.
— A merveille, reprit Maürrpas que la gtolesqilë figuré du chevalier dispbSait peu à l’indulgence. Je n’ai pas de temps à perdre à discuter avec vous et je me résume : Voüs allez meremettre immédiatement les papiers en question, et me racbntër fidèlement et dans iolts ses détails le complot que vous aviez formé avec vhtre
digne neveu, sinon je vous fais arrêter, fouiller et jeter en prison.
— Comme il vous plaira, monseigneur, répondit tristement le pauvre chevalier; mais je vous jure qu’on vous a trompé, et que la cause que je sers est bien celle de la justice et du bon droit
— Oh ! pas d’explication ; je sais à quoi m’en tenir là-dessus. Êtes-vous, oui ou non, décidé à m’obéir?
— Non, répondit Kervarec qui, comme tous les gens timides, ne savait rien ménager et cassait maladroitement les vitres dès qu’il surmontait un instant sa timidité.
Maurepas sonna d’une façon particulière.
Trois individus vêtus de noir, et dont les figures étaient loin d’inspirer la sympathie, entrèrent dans le cabinet.
— Votre épée, monsieur? dit l’un d’eux au chevalier après avoir pris les ordres du ministrb.
— La voici, dit. Kervarec avec un profond soupir.
DE I. A COMTESSE
Pendant ce temps, les deux camarades de cet homme exploraient les poches de M. de Kervarec avec une habileté et une promptitude qui dénotaient beaucoup d’expérience dans ce genre d’exercice.
On ne trouva sur lui que des lettres insignifiantes que le ministre parcourut et jeta de côté.
— Il paraît que c’est votre neveu ou prétendu neveu qui a les papiers? dit le ministre. Du reste, nous allons le savoir tout à l’heure. Une dernière fois, chevalier, choisissez entre un grade dans l’armée des Indes avec un sac de pistoles pour votre équipement, ou bien la prison et peut-être pis.
— Que la volonté de Dieu soit faite, murmura Kervarec.
Sur un, signe do Maurepas, deux des hommes noirs se groupèrent autour de Kervarec et sortirent avec lui.
Le troisième resta pour prendre les ordres du ministre.
— Xavier, vous allez conduire ce gentilhomme
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