‹ Le testament de M. de ChauvelinChapitre 10 sur 74 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

— MoRsieuT?

Frmiçoise rouvrait la porte.

— Vous dites que c'est monsieur un tel, Françoise?

— Oui, monsieur.

— Eh bien ! voyons, faites-le entrer; puis, s'il reste trop longtemps , vous viendrez me dire qu'on me demande. Allez, Françoise.

Françoise refermait la porte.

— Ah \ mon Dieu, mon IHeu, est-ce croyable?

murmurait M. de Villenave, je ne vais pourtant jamais déranger personne , moi , et il faut tou~ jours qu'on me dérange.

Françoise rouvrait la porte, et introduisait le visiteur.

— Ah! bonjour, mon ami, disait M. de Villenave , soyez le bienvenu , entrez , entrez. Comme il y a longtemps qu'on ne vous a vu !

Asseyez-vous donc.

— Sur quoi ? demandait le visiteur.

— Mais sur ce que vous voudrez, pardieu !...

sur le canapé.

— Volontiers, mais...

M. de Villenave jetait les yeux sur le canapé.

— Ah ! oui , c'est juste ! il est encombré de livres, disait-il. Eh bien , avancez un fauteuil.

— Ce serait avec plaisir, mais...

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H. de Villenave passait la revue de ses fauteuils.

— C'est vrai» disait*il ; mais que youlez-voust mon cher? je ne sais où mettre mes livres. Prenez une chaise.

— Je ne demanderais pas mieux, mais...

— Mais quoi, vous êtes pi^essé?

— Non, mais je ne vois pas plus de chaise vacante que de fauteuil libre.

-^ C'est incroyable, disait M. de Villenaveen levant ses deux bras au ciel ; c'est incroyable ! . .« Attendez.

£t il quittait sa place eu gémissant, allait enlever avec précaution de dessus une chaise les livres qui la mettaient hors de service , déposait ces livres sur le plancher où ils ajoutaient une taupinière à vingt ou trente taupinières pareilles qui hérissaient le sol de la chambre, puis il apportait cette chaise près de son fauteuil, c'està-dire h l'angle de la cheminée.

Je viens de dire dans quel cas on pouvait s'asseoir dans cette chambre ; je vais dire dans quel cas on pouvait y marcher.

K arrivait parfois qu'au moment où le visiteur entrait , et, après le préambule indispensabh que nous venons de dire , s'était assis , il arrivait parfois, dis-je, que par nue double com-

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